30 oct. 2008

Hellboy 2 , Les Légions d'or maudites

Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.
Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.

Deux ans après son chef d’œuvre Le labyrinthe de Pan, Guillermo Del Toro est de retour avec son personnage de freak préféré, le diable rouge au service du Bien issu de l’imaginaire de Mike Mignolia, Hellboy.
Quatre ans après le premier volet, le réalisateur mexicain dispose d’un budget plus confortable et débarrassé de l’étape exposition et mise en place d’une mythologie peut donner libre cours à son génie visuel en multipliant les personnages de monstres, les décors monumentaux et les effets visuels au service d’une nouvelle histoire.

Fasciné par les monstres, notamment ceux du catalogue Universal comme Frankenstein auxquels il rend hommage dans ce film, Del Toro organise un bestiaire fantastique impressionnant : des petites fées carnivores au Troll et son poing mécanique en passant par un marché grouillant de silhouettes extravagantes, l’image regorge de créatures originales et uniques. Que ce soit l’Homme cathédrale ou l’Ange de la mort toutes ces créations réalisées à base de maquillages traditionnels appartiennent à une mythologie singulière. Leur apparence curieuse tient de la magie et de l’alchimie. Puisant son inspiration chez Lovecraft, Tolkien ou bien encore le conte et le film de sabre asiatique Del Toro bâtit un somptueux univers gothique et merveilleux peuplés de trolls , fées, gobelins et demi-dieux autour de Hellboy, un démon rouge au grand cœur.

Cette suite, loin de pratiquer la surenchère en terme d’action au détriment de l’évolution de ses personnages, offre à ses personnages principaux (Hellboy, Liz, Abe) beaucoup de scènes intimistes et/ou dialoguées où problèmes conjugaux, dilemmes moraux sont abordés avec humour ou mélancolie dans un souci constant de creuser la psychologie de ces freaks tellement humains. En effet ce superhéros improbable a un comportement humain, à l’inverse de la majorité des hommes de la rue qui le rejettent à cause de son apparence malgré ses actions héroïques : Hellboy est un héros prolétaire qui aime la bière, le sport à la TV et un amoureux en souffrance. S’il pullule de créatures, ce second volet n’oublie jamais de se recentrer sur son trio originel auquel se rattache un nouvel élément énigmatique, Johann Krauss, un mystique ectoplasmique à l’état gazeux s’exprimant avec un fort accent germanique !

De plus l’humour est très présent dans ce nouvel opus avec un recours régulier au comique de situation.
Dans ce souci permanent d’offrir un spectacle jubilatoire et virtuose Del Toro émaille son récit de références cinématographiques et d’hommages à des cadors comme Ray Harryhausen, le géant des effets spéciaux des années 50 à 70 ou bien encore Charlie Chaplin et les Temps Modernes lors du combat final spectaculaire contres le Prince Nuada et les légions d’or où Hellboy se cache dans des rouages énormes pour affronter ses ennemis.
Hellboy 2 , Les Légions d'or maudites est à nouveau une réussite visuelle et esthétique dans la filmographie de Del Toro qui assure comme personne actuellement dans le genre fantastique et merveilleux un mix réussi entre imagerie numérique, effets animatroniques et maquillages traditionnels. A l’inverse de beaucoup de tâcherons hollywoodiens oeuvrant dans ce genre qui ont une approche 100% numérique des créatures, le génie mexicain milite pour l’utilisation des effets traditionnels. Ainsi dans Je suis une légende de Francis Lawrence la représentation numériques des monstres détournait l’attention du spectateur malgré une histoire forte. Ici les créatures marquantes comme l’Ange de la mort ou le Troll au poing mécanique sont réalisées à partir de maquillages en latex.

Egalement riche sur le plan thématique, Hellboy 2, Les Légions d'or maudites joue avec les échelles (micro avec les fées et macro avec le géant de pierre et la Créature élémentaire), les textures (organique/poing contre métallique/armure des légions), les architectures (high-tech du BRDP contre l’artisanal du marché oriental) dans ces mondes parallèles superbes où le visible et l'invisible (un site pastoral irlandais et un décor urbain comme le métro new-yorkais constituent des portes vers des mondes magiques) recèlent bien des surprises et des illusions. Une autre dichotomie, apparence monstrueuse/sentiments humains, constitue la raison d’être de ce film épatant mené de main de maître par Guillermo Del Toro dont on attend avec impatience son dyptique sur Bilbo le hobbit.

