12 mars 2007

Ne le dis à personne - Guillaume Canet & Prête-moi ta main - Eric Lartigau

Sortis le 1er novembre Ne le dis à personne et Prête-moi ta main s’imposent comme de brillantes réussites françaises dans le film de genre, le thriller et la comédie romantique, traditionnellement chasse gardée du cinéma hollywoodien.

medium_42.2.jpegPour sa seconde réalisation, après l’original Mon idole porté par l’excellent François Berléand, Guillaume Canet, à la surprise générale (le réalisateur de Gorilles dans la brume et Le monde ne suffit pas, Michael Apted, était un temps pressenti) adapte le best-seller mondial d’Harlan Coben, Ne le dis à personne.

Huit ans après que sa femme Margot (Marie-Josée Croze) ait été assassinée, Alex (François Cluzet), pédiatre à Paris, reçoit à son cabinet un courrier électronique lui prouvant que Margot est encore vivante.


Intrigue diabolique, rythme haletant rehaussé par la musique de M (improvisée à la vision du film), casting prestigieux, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette adaptation d’un solide polar d’un des maîtres du genre un brillant thriller romanesque. La relation amoureuse entre l’inconsolable pédiatre, joué avec fragilité et détermination par François Cluzet et son amour d’enfance disparue dans d’étranges circonstances constitue le cœur de cette course-poursuite nerveuse et prenante. Ce fugitif amoureux fuit dans Paris à la recherche de la vérité : Cluzet court, chute, sue dans des scènes de poursuites nerveuses, filmées caméra à l’épaule pour traduire un état d’urgence, dont une, incroyable et invraisemblable, le conduit à traverser le périphérique pour échapper à ses poursuivants !Autour de l’impeccable Cluzet, Canet a réuni un casting haut de gamme comprenant Berléand, Dussolier, Baye, Scott-Thomas, Rochefort. Si Berléand et Dussolier arrivent à tirer leur épingle du jeu d’autres acteurs n’ont pas assez de scènes pour étoffer la psychologie de leurs personnages. Il est un peu frustrant de voir disparaître après quelques minutes de présence à l’écran certains de nos plus grands acteurs nationaux. Malgré la candeur de quelques plans et une fin un poil longue et explicative ce second film remplit haut la main son contrat : le spectacle est assuré avec énergie et audace. Nul doute que les américains vont remaker ce thriller audacieux (entre autres propositions filmer un polar sous une lumière éclatante et livrer une scène d’action digne des grosses productions hollywoodiennes) et convaincant, entre peinture des sentiments et suspense.

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Harcelé par sa mère et ses cinq sœurs qui veulent le marier à tout prix, Luis (Alain Chabat), 43 ans, célibataire et fier de l’être, décide de payer une fille (Charlotte Gainsbourg) pour jouer le rôle de sa fiancée et le plaquer le jour de ses noces.


Sur un pitch alléchant qui conduit dans un premier temps le personnage féminin à se faire aimer de sa belle-famille puis à s’en faire détester par tous les moyens, Eric Lartigau (Qui a tué Pamela Rose ?) et son scénariste/acteur Alain Chabat trousse une comédie romantique charmante et enlevée. Charlotte Gainsboug est irrésistible dans un contre-emploi de fille délurée et provocante en contrat avec un Alain Chabat à la fois drôle et touchant qui partage avec elle les meilleures scènes du film (le début est laborieux et les huis-clos familiaux entre Chabat et sa smala sont un peu poussifs). Les dialogues font mouche et pimentent cette sympathique comédie populaire dont la mise en scène soignée révèle un couple glamour et attachant.

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