31 janv. 2009

Un biopic sur Ian Fleming par le scénariste d'Un coeur invaincu

Le scénariste John Orloff (Un coeur invaincu) est rattaché au projet d'un biopic sur la vie du créateur de James Bond, Ian Fleming.

Intitulé Fleming, ce film est produit, pour Warner Bros, par la compagnie de Leonardo Di Caprio, Appian Way. Sera évoqué la vie agitée de l'écrivain et journaliste qui fut officier dans la marine britannique avant d'être l'auteur de nombreux romans de 007 comme Live and Let Die, The Spy Who Loved Me et Goldfinger.

Fleming fut également l'auteur d'un livre pour enfant Chitty Chitty Bang Bang. Il mourut en 1964.

Orloff est de plus rattaché, respectivement pour Playton et la Warner, aux films How Starbucks Saved My Life et Guardians of Ga'Hoole.


Neil Marshall remonte le temps

Le prochain film de Neil Marshall (The Descent, Doomsday) sera un thriller se déroulant en 117 après Jésus-Christ.

Dans ce film intitulé Centurion, un jeune romain cherche à venger ses proches des Pictes.

Au niveau du casting sont annoncés Olga Kurylenko (Quantum of solace), Michael Fassbender (Eden Lake) et Dominic West (300).

27 janv. 2009

Spielberg a commencé de tourner les aventures de Tintin

Après un retard dans la production, Steven Spielberg vient tout juste d’attaquer à Los Angeles le tournage de Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne.

Financé par les studios Paramount et Sony Pictures pour plus de 100M$ ce film très attendu tourné en 3D affiche un casting inattendu : Jamie Bell (Billy Elliot) en Tintin, Daniel Craig en Rackham Le Rouge, Andy Serkis (King Kong) en capitaine Haddock...et un certain Gad Elmaleh dans un rôle inconnu.

Ce film sortira dans les salles en mai 2011.

Peter Jackson se chargera de prendre le relais au réalisateur d’E.T pour réaliser la suite des aventures du célèbre reporter crée par Hergé.

25 janv. 2009

Slumdog Millionaire / Danny Boyle

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.

Après son brillant film de S-F Sunshine, l’éclectique Danny Boyle (Trainspotting, La plage, 28 jours plus tard) est de retour avec surprise, l’adaptation d’un d'un roman indien de Vikas Swarup "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire".

Après un long séjour en Inde de plusieurs mois pour repérer les lieux et trouver son casting, le réalisateur britannique a tourné entièrement en décors naturels dans ces bidonvilles (slums) où les équipes occidentales ne s’aventurent jamais. Pour capter la vie qui grouille dans ces lieux miséreux les techniciens ont utilisé le dernier cri en petite caméra numérique comme la Canoncam, un appareil photo capable de prendre 12 images par seconde.

On retrouve dans ce conte à la Dickens transposé à Bollywood l’indéniable sens visuel de Boyle. Dès l’ouverture sa caméra bondissante colle aux basques de son jeune héros pourchassé par la police dans le dédale d’un bidonville et enregistre les couleurs saturées (beau travail du chef op Anthony Dod Mantle), l’agitation permanente des habitants, l’incroyable énergie comme la misère qui se dégage de cette Inde contrastée bien loin de la représentation exotique de carte postale que renvoyait récemment le dernier film de Wes Anderson A bord du Darjeeling Limited centré, il est vrai, sur le point de vue d’Occidentaux en visite.

S’appuyant sur le formidable talent d’ acteurs locaux, professionnels (Dev Patel et Anil Kapoor sont des stars dans leur pays) comme novices (les plus jeunes sont d’un naturel bouleversant), Boyle raconte, sur un rythme échevelé en accord avec l’énergie de l’Inde du XXI ème siècle, le parcours incroyable, chargé en péripéties et situations dramatiques, d’un jeune garçon des bidonvilles aux plateaux de télé. Son scénario repose sur un schéma narratif que d’aucuns jugeront simpliste et répétitif consistant en une succession de question/flashback. Accusé de tricherie, Jamal subit, avant la finale, un interrogatoire policier tendu où il associera sa connaissance des réponses aux souvenirs de son enfance agitée. Mais les personnages sont si attachants et chaque histoire si riche sur le plan dramatique et visuel que cette ossature scénaristique un peu rigide est vite acceptée.

En dosant habilement un style percutant avec les attributs du film Bollywood (explosion de couleurs, romance mélodramatique, situations picaresques…) Boyle livre un film passionnant entre comédie, drame et action, virevoltant, plein d’émotions mais jamais racoleur, ni misérabiliste en relatant les contradictions d’un pays en pleine mutation où les très pauvres côtoient les très riches (voir la scène mémorable de la rencontre entre Jamal et son idole de cinéma) et où un orphelin pauvre se retrouve par amour sur les plateaux de la plus populaire des émissions.