Goldmaker 007

Pour accompagner la sortie en salles de Quantum of solace dans une poignée de jours, un livre indispensable pour les fans de James Bond, Goldmaker 007 sera disponible le 05 Novembre dans la collection J’ai Lu chez l’éditeur Flammarion.

Goldmaker 007 est une enquête passionnante au cœur du mythe, entièrement réactualisé par Guillaume Evin le spécialiste de James Bond en France.


Le mot de l’éditeur

Goldmaker ou l'incroyable saga d'une petite série B conçue au début des années soixante et devenue la plus fabuleuse machine à dollars de l'histoire du cinéma... Quarante ans cette année que James Bond sauve le monde et enrichit ses producteurs. Trois milliards de spectateurs et autant de dollars de recettes placent ses missions en tête de tous les box-offices.

Comment expliquer un tel succès ? Doit-on attribuer de si formidables bénéfices à la seule séduction de l'agent so british ? Comment s'articulent les rapports entre le mythe et l'argent ?
En pénétrant dans les grandes agences de publicité et au cœur des maisons de production les plus fermées, en analysant les stratégies des annonceurs, Goldmaker retrace l'histoire de cette incroyable réussite commerciale. Car 007, avec sa signature, son logo et sa charte immuable, a bien été géré comme une marque. Il s'est même hissé au rang de héros intemporel en suivant un cahier des charges draconien. Mais démonter la machine bondienne, c'est avant tout démontrer que l'homme au permis de tuer joue décidément un jeu dangereux et court le risque de se retrouver prisonnier des codes du marketing. Entre des dispositifs promotionnels sans précédent et de terribles imbroglios juridiques, l'enquête suit pas à pas ce qui est peut-être la plus périlleuse de ses aventures...

29 oct. 2008

Harry Potter 5 / David Yates

Le nouveau trailer international d'Harry Potter et le prince de sang mêlé est à visionner ICI

Alors qu'Harry Potter débute sa sixième année à l'école des sorciers, il découvre un mystérieux grimoire sur lequel est inscrit "ce livre appartient au prince de sang-mêlé". C'est ainsi qu'Harry en apprend plus sur le sombre passé de Voldemort...

Réalisé comme le précédent par David Yates, ce nouvel opus d'Harry Potter dont les premières images très sombres rappellent beaucoup l’univers du Seigneur des anneaux sortira dans les salles françaises en juillet prochain.

Gran Torino / Clint Esatwood

Alors que L’échange sort chez nous le 12 novembre le nouveau film du grand Clint Eastwood, Gran Torino, un projet plus modeste que son dyptique sur la bataille d’Iwo Jima et The Changeling mais néanmoins porteur de riches promesses, sortira en décembre aux Etats-Unis.

Visionnez ICI la bande-annonce.

Walt Kowalski, un vétéran de la Guerre de Corée aux penchants racistes, se prend d'affection pour un jeune voisin immigré, originaire du peuple Hmong, et tente de le sortir de la délinquance...

Le titre fait référence à la voiture Gran Torino de 1972 du personnage de Clint, objet de l'attention des jeunes de son quartier notamment celle d'un jeune asiatique qui va tenter de la voler en guise de rite initiatique.

26 oct. 2008

Il divo / Paolo Sorrentino

30ème festival du cinéma Méditerranéen - Ouverture, hors compétition

A Rome, à l'aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s'appelle Giulio Andreotti. Il ne dort pas, car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier. Calme, sournois, impénétrable, Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies. Au début des années quatre-vingt-dix, sans arrogance et sans humilité, immobile et susurrant, ambigu et rassurant, il avance inexorablement vers son septième mandat de Président du Conseil.

