23 avr. 2008

61ème festival de Cannes

Organisée dans un grand hôtel parisien le mercredi 23 avril la conférence de presse du 61ème festival de Cannes a dévoilé le programme de cette nouvelle édition présidée par Sean Penn du 14 au 25 mai 2008.
Parmi les 1 792 longs métrages en provenance de 96 pays différents visionnés cette année, le comité de sélection de cette 61ème édition piloté par le président Gilles Jacob et le délégué général du festival Thierry Frémaux a retenu 20 films en lice pour la prestigieuse Palme d'or :




La compétition

- Üç Maymun (Les Trois singes/Three Monkeys) de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)
- Le Silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)
- Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin (France)
- Changeling (L'Echange) de Clint Eastwood (Etats-Unis)
- Adoration d'Atom Egoyan (Canada)
- Waltz with Bashir d'Ari Folman (Israël) - La Frontière de l'aube de Philippe Garrel (France) - Gomorra de Matteo Garrone (Italie)
- Synecdoche, New York de Charlie Kaufman (Etats-Unis) - 1er film
- My Magic d'Eric Khoo (Singapour)
- La Mujer sin cabeza (La Femme sans tête) de Lucrecia Martel (Argentine)
- Serbis de Brillante Mendoza (Philippines)
- Delta de Kornel Mundruczo (Hongrie)
- Linha de Passe de Walter Salles et Daniela Thomas (Brésil)
- Che de Steven Soderbergh (Etats-Unis)
- Il Divo de Paolo Sorrentino (Italie)
- Leonera de Pablo Trapero (Argentine)
- The Palermo Shooting de Wim Wenders (Allemagne)
- 24 City de Jia Zhangke (Chine)

A côtés des habitués de la Croisette (Atom Egoyan, Nuri Bilge Ceylan) dont les palmés Wenders, Dardenne, Soderbergh, de retour avec son Che de 4h, vont concourir notamment pour la Palme Charlie Kaufman, le scénariste de Dans la peau de John Malkovich avec sa première réalisation ainsi que, surprise, Mr Eastwood avec Changeling interprétée par Angelina Jolie. Côté français nous apprenons sans surprise la sélection des films de Desplechin et de Garrel. A noter que le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, a déclaré que "la sélection sera complétée dans les jours qui viennent avec notamment un troisième film français en compétition". A suivre donc. Parmi les nouveaux venus l'israëlien Ari Folman propose un film d'animation Waltz with Bashi, un voyage à Beyrouth-Ouest au moment des massacres de Sabra et Chatila.

Hors compétition

On retrouvera en marge de la compétition officielle Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg, le dernier film de Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona, tourné en Espagne avec Penélope Cruz, Scarlett Johansson et Javier Bardem, le film d'animation des studios Dreamworks Kung Fu Panda de Mark Osborne et John Stevenson et The Good, The Bad, The Weird (Le Bon, la Brute, le Cinglé) de Kim Jee-won (A bittersweet life).

Seront projetés en séances de minuit le documentaire Maradona d'Emir Kusturika, les fictions Surveillance de Jennifer Lynch, The Chaser de Na Hong-Jin. Sont programmés en séances spéciales Chelsea Hôtel d'Abel Ferrara, Of time and city de Terence Davies, Giordana Sanguepazzo de Marco Tullio, C'est dur d'être aimé par des cons, premier film de Daniel Leconte, la version redux d'Ashes of time de Wong Kar Waï et le documentaire Roman Polanski : wanted and desired de Marina Zenovich.

