24 févr. 2010

Cape Fear / J.L Thompson & Martin Scorsese


Max Cady vient de passer huit ans en prison pour agression sexuelle. Il retourne dans la ville où il compte retrouver le témoin de son forfait qu'il tient pour seul responsable de sa condamnation : l'avocat Sam Bowden. Tranquillement, Max Cady l'avertit qu'il est venu pour se venger, que son châtiment sera terrible et qu'il n'epargnera ni sa femme ni sa fille...

Petite analyse comparée entre Cape fear, l'original de J.L Thompson et son remake réalisé par Martin Scorsese


Tiré d'un roman de John D. MacDonald, The Executioners, paru en 1959 aux Etats-Unis et traduit en 1963 en France sous le titre Un monstre à abattre, Cape Fear réalisé par Jack Lee Thompson (Les canons de Navarone) en 1961 est un thriller tendu et haletant opposant dans un bras de fer psychologique redoutable un repris de justice et un brillant avocat qu'il tient pour responsable de son destin contrarié.
Afin de livrer un modèle du genre Thompson s'est entouré des collaborateurs d'Hitchcock, en premier lieu le compositeur Bernard Hermann. Dans un sublime N&B le montage joue sur la suggestion avec un excellent travail sur le son (menacants bruits de pas lors d'une poursuite) et l'image (beau travail sur les ombres) et confère au suspense un rythme excellent. Thompson a parfaitement retenu la leçon du maitre Hitckcok à savoir que le public doit en savoir plus que le personnage à l'écran. La tension dramatique autour du duel Peck/Mitchum va crescendo jusqu'à une explosion de violence que le réalisateur a eu du mal à imposer à l'écran, censure oblige.

Dans son remake de 1992 Martin Scorsese est allé beaucoup plus loin dans la représentation de la tension sexuelle entre Cady et sa proie, la fille de Boxden ainsi que dans la violence physique incarné avec emphase par Robert De Niro. Ange de l'apocalypse tatoué citant les évangiles son Cady est un prédateur sexuel brutal et sauvage (amorce de cannibalisme) assez grand-guignolesque loin du jeu intense de Mitchum. Scorsese clôt son adaptation trop maniériste par un incroyable déluge diluvien dont Thompson se révèle jaloux dans le making-of du dvd!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Lire le blog en entier, pretty good