Prix spécial du jury au dernier festival de Cannes, Il Divo est axé sur une figure majeure de la scène politique italienne de ces cinquante dernières années : Giulio Andreotti. Celui qui a été surnommé entre autres le Sphinx ou le Pape noir a été membre du parti de la Démocratie chrétienne, sept fois Président du Conseil, vingt-cinq fois ministre, nommé sénateur à vie en 1991.

Avec une mise en scène très stylisée et percutante, Paolo Sorrentino dresse avec férocité et humour le portrait de ce personnage politique inoxydable qui a défié toutes les tempêtes juridiques, les accusations de corruption et de meurtre sans se soucier de questions éthiques et sans se départir d’un flegme et d’une constance glaçantes. De même la figure d’Andreotti incarne, par cette immunité scandaleuse et universelle, la collusion de l’Etat avec la religion et le crime. Sorrentino compense l’inexpressivité et l’immobilité de son personnage par une réalisation virtuose qui associe mouvements de caméra sophistiqués et musique percutante, dans l’esprit d’un Martin Scorsese passionné lui aussi par le pouvoir et la Mafia, pour feuilleter les pages de l’histoire de la vie politique italienne de ces dernières années marquées par la figure écrasante de Giulio Andreotti. Ainsi la description de l’arrivée tapageuse du « gang » Andreotti ou bien d’une soirée mondaine salsa constituent des moments de cinéma très réussis. Ajoutons que Toni Servillo est impressionnant dans la peau de ce formidable personnage de cinéma : teint livide, traits figés, ce vampire hante la nuit les églises moins pour parler avec Dieu qu’avec les prêtres qui, eux, votent et pour oublier des maux de têtes persistants.

Baroque, burlesque, jubilatoire et effarant, Il Divo démontre après le formidable Gomorra, revenu également de Cannes avec un prix, la bonne vitalité d’un cinéma italien qui s’empare de la chose politique et de son histoire politique avec force et conviction.

(sortie le 31 décembre 2008)

20 oct. 2008

Coluche, l'histoire d'un mec / Antoine de Caunes

Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. "Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président ? Lui-même commence à y croire...

Angle d’approche intéressant et frustrant par ce qu’il ébauche et ne développe pas (les Restos du cœur, les fondations de ce succès comique…) pour ce biopic d’Antoine de Caunes sur Coluche qu’il aborde via la candidature iconoclaste à l’élection présidentielle de 1981 soit un moment circonstancié de la vie de ce monument comique incarné par un François Xavier-Demaison épatant.

DeCaunes évoque ce moment charnière entre 70 et 80 marqué par la collusion de la politique et du spectacle : sur une blague Coluche se lance dans la course en politique en 1981 et appelle tous «les fainéants, […] les drogués, les alcooliques, les pédés, […] les taulards, les gouines, […] les anciens communistes» à voter pour lui. Crédité de 16% d’intentions de vote, devenu gênant, il se retirera pour ne pas faire d’ombre au candidat socialiste.

Loin de la comédie (la recréation des shows de l’humoriste est plutôt ratée nonobstant le talent de Demaison), Coluche, l’histoire d’un mec est le récit d’un désenchantement, d’un blues profond. De Caunes montre l’homme engagé et l’homme blessé (politique, famille) et dessine un portrait intime contrasté d’un personnage public adoré par les français : son Coluche est bourré de contradictions (cynique et sincère, tricheur et honnête), a des penchants autodestructeurs (drogue) et mène une vie dissolue difficilement compatible avec son rôle de père de famille et d’époux. Une approche pas forcément reluisante du personnage que la mise en scène trop sage et illustrative que De Caunes ne parvient pas élever au rang de grand film.

Sur le mode d’un reportage télé (décompte journalier, caméra à l’épaule) la narration accumules les scènes courtes que le réalisateur de Monsieur N. ne mène jamais à terme et conclue trop systématiquement par des fondus enchaînés : résultat, les multiples personnages non nommés gravitant autour de l’humoriste, mis à part Jacques Attali campé avec truculence par l’excellent Denis Podalydès, ne parviennent pas à exister. Paradoxalement l’accumulation de faits et de personnages suscite un rythme lent malgré l’abattage de Demaison et la bande-son rock d’époque pour tonifier le tout. Un goût d’amertume et de déception se dégage finalement de ce film qui échoue, la faute à une mise en scène trop plate, à rendre émouvante et passionnante cette tragédie individuelle nonobstant une poignée de scènes familiales réussies mettant en scène le mari volatile mais néanmoins aimant avec Véronique interprétée avec justesse par Léa Drucker.