Nouveauté, la séance du Pésident du jury : The Third wave d'Alison Thompson


Un certain regard

- Tokyo
de Bong Joon Ho, Michel Gondry et Leos Carax
- Afterschool de Antonio Campos (1er film)
- Parking de Chung Mong-Hong (1er film)
- Soi Cowboy de Thomas Clay
- La vie moderne (profils paysans) de Raymond Depardon
- Wolke 9 de Andreas Dresen
- Tulpan de Sergey Dvortsevoy (1er film)
- Los Bastardos de Amat Escalante
- Je veux voir de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige
- O'Horten de Bent Hamer
- Le sel de la Mer de Annemarie Jacir (1er film)
- Tokyo Sonata de Kurosawa Kiyoshi
- Yi ban haishui, Yi ban huoyan de Liu Fendou
- La fête de la jeune fille morte de Matheus Nachtergaele (1er film)
- De Ofrivilliga de Ruben Ostlund (1er film)
- Wendy and Lucy de Kelly Reichardt
- Johnny Mad Dog de Jean-Stéphane Sauvaire
- Versailles de Pierre Schoeller (1er film)
- Tyson de James Toback


Le jury des longs métrages du 61ème festival de Cannes

- Sean Penn
, Président (Acteur, réalisateur, scénariste américain)
- Sergio Castellitto
(Acteur, réalisateur, scénariste italien)
- Natalie Portman
(Actrice israélo-américaine)
- Alfonso Cuaron
(Réalisateur mexicain)
- Apichatpong Weerasethakul
(Réalisateur thaïlandais)
- Alexandra Maria Lara
(Actrice allemande)
- Rachid Bouchareb
(Réalisateur français)

Enfin, dans le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages du 61ème festival de Cannes, nous trouverons le réalisateur et producteur taïwanais Hou Hsiao Hsien assisté de Suzanne Bier (réalisatrice danoise), Marina Hands (actrice française), Olivier Assayas (réalisateur français) et Larry Kardish (conservateur du département cinéma du MoMA, américain). Le jury d'Un Certain Regard sera présidé par Fatih Akin (réalisateur allemand) et celui de la Caméra d'or par Bruno Dumont (réalisateur français).

22 avr. 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal / Steven Spielberg

Alors que l'on peut déjà se réjouir de la durée étendue du film (2h20), voici que les grandes lignes du scénario d'Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal ont filtré du studio Paramout.

Cette nouvelle aventure commence dans le désert du Sud-Ouest durant la Guerre Froide.
Indy et son acolyte Mac(Ray Winstone) ont échappé de justesse à leurs assaillants soviétiques, après une course-poursuite sur un terrain d'aviation.

Par la suite, le professeur Jones reprend ses fonctions au sein du Marshall College et constate que les nouvelles vont de mauvaises à catastrophiques. Son ami et doyen du collège (Jim Broadbent), Charles Stanforth, lui explique que les événements récents auxquels il a pris part ont attiré les soupçons et que le gouvernement fait pression sur l'université afin de le renvoyer. Alors qu'il s'apprête à sortir de la ville, Indiana croise la route du jeune rebelle Mutt (Shia LaBeouf), porteur à la fois d'une rancune et d'une proposition concernant l'archéologue aventurier : s'il aide Mutt dans une mission aux enjeux personnels, Indy pourrait faire une spectaculaire découverte qui pourrait bien changer l’histoire : le Crâne de Cristal d’Akator, artefact légendaire objet de fascination, de superstition et de crainte.
Des confins les plus reculés du Pérou jusqu’à une effrayante contrée de tombes anciennes, la rumeur de la mystérieuse Cité d’Or ne tarde pas à arriver jusqu’à eux. Mais Indy et Mutt réalisent rapidement qu'ils ne sont pas seuls sur la route du Royaume du Crâne de Cristal. Des agents soviétiques, menés par la glaciale et superbe Irina Spalko (Cate Blanchett) sont sur ses traces afin d’utiliser ses pouvoirs à des fins destructrices et asseoir leur domination sur le monde...s'ils réussissent à percer ses secrets.
Indy et Mutt vont devoir trouver un moyen d'échapper aux impitoyables russes, résoudre une série de mystères, lutter contre des ennemis et des amis aux motivations discutables et surtout empêcher le puisssant Crâne de Cristal de tomber entre de mauvaises mains.

