12 mars 2007

Renaissance - Christian Volckman

medium_renaissance.jpgEn 2054, à Paris, une jeune scientifique, Ilona Tasuiev est enlevée. L’inspecteur Karas mène l’enquête.Il se retrouve vite plongé au cœur d’un complot, dont l’enjeu est la survie du genre humain.

Le monde de l’animation 3D dont les studios Pixar et Dreamworks constituent le parangon devra désormais compter avec l’équipe d’Attitude, jeune studio français. Renaissance est en effet une réussite technique incontestable : graphisme somptueux, un N&B contrasté digne de Frank Miller et son Sin City, animation hyperréaliste grâce au procédé de motion capture appliqué pour la première fois au cinéma avec réussite au rendu des regards sont convoqués pour offrir au spectateur une aventure magique. Jamais des personnages humains en 3D n’ont été aussi convaincants. Les scènes d’action dans un Paris labyrinthique et pluvieux sont bluffantes de même que les scènes plus intimes, psychologiques où les regards, les gestes, les non-dits prennent le pas sur les dialogues souvent laborieux. Le décor, un Paris étagé et surpeuplé où les riches s’offrent des nids d’aigle (superbe scène d’interrogatoire-séduction entre Karas et Ilona, la sœur de Ilona, où les reflets, la pluie sur les vitres du loft de cette dernière ajoutent à l’ambiguité des personnages), est un impressionnant terrain de jeu pour des courses poursuites en voiture ou à pied. Si l’intrigue paraît assez convenue, empruntant aux codes du polar (flic solitaire, femme mystérieuse) et convoquant un pan conséquent de la S-F(un soupçon de Bilal et d’Oshii, une louche de K-Dick) la maîtrise technique inscrit le film comme une réussite majeure du film d’animation 3D mondial.

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