Reste l’incarnation de François-Xavier Demaison, énorme et bluffante par le travail sur le physique, la gestuelle et la voix, une prestation remarquable qui n’est pas sans évoquer celle de Michel Bouquet en François Mitterrand dans Le Promeneur du champ de Mars, une personnalité politique écrasante.

19 oct. 2008

Vinyan / Fabrice Du Welz

Incapables d'accepter la perte de leur fils dans le Tsunami de 2005, Jeanne et Paul sont restés vivre en Thaïlande. S'accrochant désespérément au fait que son corps n'a pas été retrouvé, Jeanne s'est persuadée que son enfant a été kidnappé, dans le chaos qui suivit la catastrophe... qu'il est encore vivant. Paul est sceptique, mais ne peut pas briser le dernier espoir de sa femme. Le couple va alors embarquer dans une quête qui les plongera au fin fond de la jungle tropicale, au sein d'un royaume surnaturel où les morts ne sont jamais vraiment morts...

Le second long métrage du belge Fabrice du Welz emprunte à divers genres, le drame familial, le fantastique, l’horreur pour un résultat singulier, une descente aux enfers hynotique et déstabilisante d’un couple pour retrouver leur enfant disparu pendant le tsunami.

C’est un film ivre d’amour (à la recherche d’un être cher), ivre de références parfois écrasantes (Délivrance, La fôret d’Emeraude et surtout Apocalypse now) et ivre d’effets sonores destinés à déstabiliser le spectateur qui se révèlent irritants dans leur accumulation sans modération (tendance Gaspard Noé dans Irréversible).

Après une mise en route liée au périple pour traverser la frontière birmane qui n’évite pas une certaine torpeur, Vinyan, l’âme errante qui tourmente les vivants, mène ses personnages au rythme d’une embarcation très conradienne vers un paysage dévasté où il fait entrer des vivants dans le monde des morts.

Du Weltz révèle d’indéniables qualités de filmeur dans la dernière partie du film quand cette réaliste odyssée désespérée menée par l’intense Emmanuelle Béart et le magnétique Rufus Sewell bascule dans le fantastique et l’horreur avec ce décor incroyable de jungle mystérieuse peuplé d’enfants perdus. Le danger et le trouble envahissent l’écran et l’image superbe dûe à Benoît Debie où le désarroi et la souffrance d’une mère contaminent un paysage concret qui prend des accents surnaturels et inquiétants (brume, silhouettes fantômatiques). Le plan final, troublant, touche au sublime, une communion dans un jardin édénique.

30ème festival du cinéma méditerranéen de Montpellier

Le festival de cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed) a trente ans.

Pour fêter cet anniversaire marquant le festival qui se tiendra du 24 octobre au 2 novembre propose un programme gargantuesque : outre la compétition long métrages, courts métrages et documentaires, un panorama expérimental et la projection de productions régionales une multitudes d’évènements et d’hommages seront proposés aux spectateurs du Corum et de la salle Rabelais.

Les frères Taviani sont invités d’honneur avec la projection de quinze de leurs films (Padre Patrone, Good morning Babylone) dont Le mas des alouettes (2006) avec Paz Vega lors d’une séance spéciale le 25 octobre et de deux de leurs coups de cœur, les très estimables La ligne rouge de Malick et La prisonnière du désert de Ford.

De plus un hommage sera rendu au réalisateur Francis Faucon (La trahison) et Dominique Cabrera participera à la journée du scénario.

Le vendredi 31 octobre aura lieu La nuit en enfer avec Joe d’Amato, l’Ed Wood italien trash. Enfin une carte blanche est offerte à Pierre Pitiot co-fondateur du festival qui quitte ses fonctions de Président l’issue de cette édition: La nuit du chasseur de Laughton, Bonjour de Ozu, Où est la maison de mon ami ? de Kiarostami et last but not least Qu’as-tu fait à la guerre, Papa ? de Blake Edwards.