Sur la base de ce résumé alléchant les questions fusent et les interrogations se multiplient sur l'origine de ce nouveau McGuffin. Le terrain d'aviation que l'on voit dans la bande-annonce fait-il partie de la zone 51? Quel est l'objet de la rancune de Mutt (ressentiment d'un fils pour son père?) et de sa quête (un rapport avec Marion Ravenwood?)? Le fameux crâne de cristal (les célèbres crânes sont assimilés tantôt à la culture Aztèque tantôt à celle des Mayas) pourrait-il, selon ce qu'a laissé entendre George Lucas dans un article de Vanity Fair, avoir une dimension surnaturelle et venir d’une autre planète? Les réponses le 21 mai 2008 dans les salles.

20 avr. 2008

Street kings / David Ayer

Réalisé par David Ayer (Bad Times) d'après un scénario de James Ellroy, Street Kings (Au bout de la nuit) sortira sur les écrans français le 25 juin 2008. Ce polar musclé mis en images par le scénariste de Training Day réunit Keanu Reeves, Forest Whitaker, Chris Evans et Hugh Laurie.
Le pitch : Tom Ludlow est un policier vétéran du LAPD marqué par la mort de sa femme. Alors qu'il se retrouve accusé du meutre d'un flic corrompu il est forcé d'aller à l'encontre de la culture policière à laquelle il a toujours adhéré et à questionner la loyauté de son entourage.
La bande annonce se trouve ici

19 avr. 2008

61 ème festival de Cannes

Alors que les organisateurs du prochain festival de Cannes qui se déroulera du 14 au 25 mai 2008 annonceront leur sélection mercredi prochain, le journal Le parisien dévoile en exclusivité quelques titres de films en et hors compétition ainsi que les noms d' invités prestigieux présents sur la Croisette.
Aux côtés du président du jury Sean Penn sont avancés les noms de l'actrice Charlize Theron et du réalisateur Rachid Bouchareb.
Au rayon stars sont attendues, comme nous vous l'avions déjà annoncé, Harrison Ford, Cate Blanchett, Shia LeBoeuf, Steven Spielberg, George Lucas pour
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (projeté le 18 mai en avant-première mondiale avant sa sortie le 21 mai).
Les voix américaines du dessin animé
Kung Fu Panda des studios Dreamworks seront également sur les marches : Angelina Jolie (et Brad Pitt), Dustin Hoffman, Jackie Chan, Jack Black, Lucy Liu.
De même, Penélope Cruz, Javier Bardem et Scarlett Johansson seront là pour
Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen; Kiera Knightley, Sienna Miller pour The Edge of Love; Emma Thompson pour Brideshead Revisited ainsi que Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, Michelle Williams, Gael Garcia Bernal pour Blindness. Côté français seront certainement présents Catherine Deneuve et Mathieu Amalric avec Un conte de Noël. Jeanne Moreau sera à l'honneur pour ses soixante ans de carrière. Devrait également fouler le célèbre tapis rouge Roman Polanski pour un documentaire qui lui est consacré. Enfin, succédant à Martin Scorsese, Quentin Tarantino donnera la traditionnelle « Leçon de cinéma » le 22 mai prochain.
Concernant la sélection française il est quasiment sûr qu'
Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric ira sur la Croisette. Sont évoqués avec insistance A la frontière de l'aube de Philippe Garrel, une histoire d'amour entre Laura Smet et Louis Garrel ainsi que Bancs publics (Versailles, rive droite) de Bruno Podalydès et Entre les murs de Laurent Cantet. Hors compétition, on pourrait retouver le premier volet de Mesrine de Jean-François Richet avec Vincent Cassel dans le rôle de l'ennemi public numéro 1.
Concernant la sélection étrangère en compétition officielle, on attend
Synecdoche, NY de Charlie Kauffman (premier long-métrage réalisé par le scénariste de Dans la peau de John Malkovich) avec Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener et Jennifer Jason Leigh; Blindness de Fernando Meirelles (The constant gardener) avec Julianne Moore, Gael Garcia Bernal et Danny Glover; Palermo Shooting de Wim Wenders avec Vittoria Mezzogiorno; Brideshead Revisited de Pete Yates avec Emma Thompon; The Edge of Love de John Maybury avec Kiera Knightley et Sienna Miller. De plus Gomorra de Matteo Garrone sur l'histoire de la Mafia représentera l'Italie. Enfin est grandement espéré le Che de Steven Soderbergh avec Benicio Del Toro dans la peau d'Ernesto Che Guevara.
Hors compétition on devrait donc retrouver le quatrième volet des aventures d'Indiana Jones,
Kung Fu Panda, Vicky Cristina Barcelona (qui serait présenté le 17 mai), Surveillance de Jennifer Lynch (la fille du maître David Lynch) avec Julia Ormond et Bill Pullman ainsi qu'en séances spéciales les documentaires d'Emir Kusturica sur Diego Maradona et Tyson de James Toback sur la vie de l'ancien champion du monde des poids lourds . Sans oublier un documentaire très remarqué au dernier Festival de Sundance sur Roman Polanski .
Rendez-vous donc mercredi 23 avril pour l'annonce de la sélection officielle du 61ème festival de Cannes.