Il se dégage de ce conte romanesque à la fois drôle et tragique, terrifiant et enivrant une énergie communicative et une forte puissance émotionnelle qui en font un candidat sérieux pour les prochains Oscars.

Les Proies / Gonzalo Lopez-Gallego

Quim roule dans une région isolée en suivant une route sinueuse et se perd. En essayant de se repérer, il est soudain la cible de tirs en provenance de la montagne. Alors qu’il tente d’échapper aux projectiles, il rencontre une jeune femme qui semble perdue et vit apparemment le même cauchemar que lui. Méfiants l’un envers l’autre, ils décident néanmoins d’unir leurs forces pour quitter cette forêt hostile, glaciale et semer leurs poursuivants.

Après les récents succès de L’Orphelinat et de R.E.C le cinéma de genre espagnol livre un nouveau produit efficace qui, à défaut de bousculer le spectateur comme l’avait fait son modèle affiché Délivrance ou bien tout récemment l’éprouvant Eden Lake, fera frémir le spectateur: Les Proies. Si le pitch de ce survival ibérique est des plus simples son traitement s’avère plutôt réussi : le réalisateur Gonzalo Lopez-Gallego fait monter lentement l’angoisse en utilisant toutes les potentialités plastiques et dramatiques de cette forêt, véritable troisième personnage du film, où est traqué son énigmatique duo.

La psychologie des deux personnages principaux étant réduite au strict minimum, de minimes infos sur leur identité glanées ici et là, l’empathie éprouvée pour les victimes se gagnera à coup de plans serrés sur les visages apeurés et meurtris.

La progression dramatique manque parfois de tenue jusqu’à la révélation de l’identité des tueurs qui vient relancer la tension pour un dernier tiers éprouvant et implacable.

L’affrontement final se déroule dans un décor naturel fantomatique dont la géométrie est parfaitement exploitée. Dommage que l’emploi maladroit de quelques plans subjectifs à la manière de ces jeux vidéo violents de tirs comme Doom appuie lourdement un propos réflexif sur la contamination du réel par virtuel qui envahit de plus en plus le quotidien de certaines personnes.

En dépit de quelques maladresses de mise en scène et de caractères trop esquissés, Les proies est un exercice de style convaincant dont le principal atout est son angoissant décor principal, une forêt qui a des yeux…perçants et inquiétants.


Test DVD

Piqué, colorométrie, contrastes sont très satisfaisants comme les mixages audio de cette édition Wild Side aujourd’hui dans les bacs.


Au rayon bonus, le disque affiche tout d’abord une intéressante interview de 26’ effectuée au dernier Festival de Gérardmer où le réalisateur revient sur son parcours, la pré-production, les conditions de tournage ainsi que sur ses intentions… qui ne se révèlent pas vraiment raccord avec le résultat final à l’écran.

Autre bonus de choix un bon court-métrage réalisé par Gonzalo Lopez-Gallego en 2005 installe en 5’ une ambiance anxiogène imprégnée de fantastique (variation sur le thème du vampirisme) très prometteuse.

Enfin une galerie de photos et un module sur les repérages permettent au disque d’atteindre son objectif qualitatif au rayon des suppléments.

24 janv. 2009

Les nominés pour les César 2009

La catégorie Meilleur Film comporte cette année 7 nominations au lieu de 5 précédemment.

Le dyptique Mesrine totalise 10 nominations ; Le premier jour du reste de ta vie, Séraphine et Un conte de Noël enregistrent quant à eux 9 nominations. La dernière Palme d’Or, Entre les murs, récolte cinq nominations. A noter la maigre nomination, dans cette liste où prédominent les drames, du phénomène Bienvenue chez les Ch’tis pour le scénario original.

Cette soirée animée par Antoine de Caunes et présidée par Charlotte Gainsbourg sera retransmise en direct sur Canal + du théâtre du Châtelet de Paris le vendredi 27 février.

Dustin Hoffmann recevra un César d’honneur des mains de sa partenaire de Kramer contre Kramer, Meryl Streep.


Meilleur film

- Mesrine : l'instinct de mort de Jean-François Richet
- Entre les murs de Laurent Cantet
- Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel
- Paris de Cédric Klapisch
- Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezancon
- Seraphine de Martin Provost
- Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin

Meilleur acteur

- Vincent Cassel pour Mesrine
- François-Xavier Demaison pour Coluche, l'histoire d'un mec
- Guillaume Depardieu pour Versailles
- Albert Dupontel pour 2 jours à tuer
- Jacques Gamblin pour Le premier jour du reste de ta vie

Meilleure actrice

- Yolande Moreau pour Seraphine
- Catherine Frot pour Le Crime est notre affaire
- Kristin Scott Thomas pour Il y a longtemps que je t'aime
- Tilda Swinton pour Julia
- Sylvie Testud pour Sagan

Meilleur réalisateur

- Arnaud Desplechins pour Un conte de Noël
- Jean-François Richet pour Mesrine
- Martin Provost pour Seraphine
- Laurent Cantet pour Entre les murs
- Rémi Bezançon pour Le premier jour du reste de ta vie

Meilleur film étranger

- Gomorra de Matteo Garrone
- Le silence de Lorna des frères Dardenne
- Two lovers de James Gray
- Valse avec Bachir d'Ari Folman
- Eldorado de Bouli Lanners
- There will be blood de Paul Thomas Anderson
- Into the wild de Sean Penn

Meilleur acteur dans un second rôle

- Claude Rich pour Aide-toi, le ciel t'aidera
- Pierre Vaneck pour 2 jours à tuer
- Roschdy Zem pour La Fille de Monaco
- Benjamin Biolay pour Stella
- Jean-Paul Roussillon pour Un conte de Noël

Meilleure actrice dans un second rôle

- Elsa Zylberstein pour Il y a longtemps que je t'aime
- Edith Scob pour L'Heure d'été
- Karin Viard pour Paris
- Jeanne Balibar pour Sagan
- Anne Consigny pour Un conte de Noël

Meilleur jeune espoir masculin

- Ralph Amoussou pour Aide-toi, le ciel t'aidera
- Grégoire Leprince-Ringuet pour La Belle personne
- Marc-André Grondin pour Le premier jour du reste de ta vie
- Pio Marmai pour Le premier jour du reste de ta vie
- Laurent Capelluto pour Un conte de Noël

Meilleur jeune espoir féminin

- Léa Seydoux pour La Belle personne
- Louise Bourgoin pour La Fille de Monaco
- Déborah François pour Le premier jour du reste de ta vie
- Anaïs Demoustier pour Les grandes personnes
- Marilou Berry pour Vilaine

Meilleur scénario original

- Bienvenue chez les Ch'tis (Danny Boon, Alexandre Charlot, Franck Magnier)
- Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
- Le premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
- Séraphine (Marc Abdelnour, Martin Provost)
- Un conte de Noël (Emmanuel Bourdieu, Arnaud Desplechin)

Meilleure adaptation

- 2 jours à tuer (Eric Assous, Jean Becker, François D'Epenoux)
- Entre les murs (François Bégaudeau, Robin Campillo, Laurent Cantet)
- La Belle personne (Gilles Taurand, Christophe Honoré)
- Le Crime est notre affaire (François Caviglioli, Clémence De Biéville, Victoria Lafaurie)
- Mesrine : L'Instinct de mort (Abdel Raouf Dafri, Jean-Francois Richet)

Meilleur documentaire

- Elle s'appelle Sabine de Sandrine Bonnaire
- J'irai dormir à Hollywood d'Antoine de Maximy
- Les plages d'Agnès d'Agnès Varda
-Tabarly de Pierre Marcel
- La vie moderne de Raymond Depardon

23 janv. 2009

Les nominés pour la 81ème édition des Oscars

Les nominations pour la 81ème édition des Oscars viennent d'être dévoilées.

L'Etrange Histoire de Benjamin Button part grand favori avec 13 nominations.

Danny Boyle et son Slumdog Millionaire transformera-t-il ses nombreux Golden Globes en Oscars ?

Entre les murs représentera la France dans la catégorie Meilleur Film Etranger.

Après le Golden Globes du meilleur second rôle pour sa prestation hallucinante dans The Dark Knight, le regretté Heath Ledger pourrait recevoir l'Oscar à titre posthume.

A noter l’absence dans cette liste de nominations de première catégorie pour le drame Les noces rebelles, pourtant un candidat sérieux pour lequel Kate Winslet avait remporté un Golden Globes. L'actrice britannique est en lice pour le prix de Meilleure actrice grâce à sa performance annoncée comme incroyable dans The Reader de Stephen Daldry.



Meilleur film
Frost / Nixon, l'heure de vérité, de Ron Howard
Harvey Milk, de Gus Van Sant
Le Liseur, de Stephen Daldry
L'Etrange Histoire de Benjamin Button, de David Fincher
Slumdog Millionaire, de Danny Boyle

Meilleur réalisateur
Ron Howard (Frost / Nixon, l'heure de vérité)
Gus Van Sant (Harvey Milk)
Stephen Daldry (Le Liseur)
David Fincher (L'Etrange Histoire de Benjamin Button)
Danny Boyle (Slumdog Millionaire)

Meilleur acteur
Frank Langella (Frost / Nixon, l'heure de vérité)
Sean Penn (Harvey Milk)
Brad Pitt (L'Etrange Histoire de Benjamin Button)
Richard Jenkins (The Visitor)
Mickey Rourke (The Wrestler)

Meilleure actrice
Meryl Streep (Doute)
Melissa Leo (Frozen River)
Kate Winslet (Le Liseur)
Angelina Jolie (L'Echange)
Anne Hathaway (Rachel Getting Married)

Meilleur acteur dans un second rôle
Philip Seymour Hoffman (Doute)
Josh Brolin (Harvey Milk)
Michael Shannon (Les Noces rebelles)
Heath Ledger (The Dark Knight, Le Chevalier Noir)
Robert Downey Jr. (Tonnerre sous les Tropiques)

Meilleure actrice dans un second rôle
Viola Davis (Doute)
Amy Adams (Doute)
Taraji P. Henson (L'Etrange Histoire de Benjamin Button)
Marisa Tomei (The Wrestler)
Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona)

Meilleur scénario original

Be Happy (Mike Leigh)
Bons Baisers de Bruges (Martin McDonagh)
Frozen River (Courtney Hunt)
Harvey Milk (Dustin Black Lance)
WALL·E (Peter Docter, Andrew Stanton)

Meilleur scénario adapté
Doute (John Patrick Shanley)
Frost / Nixon, l'heure de vérité (Peter Morgan)
Le Liseur (David Hare)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Eric Roth, Robin Swicord)
Slumdog Millionaire (Simon Beaufoy)

Meilleur film étranger
Departures
Entre les murs
La Bande à Baader
Revanche
Valse avec Bachir

Meilleure photographie
Le Liseur (Roger Deakins, Chris Menges)
L'Echange (Tom Stern)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Claudio Miranda)
Slumdog Millionaire (Anthony Dod Mantle)
The Dark Knight, Le Chevalier Noir (Wally Pfister)

Meilleurs décors
L'Echange (Gary Fettis, James J. Murakami)
Les Noces rebelles (Debra Schutt, Kristi Zea)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Donald Graham Burt, Victor J. Zolfo)
The Dark Knight, Le Chevalier Noir (Nathan Crowley, Peter Lando)
The Duchess (Rebecca Alleway, Michael Carlin)

Meilleurs costumes
Australia (Catherine Martin)
Harvey Milk (Danny Glicker)
Les Noces rebelles (Albert Wolsky)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Jacqueline West)
The Duchess (Michael O'Connor)

Meilleurs maquillages

Hellboy II les légions d'or maudites (Mike Elizalde, Thom Floutz)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Greg Cannom)
The Dark Knight, Le Chevalier Noir (John Caglione Jr., Conor O'Sullivan)

Meilleur son
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Ren Klyce, David Parker (II), Michael Semanick, Mark Weingarten)
Slumdog Millionaire (Resul Pookutty, Richard Pryke, Ian Tapp)
The Dark Knight, Le Chevalier Noir (Lora Hirschberg, Ed Novick, Gary Rizzo)
WALL·E (Ben Burtt, Tom Myers, Michael Semanick)
Wanted : choisis ton destin (Petr Forejt, Chris Jenkins, Frank A. Montaño)

Meilleur montage sonore
Iron Man (Christopher Boyes, Frank Eulner)
Slumdog Millionaire (Tom Sayers)
The Dark Knight, Le Chevalier Noir (Richard King)
WALL·E (Ben Burtt, Matthew Wood)
Wanted : choisis ton destin (Wylie Stateman)

Meilleurs effets visuels
Iron Man (Shane Mahan, John Nelson, Ben Snow, Dan Sudick)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Eric Barba, Edson Williams)
The Dark Knight, Le Chevalier noir (Chris Corbould, Nick Davis, Paul Franklin, Tim Webber)

Meilleure chanson
Slumdog Millionaire (Maya Arulpragasam, Gulzar, A.R. Rahman)
WALL·E (Peter Gabriel, Thomas Newman)

Meilleure musique
Harvey Milk (Danny Elfman)
Les Insurgés (James Newton Howard)
L'Etrange Histoire de Benjamin Button (Alexandre Desplat)
Slumdog Millionaire (A.R. Rahman)
WALL·E (Thomas Newman)

Meilleur court métrage
Manon sur le bitume (Elizabeth Marre, Olivier Pont)
New Boy (Tamara Anghie, Steph Green)
On the line (Reto Caffi)

Meilleur court métrage d'animation
La Maison en petits cubes (Kunio Kato)
Lavatory - Lovestory (Konstantin Bronzit)
Oktapodi (Thierry Marchand, Emud Mokhberi)
Presto (Doug Sweetland)
This Way up (Adam Foulkes, Alan Smith)

Meilleur court métrage documentaire
Smile Pinki
The Conscience of Nhem En
The Final Inch
The Witness - From the balcony of room 306

Meilleur film d'animation
Kung Fu Panda (Mark Osborne, John Stevenson)
Volt, star malgré lui (Byron Howard, Chris Williams)
WALL·E (Andrew Stanton)

Meilleur film documentaire
Encounters at the end of the World (Werner Herzog, Henry Kaiser)
Le Funambule (Simon Chinn, James Marsh)
Spielzeugland (Jochen Alexander Freydank)
The Betrayal (Ellen Kuras, Thavisouk Phrasavath)
The Garden (Scott Hamilton Kennedy)
The Pig (Dorte Hogh, Tivi Magnusson)

19 janv. 2009

Les Insurgés / Edward Zwick

En 1941, les armées d'Hitler envahissent l'Europe. Leur implacable progression coûte la vie à des millions de juifs. Pour trois hommes, cette tragédie marque le début d'une guerre dans la guerre. Lorsque leur petit village d'Europe de l'Est est envahi, les frères Bielski se réfugient dans une profonde forêt qu'ils connaissent depuis leur enfance. Ils se contentent d'abord de survivre mais la rumeur de leur exploit se répand et d'autres les rejoignent, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, prêts à tout risquer pour rester vivants et libres. Peu à peu, les trois frères vont recueillir des centaines de pourchassés et contrecarrer les plans de leurs redoutables attaquants. Face à l'adversité, au nom de ceux qu'ils ont perdu, ils vont sauver plus d'un millier de vies...

Réalisateur de Les Insurgés, Edward Zwick est un adepte de l’aventure cinématographique épique et du drame lyrique qu’il a souvent transformés en échecs artistiques en raison d’un héroïsme outrancier et lourdingue (Le dernier samouraï) ou bien d’un mélodramatique empesé (Légendes d’automne).

Blood Diamond reste de loin son meilleur film : un palpitant film d’action sur fond de contrebande de diamants où la réalisation percutante met en vedette un Leonardo Di Caprio formidable en anti-héros cynique et torturé.

Avec Les Insurgés Zwick porte à l’écran une histoire vraie, celle méconnue de la fratrie des Bielski, des juifs biélorusses qui sauvèrent un millier de persécutés par les armées d’Hitler en les cachant dans la forêt de leur enfance.

Si l’intention de rendre honneur à ces héros oubliés est louable et respectable force est de constater que Zwick parvient rarement à faire décoller son film à cause d’une réalisation trop plate qui illustre un scénario manquant curieusement de puissance dramatique.

Passé une exposition réussie sur la fuite vers la forêt, le récit s’enlise dans la description du quotidien de la communauté fondée par les Bielski : description des tâches journalières, opérations de ravitaillement, lutte contre les intempéries, histoires d’amour naissantes…

On sent Zwick ému par le sort de ces persécutés à détailler de manière très feuilletonesque (2H19 de métrage!!!) leur fuite vers la liberté… le problème est que le film multiplie les erreurs narratives (ellipses incompréhensibles comme l’évasion du ghetto), les options de mise en scène douteuses (une action porteuse de tension dramatique est sacrifiée par le montage à coup de ralentis), les élans emphatiques (Craig jugé sur son cheval blanc dans une posture héroïque ridicule déclamant à son auditoire des tirades emphatiques « Chaque jour de liberté est un acte de foi »), les intrigues secondaires (le frère dissident au service des Russes) qui désamorcent peu à peu l’empathie que l’on peut éprouver pour la troupe des Bielski et nuisent au rythme et à la facture du film qui ne manquent cependant pas de qualités.

L’interprétation solide du trio masculin qui incarne des héros imparfaits permet à ces Insurgés de tenir le cap. A travers le personnage de Daniel Craig (ultra-charismatique), de loin le plus étoffé de la fratrie, le film aborde la question de l’héroïsme en temps de guerre et de la difficulté de conserver son humanité dans les pires circonstances.

La dernière demi-heure qui voit les insurgés affronter les assauts de l’armée hitlérienne dans cette forêt protectrice permet de retrouver le sens du spectaculaire, du découpage d’une scène d’action, du Zwick de Blood Diamond.

Mais l’ensemble reste trop imparfait pour faire de ces Insurgés un récit de guerre inoubliable. Malgré de bonnes intentions, faire un devoir de mémoire, Les Insurgés d’Edward Zwick n’est malheureusement pas à la hauteur de son sujet fort.

17 janv. 2009

Elle viendra pas / Olivier Serrano (court-métrage)

Réalisé par Olivier Serrano, voici un sympathique court-métrage de 12 minutes intitulé Elle viendra pas.
Le scénario est signé Matthieu Choquet et les deux rôles principaux sont interprétés par Antoine Laurent et Aymeric Cormerais aperçu récemment dans Le premier jour du reste de ta vie.


Le pitch: Nils (Antoine Laurent) veut présenter sa petite amie à Pablo (Aymeric Cormerais) mais elle n'arrive pas. Entre les deux amis, la tension monte.


14 janv. 2009

Ensemble c'est tout / Claude Berri

En hommage à Claude Berri récemment disparu voici la critique de son dernier film de réalisateur, Ensemble c'est tout.

La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit. Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle.

Adapté du best-seller d'Anna Gavalda Ensemble c'est tout, ce dernier film de Claude Berri est dans la veine de son précédent, L'un reste, l'autre part (2005) : du cinéma vériste parsemé de détails autobiographiques.

Quatre personnages bousculés par la vie vont unir leurs solitudes pour apprendre à être heureux ensemble.

Autour de ce quatuor aux caractères bien distincts développés avec conviction par des acteurs formidables (Canet n'a jamais été aussi bon, Tautou en petit oiseau blessé est touchante, Laurent Stocker et Florence Bertin sont remarquables) Berri trouve le ton juste, entre mélancolie, émotion et drôlerie pour parler d'amitié, de solidarité, d'amour comme rempart à la solitude, la vieillesse et l'aliénation.

La caméra scrute les visages, les regards pour dévoiler la vérité de chacun, révéler les faiblesses et les doutes ainsi que les élans du coeur ou bien la générosité cachée derrière le masque de la rudesse.

Cette chronique généreuse et attachante sur une famille recomposée ravit le coeur en illustrant avec pudeur et tendresse un vieil adage, l'union fait la force.

13 janv. 2009

Walkyrie

Walkyrie marque le retour de Bryan Singer trois ans après Superman returns à un cinéma réaliste en l'occurence basé sur des faits réels et celui de Tom Cruise dans un rôle principal après l'échec de sa production Lions et agneaux. Dire que ce film de guerre est très attendu est un doux euphémisme!
Prévu pour le 28 janvier en France Walkyrie a totalisé en 2 semaines 72M$ au box-office américain.
Retrouvez ICI en guise d'amuse bouche les six premières minutes.

Le pitch


Gravement blessé au combat, le colonel Claus von Stauffenberg revient d'Afrique et rejoint la Résistance allemande pour aider à mettre au point l'Opération Valkyrie, un plan complexe qui va permettre d'abattre Hitler et de mettre en place un gouvernement d'opposition. Mais le destin et les circonstances vont s'allier pour forcer Stauffenberg, qui n'était qu'un des nombreux conspirateurs, à jouer un rôle de premier plan dans la conspiration. Il va non seulement devoir diriger le coup d'Etat pour prendre le contrôle du gouvernement, mais c'est aussi lui qui sera chargé de tuer Hitler...

L'Opération Walkyrie était à l'origine un plan national d'urgence élaboré par Hitler lui-même pour protéger l'intégrité du gouvernement en cas d'émeute ou de tentative d'assassinat du Führer. Il s'agissait de faire appel aux réservistes pour qu'ils prennent le contrôle des infrastructures-clés de l'Etat jusqu'à ce que l'ordre soit rétabli. Les conspirateurs menés par Stauffenberg ont donc tenté de retourner cette stratégie à leur avantage. En modifiant secrètement ce plan minutieux, la résistance espérait pouvoir assassiner Hitler et reprendre le pouvoir aux nazis, avant de mettre en place leur propre gouvernement.

12 janv. 2009

Golden Globes 2009

Diffusés en direct sur NBC, la cérémonie des Golden Globes 2009 s'est déroulée hier au Beverly Hilton Hotel, à Beverly Hills.

Les grands gagnants sont les britanniques Kate Winslet avec deux prix d’interprétation (Revolutionary Road/Les noces rebelles et The Reader) et Danny Boyle pour Slumdog Millionaire (4 trophées).

Heath Ledger a été récompensé à titre posthume pour son interprétation démente du Joker dans The Dark Knight.

Au rayon série TV, 30 Rock , série comique dans l'univers des shows télévisés avec Alec Baldwin et la saga John Adams sur le parcours de cet avocat de 35 ans ardent défenseur de l'indépendance américaine au XVIIIème siècle devenu Président des Etats-Unis se partagent les principaux prix.

Palmarès Golden Globes 2009

CINE :

- MEILLEUR FILM - DRAME : "SLUMDOG MILLIONAIRE "

- MEILLEUR RÉALISATEUR : DANNY BOYLE - SLUMDOG MILLIONAIRE "

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR DANS UN FILM - DRAME : MICKEY ROURKE - THE WRESTLER

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE DANS UN FILM - DRAME : KATE WINSLET - REVOLUTIONARY ROAD

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR DANS UN RÔLE DE SOUTIEN DANS UN FILM :

HEATH LEDGER - THE DARK KNIGHT

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE DANS UN RÔLE DE SOUTIEN DANS UN FILM :

KATE WINSLET - THE READER

- MEILLEUR FILM - MUSICAL OU COMÉDIE : "VICKY CRISTINA BARCELONA"

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR DANS UN FILM - MUSICAL OU COMÉDIE : COLIN FARRELL - "IN BRUGES"

- MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE DANS UN FILM - MUSICAL OU COMÉDIE : SALLY HAWKINS - HAPPY-GO-LUCKY "

- MEILLEUR SCÉNARIO : SIMON BEAUFOY - " SLUMDOG MILLIONAIRE "

- MEILLEUR FILM ANIMATION : "WALL-E"

- MEILLEUR FILM DE LANGUE ÉTRANGÈRE :"WALTZ WITH BASHIR"

- MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : A. R. RAHMAN - "SLUMDOG MILLIONAIRE "

- MEILLEURE CHANSON ORIGINALE : " THE WRESTLER " Musique et paroles: Bruce Springsteen


TELE :

- MEILLEURE SÉRIE DRAMATIQUE :"MAD MEN"

- MEILLEUR ACTEUR SÉRIE DRAMATIQUE : GABRIEL BYRNE - "IN TREATMENT "

- MEILLEURE ACTRICE SÉRIE DRAMATIQUE : ANNA PAQUIN - "TRUE BLOOD "

- MEILLEURE SÉRIE COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE : "30 ROCK" (NBC)

- MEILLEUR ACTEUR COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE : ALEC BALDWIN - "30 ROCK "

- MEILLEURE ACTRICE COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE : TINA FEY - "30 ROCK "

- MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN SÉRIE, MINI SÉRIE, TÉLÉFILM : TOM WILKINSON - JOHN ADAMS

- MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN SÉRIE, MINI SÉRIE, TÉLÉFILM : LAURA DERN - "RECOUNT"

- MEILLEURE MINI SÉRIE OU MEILLEUR TÉLÉFILM : "JOHN ADAMS" (HBO)

- MEILLEURE ACTRICE TÉLÉFILM/MINI SÉRIE : LAURA LINNEY - JOHN ADAMS

- MEILLEURE ACTEUR TÉLÉFILM/MINI SÉRIE : FILM DRAMATIQUE : PAUL GIAMATTI - "JOHN ADAMS "

5 janv. 2009

Awake / Joby Harold

En pleine opération chirurgicale, Clay, un riche héritier new-yorkais, revient à lui et prend conscience de sa situation. Mais, paralysé et privé de ses sens, il ne peut se faire entendre. Dans cet état, il va soudain découvrir qu’il est victime d’un complot remettant toute sa vie en question…

Pour son premier film de réalisateur Awake le jeune scénariste Joby Harold a réuni un couple de cinéma glamour, Hayden Christensen et Jessica Alba, autour d’un scénario original qui s’inspire d’un phénomène aussi réel qu’extrêmement rare : la conscience sous anesthésie.

L’intrigue assez captivante a pour cadre principal une salle d’opération où le héros subit une greffe du coeur, une intervention chirurgicale qui vire au cauchemar : awake il prend conscience que ces proches complotent contre lui et sa fortune considérable. Ambiance gore et claustro pour les premières scènes hospitalières où le héros charcuté ne peut réagir face à cette trahison puis l’intrigue prend le chemin du thriller psychologique quand Clay se projette en dehors de lui même pour démêler les fils de cette machination qui va l’obliger à remettre en question ses certitudes sur l’amour, l’amitié et la famille. La renaissance se fera dans la douleur.

Terrence Howard et Lena Nolin entourent Hayden Christensen, convaincant hors de sa tenue de Jedi et Jessica Alba dans un rôle ambigu et pervers loin de ses prestations habituelles.

Sur une durée ramassée (1h20) ce bon thriller inédit en salles intrigue par ce scénario original et séduit par l’étude de caractères des personnages de cette riche famille dont la relation complexe mère-fils s’avère être le coeur émotionnel de cette histoire glaçante.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DVD

Format Image : 2.35, 16/9e comp. 4/3 - Format son : Français DTS 5.1 et Stereo, Anglais Dolby Digital 5.1 - Sous-titres : Français - Durée : 1h20

La photo superbe est due à l’oscarisé Russell Carpenter qui a travaillé sur de nombreux films de James Cameron


COMPLEMENTS DVD

Au menu du disque nous retrouvons des scènes coupées commentées par le réalisateur Joby Harold qui sont pour la plupart inutiles et auraient nuit au rythme du film. Pour l’anecdote la scène de la rencontre entre les personnages de Christensen et Alba se déroule dans un restaurant où a été tourné Les affranchis de Martin Scorsese.

Un making-of classique donne la parole aux comédiens dont Alba ravie de trouver un rôle à facettes et au jeune réalisateur, issu d’une école de cinéma à L.A, qui révèle que son scénario a pour point de départ une expérience médicale personnelle, un calcul rénal très douloureux. Puis il s’est inspiré du phénomène d’éveil péropératoire qu’il a exagéré et amplifié pour les besoins de cette fiction nourrie de nombreuses recherches auprès du corps médical qui a d’ailleurs permis à l’équipe d’assister à une opération chirurgicale.

Un module comparatif film/storyboard et une bande-annonce complètent cette édition Wild Side à découvrir d’urgence le 7 janvier !

2 janv. 2009

Isabelle Huppert présidera le prochain jury cannois

C'est la comédienne française Isabelle Huppert qui présidera le 62ème festival de Cannes qui se déroulera du 13 au 24 mai 2009.

Habituée de la Croisette où elle fut jurée et maîtresse de cérémonie, Hupppert y a remporté deux prix d'interprétation, en 1978 pour Violette Nozière de Claude Chabrol puis en 2001 pour La pianiste de Michael Haneke.

On retrouvera prochainement Isabelle Huppert au cinéma le 7 janvier dans Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh d'après le roman de Marguerite Duras.

1 janv. 2009

The Spirit / Frank Miller

Denny Colt, un ancien flic, revient mystérieusement d'entre les morts. Il est désormais le Spirit, combattant du crime dans les rues obscures de Central City.
Son ennemi juré, Octopus, a un but bien différent : dans sa folle quête d'immortalité, il s'apprête à détruire la ville. Aux quatre coins de la cité, le Spirit traque le tueur. Sur son chemin, le héros masqué croise des femmes, toutes sublimes, qui cherchent à le séduire, l'aimer ou le tuer... Seul son amour de toujours ne le trahira pas : Central City, la ville qui l'a vu naître... deux fois.

Pour son premier film en solo en tant que réalisateur, Frank Miller adapte une œuvre phare du père du roman graphique Will Eisner, The Spirit, un anti-superhéros crée dans les années 40 dans les pages du supplément d’un quotidien.

On retrouve dans ce Spirit la mise en scène très stylisée employée avec plus de succès par Robert Rodriguez dans Sin City filmé intégralement sur fond vert.

L’intérêt principal réside dans l’architecture expressionniste de la ville Central City dont Miller fait un personnage à part entière de cette intrigue simpliste aux enjeux dramatiques plus que limités. Noir et blanc tranché, décors glauques, manifestations typographiques sont convoqués pour imprimer une esthétique particulière mais non originale, The Spirit en dépit d’histoire solide et de personnages travaillés faisant pâle figure en comparaison de Sin City du même Frank Miller dont la suite est prévue en 2010.

The Spirit et son ennemi juré l’Octopus ne pouvant pas mourir reste à assister à leur affrontement qui se décline en de multiples castagnes interminables à base de bourre-pif et autres rochers dans la gueule dans une ambiance de cartoon hystérique.

Si ce ton comique amuse un moment grâce au personnage grand-guignolesque d’Octopus aux tenues extravagantes qui vole la vedette au fade Spirit, le film lasse très vite par ses nombreux changements de registre entre hommage au film noir, histoire d’amour contrarié raconté en flash-back et humour régressif et patine à cause d’une histoire qui fait du surplace entre des combats interminables et des tunnels de dialogues.

A défaut d’une intrigue solide qui ne décolle jamais malgré les acrobaties de son héros, Miller mise tout sur l’esthétique, il est vrai superbe, des décors et de ses créatures, de la classe de son justicier à chapeau mou, cape et masque noirs augmentés d'une cravate rouge sang au glamour de son trio de femmes fatales aux formes généreuses, Eva Mendes, Scarlett Johansson et Paz Vega (cruellement sous-employée).

Cette plongée dans Central City n’est donc guère passionnante nonobstant les apparitions féminines qui viennent régulièrement relancer l’attention de cette histoire poussive de superhéros dont le traitement étrange mixant premier et douzième degré lire débile est à des allées lumières de la puissance dramatique du Dark Knight qui s’est imposé comme un des meilleurs films de 2008 et un des plus grandes histoires de justicier masqué.