30 avr. 2009

The pleasure of being robbed / Joshua Safdie

Eléonore, jeune femme libre et curieuse, déambule dans les rues de New York.
Pour se distraire, elle vole tout ce qui lui tombe sous la main.
Ce qu'elle trouve dans les sacs des passants déclenche aventures et rencontres.
Au cours d'un vol, Eléonore rencontre Josh...

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs l'an dernier, The pleasure of being robbed raconte, avec une drôlerie et une liberté narrative et filmique assez réjouissantes, les quatre cents coups d’une jeune cleptomane perdue dans le New Jersey.

Il compense son manque de moyens financiers (pellicule sale, plans urbains manifestement volés) par de bonnes situations comiques : d’un cours de conduite dont le morceau de bravoure est le trajet New-Jersey/Boston à une visite au zoo menottes aux poignets, Josh Sashie multiplie les idées décalées autour de son héroïne marginale très énergique pour qui il a une vraie tendresse. En effet le personnage d’Eléonore est inspiré de son amie intime.

Fait avec des bouts de ficelle de manière intuitive, The pleasure of being robbed, malgré une certaine propension à étirer des scènes, le défaut du premier film fauché qui est à la base une bonne idée de court-métrage, révèle un jeune metteur en scène américain à suivre qui cite aussi bien Jim Jarmusch que Robert Bresson en références avec cette histoire de pickpocket excentrique décidée à mettre de la joie et de la poésie dans un quotidien précaire.

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