14 avr. 2008

Sans arme, ni haine, ni violence / Jean-Paul Rouve

Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police. Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.
Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.

Comédien de grand talent très demandé depuis son César pour Mr Batignole en 2002, Jean-Paul Rouve a choisi pour son premier film en tant que réalisateur de porter à l’écran la vie du célèbre escroc Albert Spaggiari via un portrait personnel loin du biopic traditionnel.
Plutôt que de dérouler le canevas narratif classique du biopic, Rouve qui à la base ne devait être que scénariste choisit comme colonne vertébrale de ce portrait véridique et fantasmé de Spaggiari la relation particulière faite de méfiance puis de complicité entre l’escroc et un journaliste de Paris–Match venu l’interviewer dans son exil en Amérique du Sud.
Les premiers échanges entre les deux hommes conduisent le film vers une construction décousue : allers retours entre le passé et le présent au gré des confidences de Spaggiari recueillies par le personnage du journaliste qui devient l’œil du spectateur. L’histoire est vécue selon son point du vue : un portrait tout en nuances entre sa perception de la vie d’un homme à la fois fantasque et mélancolique dans un exil pas si doré que ça et ce que lui raconte Spaggiari sur son passé rocambolesque et flamboyant.
S’appuyant sur un gros travail de documentation, Rouve a ajouté ce personnage fictif du journaliste pour mettre en lumière la face cachée de Spaggiari, un perdant magnifique qui vit dans la nostalgie de son unique tube, le casse de la Société générale. En fuite dans une dictature d’Amérique du Sud, l’homme est motivé par l’idée paradoxale de s’exposer, une vedette auteur d’un casse-tube d’anthologie rongé de l’intérieur par un besoin dévorant d’être aimé et adulé comme une rock star. Nous découvrons en effet un être complexe et attachant, un magnifique personnage de cinéma : un escroc en cavale en quête permanente de reconnaissance et de célébrité, un vantard truculent amoureux d’une femme sublime qui a quitté une vie bourgeoise pour le suivre,
un flambeur qui monnaye ses interviews et vit modestement loin des palaces où il s’affiche pour cultiver une image de dandy, un hôte généreux aux prises de positions extrêmes (propos racistes liées à la nostalgie de l’empire colonial français, exil dans une dictature), une personnalité fantasque adepte des déguisements et de la dissimulation (à propos de sa compréhension des véritables motivations de son interlocuteur/de son état de santé).
Jean-Paul Rouve traduit magnifiquement, par des sourires enfantins et des regards blessés, l’extravagance et la malice comme les zones d’ombres de Spaggiari. Pour lui donner la réplique Rouve a trouvé en Gilles Lellouche un excellent interprète, mélange de virilité et de sensibilité, pour ce personnage de journaliste également aux multiples facettes allant de la méfiance à la complicité. Le lien qui se noue entre les deux hommes comme la belle histoire d’amour de Spaggiari et de sa femme, véritable gravure de mode aimante et attentionnée incarnée par la sublime et émouvante Alice Taglioni, apportent au film une touchante mélancolie. Ajoutée à un trio d’acteurs parfaits, la réalisation très maîtrisée pour un coup d’essai multiplie les qualités : magnifique lumière du Portugal, plans serrés caméra à l’épaule pour mettre en valeur le jeu des comédiens dans les scènes dialoguées comme dans les deux scènes d’action encadrant le récit (l’évasion spectaculaire du bureau du juge d’instruction, la longue scène du casse débutant par une visite anxiogène des égouts), raccords astucieux, touches élégantes et glamours (le split screen du début du film, les tenues de Taglioni) au fil d’allers et retours entre passé et présent bien rythmés autour d’un personnage très attachant.
Réaliser Sans arme, ni haine, ni violence constituait pour le réalisateur débutant un choix courageux en ce qui concerne le défi technique de récréer, avec des moyens limités, l’ambiance des années 70, de filmer en décors naturels à l’étranger, de planifier des scènes d’action (l’évasion du bureau du juge d’instruction, le fameux casse repoussé à la fin du film) pour relater une vie rocambolesque faite de coups d’éclat et de coups de blues. Le pari est largement gagné : Jean-Paul Rouve est un cinéaste à suivre.

