12 mars 2007

The Descent - Neil Marshall

medium_the_descent.jpgEn plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles... Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une...

Porté par un charmant casting féminin, ce deuxième long métrage du réalisateur britannique Neil Marshall (Dog Soldiers) épate par la subtile montée de la tension orchestrée durant 45 mn avant une seconde partie efficace à défaut d’être originale qui lorgne du côté du fantastique avec un récit de survival brutal. En effet le film, après une présentation rapide des protagonistes axée autour du trauma de l’héroïne, prend le temps de distiller un climat oppressant durant cette descente au cœur des ténèbres : situations acrobatiques périlleuses, environnement sonore étrange, apparition furtive monstrueuse. De cette forêt brumeuse inquiétante jusqu’aux entrailles de la terre où personne ne vous entendra crier, une sensation de danger, un trouble anxiogène plane, jouant habilement avec les nerfs du spectateur grâce à une mise en scène élégante fascinée par l’obscurité et un hors champ de plus en plus inquiétant. Puis l’horreur présente son visage le plus terrifiant et le montage des tendances épileptiques : des cannibales aveugles attaquent avec rapidité et avidité nos héroïnes devant composer avec un terrain dangereux, obscur et leur propre part d’ombre; entre actes de trahison, éclairs de pure sauvagerie, la morale est mise à mal. Mélangeant habilement horreur et psychologie ce film d'angoisse fait appel à nos phobies profondes (obscurité, claustrophobie), met à jour des pulsions primitives enfouies en chaque être humain et réveillées en situation extrême, de survie, pour un voyage au bout de la nuit éprouvant dont la remarquable montée en puissance de la terreur en fait un sommet du film d’épouvante.

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