Le programme complet est à consulter ici sur le site du Cinemed

13 oct. 2008

Ridley Scott de retour à la S-F

Trente après les classiques de la S-F que sont devenus Blade runner (1982) et Alien (1979), Ridley Scott retourne à ce genre The Forever War, d’après une nouvelle de Joe Haldeman parue en 1974.

Scott souhaitait adapter, à la suite de ces deux films, ce texte qu’il décrit comme de « la science-fiction épique, un peu de l’Odyssée avec une approche à la Blade runner, avec une brillante et désorientante prémisse » avec mais ne put mener son projet à terme pour des raisons de droits.

A noter que la nouvelle de Joe Hadelman estampillé culte a déjà été adapté en bande dessinée par le dessinateur Marvano (Mark Van Oppen).

Des décennies plus tard, Fox 2000 a donc acquis les droits de The Forever War que Scott tournerait prochainement après Nottingham avec Russell Crowe et peut-être de nombreux autres projets dont le thriller Child 44 et Gucci sur la célèbre et contreversée famille de la mode.

Une navette spatiale d'exploration est attaquée par les Taurans, une espèce extraterrestre belliqueuse. En 2009, afin de lutter contre cette menace, la Terre se réunit autour d'une force internationale du nom de l'AENU. Les humains vont former un bataillon de soldats au QI supérieur à la moyenne : la Grande Conscription. William Mandella, jeune étudiant en physique, sera enrôlé pour combattre durant la première guerre interstellaire. Une guerre qui durera jusqu'en 3143...

Tonnerre sous les tropiques / Ben Stiller

Mercredi 15 octobre sort la comédie évènement de et avec Ben Stiller, Tonnerre sous les tropiques.

Distribué par Paramount Pictures, ce film très attendu en France, mélange de comédie débridée, de film de guerre, de satire du milieu du cinéma hollywoodien, a remporté au 28 septembre 108 768 665 $ sur le territoire américain.
Ben Stiller, Jack Black et Robert Downey Jr sont les protagonistes de Tonnerre sous les tropiques, une comédie d’action sur un groupe d’acteurs égocentriques qui sont en route pour faire le film de guerre le plus cher de l’histoire. L’explosion du budget a contraint les studios a annuler le tournage mais le réalisateur, frustré, ne veut pas arrêter de filmer. Cela le mène à continuer son film dans la jungle du sud-est asiatique où ils vont rencontrer des types vraiment méchants.


Retrouvez sur Cinevip Boulevard, le blog de Cinévip, le site partenaire de Boulevard du cinéma où je vous invite à déambuler et dont je vous parlerai régulièrement, la critique enthousiaste de Tonnerre sous les tropiques à voir à partir du 15 octobre dans les salles françaises.

7 oct. 2008

James Bond, l’encyclopédie

Pour accompagner la sortie en salles du prochain James Bond, Quantum of solace (dernière bande-annonce à visionner ici avant la sortie le 31/10/08), l’éditeur Gründ propose aux fans de 007 un ouvrage très complet sur la saga intitulé James Bond, l’encyclopédie.

A lire donc sans modération, en complément au remarquable James Bond, création d'une légende de Laurent Bouzereau chez Flammarion (une somme impressionnante d'interviews + cd des génériques) avant de se jeter sur la salve d’éditions et de ré-éditions Blu-Ray (coffrets 3 et 6 B-D, Dr.No, Bon baisers et autres titres à l'unité) et DVD (coffret intégrale, Casino Royale édition deluxe) des missions bondiennes à paraître courant du mois.

Mot de l’éditeur

Cet ouvrage s'attache à tout ce qui fait James Bond - à commencer par la genèse du personnage, né de la plume du romancier Fleming. Vous y découvrirez aussi ce fait son style. L'Encyclopédie aborde ensuite les personnages de méchants, les inoubliables James Bond Girls, et toute une galerie de seconds rôles moins accessoires qu'il n'y paraît. Deux sections, très détaillées, sont consacrées aux véhicules et aux armes, ainsi qu'aux fameux gadgets, qui facilitent les missions de James Bond. Enfin, pour chaque volet de la saga, une double page propose une notice détaillée, des anecdotes de tournage et des gros plans sur les " contributeurs de l'ombre ".

The Mist / Frank Darabont

The Mist de Frank Darabont d’après Stephen King est disponible en DVD chez Tf1 Vidéo dans une belle édition 2 disques comprenant making-of, scènes coupées, conversation entre Darabont et King et surtout la possibilité de visionner une version en N&B du film choisi par le réalisateur pour son côté irréaliste en hommage aux films des 60’s. Des considérations économiques ont poussé Darabont à utiliser la couleur pour l’exploitation en salles de ce film fantastique à découvrir ou re-découvrir d’urgence.


Tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d'autres habitants terrorisés. David ne tarde pas à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures...
Leur seule chance à tous de s'en sortir consiste à s'unir. Mais est-ce possible quand on connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique, David se demande ce qui est le plus effrayant : les monstres qui rôdent dans la brume ou ses semblables réfugiés dans le supermarché ?


Après les académiques Les évadés et La ligne verte, Frank Darabont adapte pour la troisième fois Stephen King avec The Mist, une série B horrifique très réussie à placer entre La guerre des mondes de Spielberg et Fog de Carpenter.

Avec cette histoire de brume dissimulant des monstres lovecraftiens, The Mist évoque d’emblée le film précité de Carpenter à qui il fait un clin d’œil au début de l’aventure via le visuel de l’affiche de The Thing présent dans le studio du héros.

Très vite The Mist prend la forme d’un huis clos oppressant en mettant aux prises un microcosme composé de locaux d’une bourgade du Maine, réuni dans le temple de la consommation, un supermarché, avec des créatures fantastiques particulièrement belliqueuses mais aussi avec le pire ennemi qui soit : l’homme lui-même. Même s’il met en scène de pures scènes de genre, quelques affrontements mouvementés avec les créatures où la qualité des effets spéciaux est variable, le récit prend le temps d’examiner la part d’animalité de l’homme en situation de crise et de panique, une peur primale attisée par les prédications apocalyptiques d’une bigote démente jouée par l’excellente Marcia Gay Arden (Mystic river, Pollock). Là réside la grande qualité du film, dans une représentation terrible de l’hystérie collective, des dégâts du fanatisme religieux sur les esprits les plus fragiles.

En père courage, Thomas Jane (Peur bleue, The Punisher), plutôt bon, lutte contre l’ennemi venant de l’extérieur et de l’intérieur. La tension, exacerbée par cette unité de lieu, va crescendo jusqu’à un affrontement dramatique entre deux clans rivaux devant les caisses du supermarché, le lieu familial américain par excellence. De plus les effets spéciaux se font plus discrets dans la seconde partie avec ces échappées dans la brume épaisse où Darabont jouer habilement avec la peur de l’inconnu, de l’invisible.

Produit par un grand studio, The Mist est donc un film de monstre particulièrement subversif par sa critique des pratiques de l’armée (voir Godzilla, The Host), des dérives du fondamentalisme religieux, sa représentation pessimiste de l’humanité (seul un petit cercle d’individus croient en des valeurs fondamentales en période de crise comme la solidarité ou le courage), un recours fréquent au suicide ou ses plans explicites et suggérés d’enfants sacrifiés à cause de la folie des hommes.

Traumatisante, d’une noirceur absolue, la fin de The Mist est loin du happy end de rigueur dans ce genre de grosse production : cohérente au regard du déroulement du récit bien conduit et surprenant de ce grand film de monstres venu du pays de l’oncle Sam.

6 oct. 2008

Inglorious bastards / Quentin Tarantino

Contrairement à ce qui était ici annoncé ici selon un papier de L’express.fr, l’actrice française Isabelle Huppert ne participera pas, toujours selon le site, au tournage du prochain Tarantino, Inglorious Bastards.
Déçu par le manque de ponctualité de l’actrice à ses rendez-vous, à son refus de donner une réponse définitive, le réalisateur de Kill Bill serait à la recherche d’une autre grande star française.

En bonus voici ci-contre une photo d’une petite ferme à la française construit dans la ville de Sebnitz, en Allemagne, figurant dans la scène d'ouverture du film.



Photo issue de The Quentin Tarantino Archives à explorer ICI

5 oct. 2008

L'île du Docteur Moreau (1977) / Don Taylor

La version de 1977 de L’île du Docteur Moreau de Don Taylor est sortie en DVD chez Wilde Side le 30 septembre dernier.

Naufragés sur une île apparemment déserte, trois hommes se font attaquer par d'étranges créatures. Seul l’un d’eux, Braddock, survit, grâce à un indigène qui le présente au maître des lieux, le docteur Moreau, qui se livre à d'étranges expériences. Découvrant l'horreur, Braddock cherche alors à fuir avec Maria, rencontrée sur l'île.

Deuxième adaptation officielle de l’œuvre de H.G Wells (1896), après la version de 1932 de Erle C.Kenton avec Charles Daughton dans le rôle titre, L’île du Docteur Moreau de Don Taylor réalisé en 1977 bénéficie d’un casting impeccable, autour de Burt Lancaster, Michael York et Barbara Carrera, ainsi que des maquillages de l’oscarisé John Chambers (La planète des singes). Le roman d’anticipation de Wells sera porté à l’écran en 1996 par John Frankenheimer avec Marlon Brando et Val Kilmer : un ratage total.

La présente version est produite par une petite société de production A.I.P spécialisée dans les séries B & Z à laquelle Roger Corman s’est associé dès 1955 pour The fast and the furious. A.I.P produira et diffusera par la suite des titres comme I was a teenage werewolf (1957), Le masque de la mort rouge (1964) avec Vincent Price dans son cycle de relectures de l’œuvre d’Edgard Allan Poe ou des films de blackexploitation comme Blacula, le vampire noir. A noter que A.I.P a assuré la diffusion de Boxar Bertha de Martin Scorsese produit par un certain Corman.

Alors à la fin de sa carrière Burt Lancaster est engagé, aux côtés de Michael York à la carrière confidentielle (Cabaret, L’âge de cristal) et de la sublime mannequin Barbara Carrera, pour interpréter le machiavélique Docteur Moreau sous la direction de l’ancien acteur Don Taylor dont la premier long en tant que réalisateur en solo est Les évadés de la planète des singes (1971).

Sur un sujet passionnant vecteur de nombreuses questions philosophiques et éthiques (la part d’animalité dans l’homme, la question des manipulations génétiques), Don Tylor livre une série B divertissante qui compense son manque d’ampleur dans la mise en scène et de rigueur dans le traitement des personnages secondaires par une interprétation de qualité et des maquillages assez phénoménaux, du moins pour l’époque, dûs à John Chambers.

En disciple de Frankenstein, coupable d’hubris, le docteur Moreau tel qu’interprété par Lancaster est loin du savant fou sadique ou baroque qu’ont respectivement joués Laughton et Brando : un scientifique acharné, cultivé et plutôt avenant du moins au début de l’aventure. Mais rongé par cette obsession d’égaler Dieu (donner naissance à des créatures hybrides) il bascule dans une folie destructrice. Michael York, double du spectateur, traduit parfaitement l’horreur et le trouble face aux horribles expériences de Moreau. Doté d’un personnage énigmatique Barbara Carrera est d’une sensualité torride qui contraste avec l’aspect repoussant des créatures de Moreau dont John Chambers a assuré le maquillage convaincant après celui de La planète des singes (1968), clin d’œil pour les nostalgiques de ce remarquable film d’anticipation.

Nonobstant une poursuite initiale, brute et nerveuse, dans la luxuriante forêt, mettant en scène York face à des créatures invisibles, le film de Taylor souffre d’une mise en scène paresseuse et d’un rythme indolent à l’image de ses décors naturels presque plus utilisés pour la romance (cadre d’une idylle convenue entre York et Carrera) et l’excursion découverte que pour l’action anxiogène.

Cette seconde version du chef d’œuvre de H.G Wells séduira les nostalgique de La planète des singes qu’il rappelle par bien des aspects notamment les maquillages réussis de John Chambers et le charisme de ses interprètes, le puissant Burt Lancaster et la torride Barbara Carrera dont le dernier plan énigmatique constitue une fin ouverte des plus réussies.