(Sortie le 16 avril 2008)

4 avr. 2008

Quantum of solace/Marc Foster

Alors que l'équipe du nouveau James Bond Quantum of solace est à mi-tournage au Chili le magazine USA Today a été invité sur le plateau. Voici quelques photos. Pour lire le compte-rendu de leur visite du plateau du 22ème Bond sur les écrans le 07 novembre 2008 c'est ici

3 avr. 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal/Steven Spielberg

Voici l'affiche officielle des nouvelles aventures très attendues du célèbre archéologue, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal.
Ce quatrième opus sera projeté en avant-première mondiale le dimanche 18 mai 2008 au festival de Cannes avant une sortie en salles le 21 mai.
Le pitch : Après les nazis, Indy sera désormais confronté à l'armée Russe des années 60.
Plus précisément les forces russes sont à la recherche d'un crâne de cristal au fin fond d'une jungle d'Amérique du sud dont Indiana Jones fut longtemps lui-même à la recherche. Même si ce doux rêve reste derrière lui, il n'en reste pas moins le mieux informé à propos de l'objet et se verra contraint par ces nouveaux ennemis de l'est, menés par leur chef interprétée par Cate Blanchett, à mettre la main dessus pour eux. S'il refuse, son amour de jeunesse Marion Ravenwood dont il était sans nouvelles depuis Les aventuriers de l'arche perdue sera exécuté. Pour l'aider dans sa quête le dernier rejeton Jones (Shia LaBeouf) ne sera pas de trop.
A l'occasion de la sortie ciné de ce nouveau film de Steven Spielberg la trilogie Indiana Jones ressort en dvd le 13 mai. Déjà disponibles dans un coffret sorti en 2003, les trois films ont été restaurés et remasterisés pour un confort visuel et sonore sans précédent. Vous pourrez acquérir ces titres à l'unité ou en coffret à un prix ami.
Parmi les spécificités techniques sont annoncés : piste anglaise Dolby Digital 5.1 Surround, piste française 2.0 Surround, sous-titres anglais, français...De nouveaux bonus d'une durée de plus d'une heure consisteront en des interviews croisés entre Spielberg, Lucas, Frank Marshall et autres intervenants au sujet de ce personnage iconique et des conditions de tournage, une discussion avec les trois Indy girls, des analyses de séquences storyboardées et d'effets spéciaux sans oublier des segments où le quatrième volet sera évoqué.
Vivement le mois de mai!

