12 mars 2007

The ballad of Jack & Rose - Rebecca Miller

medium_ballad_jack_rose.jpg1986, Jack vit avec sa fille de 16 ans, Rose, sur une île au large de la côte est. Rongé par la maladie, il doit faire face à l’émancipation de cette dernière et à la menace de construction d’un projet immobilier sur ces terres sauvages préservées par une utopie écologiste.

Présenté au dernier festival américain de Deauville, ce troisième film de Rebecca Miller raconte l’histoire de deux destins intimement mêlés, celui d’une fille vers l’adolescence et d’un homme vers la mort. Porté par l’interprétation magistrale de Daniel-Lay Lewis ce poème élégiaque d’une grande sensibilité sur une relation exclusive est dominé par des tête à tête père-fille intenses et à la beauté ensorcelante au cœur d’un espace sauvage bientôt menacé par l’intrusion d’étrangers : la petite amie de Jack venue l’assister avec ses deux fils, un promoteur immobilier et ses projets de constructions pavillonnaires. Le film jusqu’alors centré sur ce couple original perd l’émotion et la tendresse (bonheur d’une vie simple dans un espace privilégié dans de magnifiques plans éthérés) pour la colère et la transgression liées à la jalousie et aux premiers émois amoureux du personnage de Rose affaiblissant davantage un père miné par la maladie. La réalisation intimiste proche des corps et des regards traduit parfaitement la sensation de menace (étrangers, mort) pesant sur cette relation père-fille. Les dernières scènes de cette ballade folk poignante les réunit dans des élans lyriques, lyrisme d’un amour infini au delà des épreuves du temps et d’une nouvelle vie.

Aucun commentaire: