9 sept. 2008

Star Wars : The Clone Wars / Dave Filoni

Après le volet final de sa nouvelle trilogie La revanche des Sith, George Lucas a proposé aux fans de la très lucrative saga Star Wars une série animée "traditionnelle" Star Wars : La guerre des clones mise en scène par Genndy Tartakovsky, développée entre 2003 et 2005 à travers trois saisons et 25 épisodes. Cette redoutable "Guerre des Clones" évoquée également dans Star Wars 4 : un nouvel espoir en 1977 déchire la Galaxie et mènera à la chute de la République et à la création de l'Empire. Les événements relatés dans ce premier long métrage animé de la saga, produit d’appel d’une série animée en images de synthèse diffusée dès la rentrée 2008 sur Cartoon Network, se situent entre Star Wars : Episode II – L’attaque des clones et Star Wars : Episode III – La revanche des Sith .
Le recours à l’animation numérique permet de donner plus libertés aux créateurs pour organiser des batailles homériques faisant intervenir des milliers de personnages, engins et autres créatures monstrueuses et faire exécuter à leur jedis des prouesses acrobatiques dans des décors gigantesques (Tattooine). Parmi les nombreuses scènes d’action véhiculant une imagerie guerrière si chère à Lucas on retiendra un spectaculaire affrontement sur un plan incliné faisant intervenir de multiples personnages.
Personnage central de cette aventure et de loin le plus intéressant de la saga, Anakin Skywalker se voit confier l’apprentissage d’une jeune disciple et une mission cruciale : résoudre l’enlèvement du fils de Jabba le Hutt (la limace fun de la saga) pour assurer une alliance stratégique avec le clan Hutt. Au sein de cette guerre historique où se succèdent sans temps morts quoique avec une cadence lassante batailles explosives, duels échevelés, poursuites intrépides, le réalisateur Dave Filoni propose avec ce duo inédit un buddy movie intergalactique aux dialogues laborieux et au déroulement prévisible alignant des situations éculées qui empruntent autant au jeu vidéo (rudes combats dans divers univers avec même une fugace vue subjective de shoot’em up) qu’au serial (déjouer un enlèvement, maintenir une situation brûlante jusqu’à l’arrivée de la cavalerie). Ajoutons que les réparties humoristiques entre l’apprentie et le maître ne feront sourire que les plus de 10 ans.
A l’image du scénario simpliste qui dresse rapidement en quelques traits grossiers le caractère des nouveaux personnages au profit d’actions guerrières à échelles variables le graphisme des personnages déçoit : visages anguleux taillés à la serpe et expressions réduites au minimum syndical.
Ce coup marketing est à réserver aux plus jeunes comme aux inconditionnels de la saga.

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