2 avr. 2008

Disco/Fabien Onteniente

Endetté jusqu'au cou dans une affaire de water bed, Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier populaire du Grand Large chez sa maman : Madame Graindorge. Il reçoit une lettre de la mère de son fils Brian, 8 ans, qui vit en Angleterre, lui signifiant qu'il ne pourra pas recevoir le petit cette année s'il n'est pas capable de lui payer des vacances, des vraies vacances, c'est à dire loin des Docks, des PMU et des grandes surfaces. Ayant appris la réouverture du mythique Gin Fizz et le lancement de la "Gin Fizz Academy" dont le premier prix est un voyage de deux semaines pour deux personnes en Australie, Didier Travolta décide alors de rechausser les boots et de reformer son trio de danse, celui qui faisait mal dans les années 80 dans la région du Havre : les BEE KINGS. Mais les années ont passé. Les BEE KINGS sont rouillés. Son passeport pour le succès s'appelle France Navarre de retour de New York, professeur de danse classique.

Surfant sur le succès de Camping et du revival de la musique disco, Fabien Onteniente et Franck Dubosc ont collaboré à l’écriture de leur second film en commun, Disco.
Cette comédie populaire reprend les ingrédients de Camping : opposition schématique entre classe populaire et bourgeoisie, humour axé sur le côté ringard et beauf du personnage de Dubosc, louche de bons sentiments. Tout en empruntant à La fièvre du samedi soir son univers à paillettes et ses habits de lumière et à Full monty son postulat social de départ (remporter assez d’argent dans un concours pour offrir une vie meilleure à son entourage), Disco comme Camping utilise comme dispositif comique le personnage de français moyen au grand cœur incarné par Dubosc (Patrick Chirac/Didier Travolta) qu’il oppose de manière manichéenne à la France d’en haut (Gérard Lanvin/la famille de Béart) pour en révéler toute la simplicité généreuse et l’honnêteté indiscutable. A l’image de leur première collaboration le résultat oscille entre le ridicule et le grotesque. De l’écriture des personnages secondaires caricaturaux et sans relief comme ceux incarnés par un François-Xavier Demaison insupportable et un Samuel le Bihan monolithique aux situations comiques laborieuses en passant par l’histoire d’amour improbable entre le personnage ringard de Dubosc et celui de la belle Emmanuelle Béart dont on se demande ce qu’elle est venu faire dans cette galère, Disco est à l’image de Camping : une comédie formatée lourde et caricaturale. Tenues vestimentaires improbables, blagues lourdes, pose machiste, Dubosc en fait des tonnes dans le registre du séducteur ringard déjà rodé dans ses shows comiques. Résultat : on rit plus souvent à ses dépends qu’avec lui. Son personnage de gentil naïf lunaire se révèle également inopérant dans le registre de l’émotion, forcée et guidée de manière grossière. Au lieu de recentrer son intrigue sur les tribulations de la team Travolta Onteniente se perd dans des situations à visée émotionnelle d’un ridicule consommé où Dubosc est confronté à la famille aisée de Béart (la déclaration d’amour dans la somptueuse demeure des parents de Béart, l’humiliation par Demaison lors d’un anniversaire guindé). Malgré les prouesses acrobatiques des comédiens à l’aise sur les dance-floors, Disco se révèle un ratage impressionnant caractérisé par l’inefficacité des situations comiques et dramatiques imaginées par le tandem Dubosc/Onteniente dont l’acharnement à toucher le grand public se manifeste jusqu’au placement abusif de marques bon marché.
A cette approche caricaturale et grossière de la comédie préférer la vision généreuse et chaleureuse de Danny Boon et de ses Ch’tis actuellement en vogue vers un succès historique mérité.