Test DVD

Aspects techniques

Concernant le transfert du film le format cinéma aux alentours du 1.85 est respecté. Le master restauré par Wild Side offre un rendu assez lumineux. Quant aux pistes audio elles livrent un mono d’époque plutôt clair mais sans véritable relief.

Bonus

Au niveau des bonus, outre les traditionnelles galeries photos, filmographies, le disque comporte deux compléments d’un quart d’heure chacun d’intérêt relatif.
Le premier, de loin le plus intéressant, est un court entretien avec le critique et historien Gérard Lenne qui évoque l’histoire de la société de production A.I.S (les amateurs de séries B & Z seront conquis par la liste de titres mentionnés), le choix des comédiens tout en donnant quelques éléments d’analyse de ce film fantastique à la conclusion réussie. Le critique spécialiste Christophe Lemaire intervient dans la même durée pour une déclaration d’amour à la belle Barbara Carrera bien connue pour son rôle de James Bond dans Jamais plus jamais, titre phare d’une carrière cinéma (elle se consacre désormais à ses peintures à l’huile de stars hollywoodiennes) ponctuée de seconds voire de troisièmes rôles dans des productions navrantes.

4 oct. 2008

George Lucas est en « think mode » au sujet d’un nouvel Indiana Jones

Harrison Ford a déclaré récemment au Los Angeles Time que George Lucas est en « think mode » au sujet d’un nouvel Indiana Jones.

Ravi du résultat d’Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal qui a remporté 318 millions $ sur le territoire américain et 770 millions dans le monde entier, l’acteur de 66 ans trouve l’idée, de donner une suite aux aventures du célèbre archéologue au Fedora, folle mais géniale et attractive. Il ajoute que, vu l'expérience positive du dernier opus, il n'est pas étonnant que quelques personnes veulent poursuivre l'aventure; l'idée d'un revival étant à porter selon lui au crédit des génies à savoir Spielberg et Lucas.

Réalisé par Steven Spielberg, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal débarque en DVD et Blu-Ray le 14 octobre prochain en zone 1.

Inglorious bastards / Quentin Tarantino

Encore du nouveau pour le casting d’Inglorious Bastards de Quentin Tarantino qui s’agrandit de jour en jour de bien belle manière : international, hétéroclite, surprenant comme d’habitude.

Autour de Brad Pitt qui interprètera un « bouseux du Tennesse montant une équipe de huit soldats juif américains pour aller se friter avec les nazis », Eli Roth, Mike Myers, Michael Fassbender (300, Eden lake) et Diane Kruger en actrice allemande saboteuse, Tarantino a enrôlé pour son film de guerre très attendu un groupe d’actrices françaises : Mélanie Laurent, Léa Seydoux (La belle personne), Anne-Sophie Franck. De plus, selon le site de L’express, Isabelle Huppert vient de rejoindre la distribution d'Inglorious Bastards que Tarantino s'apprête à tourner en Allemagne et en France, du 9 octobre à la fin de janvier 2009. L'actrice jouera la propriétaire d'un cinéma parisien, qui recueille une jeune juive (Mélanie Laurent) décidée à venger sa famille, exécutée sous ses yeux par les SS.

Inglorious Bastards qui devrait sortir en salles en deux parties comme Kill Bill suivra, durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de soldats Alliés condamnés à mort qui se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission-suicide en territoire ennemi.

Kung-Fu Panda 2

La suite du film d’animation des studios DreamWorks, Kung-Fu Panda, sera réalisée en 3-D pour une sortie le 3 Juin 2011.

Réalisé Jennifer Yu Helson, le film réunira à nouveau Jack Black, Angelina Jolie et les autres membres du casting voix original pour une nouvelle aventure en 3-D, le nouveau standard pour les films de DreamWorks Animation de l’année prochaine, projetée dans les salles traditionnelles et équipées IMAX du monde entier.

Kung-Fu Panda qui a totalisé 626 millions de $ de recettes mondiales sortira en DVD et Blu-ray le 9 Novembre en zone 1.