17 juin 2008

Les Ruines / Carter Smith



Durant leurs vacances à Cancun, Amy, sa meilleure amie Stacy et leurs petits amis respectifs, Jeff et Eric, font la connaissance d'un touriste allemand, Mathis. Lorsque le frère de ce dernier disparaît mystérieusement à l'intérieur d'une pyramide maya, le groupe décide d'explorer la ruine, recouverte d'une végétation grimpante. Pourchassés par une tribu hostile, les six jeunes sont contraints de gagner le sommet de la pyramide, déclenchant du même coup l'ire et les appétits d'une monstrueuse plante carnivore...


Basé sur le best-seller de Scott Smith paru en 2006, The Ruins suit un groupe d’amis engagés dans une lutte brutale pour leur survie après avoir foulé un ancien site maya dans la jungle mexicaine où une entité végétale vit dans les ruines.
Après une exposition réussie présentant les caractères de la petite troupe insouciante du danger qui les attend au-delà des plages ensoleillées et festives de Cancun, The Ruins plonge ses jeunes héros dans l’horreur sommeillant dans cette pyramide envahie par une végétation grouillante. Le trip touristique tourne vite au survival brutal où la menace vient d’une nature hostile à qui des indigènes offrent en sacrifice ces jeunes proies. L’examen des lieux dans une ambiance claustro éprouvante pour les nerfs révèle peu à peu un danger surprenant. En effet l’intérêt de ce teen-movie horrifique réside dans la nature du mal qui plane sur ses personnages, une entité végétale anthropophage qui enlace les corps pour s’y répandre et y proliférer. Comme dans Alien et beaucoup de Cronenberg, l’effroi nait de la mutation des corps, touchant ainsi aux peurs intimes : un corps étranger s’infiltre par les orifices sanguinolents et dévore son enveloppe. Cette possession physique de l’horreur comme le conportements des personnages face à elle participent à la réussite de cette excursion dramatique où le suspense va crescendo. La violence hyperréaliste s’inscrit dans cette représentation terrifiante de l’invasion des corps, de leur absorption et leur destruction. Amputation, automutilation, démembrements, autant d’expériences horrifiques qui auront raison d’une bonne partie du jeune casting sexy et impeccable (Jonathan Tucker, Jenna Malone, Laura Ramsey). L’originalité de ces Ruines réside donc dans cette horreur qui n’a pas visage humain mais l’aspect de nervures végétales rampantes caractérisées par une intelligence retorse (elles imitent la voix humaine et les sonneries de téléphone pour piéger leurs proies) et une grande avidité qu’elles déploient en réaction, comme un réflexe de défense, à cette invasion de touristes, d’étrangers arrogants (l’Américain est persuadé que sa disparition sera forcément remarquée et rapidement gérée) et beaucoup trop curieux.

Très terrifiant The Ruins est une bonne surprise dans le paysage du cinéma d’horreur hollywoodien grâce à une idée originale développée dans des décors naturels somptueux où est perdu un casting inspiré. The Ruins s’avère donc fortement recommandable dans le genre, comme un cousin proche de l’ultra-efficace The Descent de Neil Marshall.

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