25 mai 2009

Le 62ème festival de Cannes en photos

Voici une petite sélection de mes photos de ce 62ème festival de Cannes. De gauche à droite : le Palais des festivals, le Carlton, la projection de Kinatay, le jury long métrage, l'équipe de Vengeance, le robot de Transformers 2 et Terry Gilliam.



Le palmarès du 62ème festival de Cannes

Faisant suite à des rumeurs de clash au sein du groupe, la présidente Isabelle Huppert et son jury ont donc décerné la Palme d’Or du 62ème Festival de Cannes au Ruban blanc de Michael Haneke.
Selon le Parisien
Isabelle Huppert aurait souhaité attribuer la palme à Antichrist, le film très controversé de Lars Van Trier quand James Gray aurait souhaité récompenser Un prophète de Jacques Audiard. Finalement c'est le cinéaste autrichien qui avait offert à Isabelle Huppert son prix d’interprétation pour la Pianiste en 2001 qui s’empare de la récompense suprême avec ce long film en n&b de 2h20 jugé austère et témoignant à nouveau de la misogynie de son auteur au détriment du superbe Un prophète de Jacques Audiard qui repart avec un Grand Prix. Très apprécié des festivaliers, ce film n’avait en fait pas de grandes chances de se voir attribuer la Palme, la présidente étant française comme la précédente Palme d’Entre les murs.

Un curieux prix de la mise en scène pour Brillante Mendoza alors que d’autres le méritaient beaucoup plus Tarantino en tête et un prix du jury ex-aequo pour Fish Tank et Thirst (la sortie du film de vampire du trublion Park Chan-Wook est très attendue) viennent compléter le palmarès où figure également Alain Resnais pour un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière.

Charlotte Gainsbourg est récompensée pour son rôle audacieux dans le sulfureux Antichrist comme Christoph Waltz qui incarne un original colonel SS dans l’excellent Inglorious Basterds de Quentin Tarantino, absent de la cérémonie boudée au profit d’une soirée cannoise en tête à tête avec Paz de la Vega, l’actrice du dernier Gaspard Noé qui reste le film le plus hué d’une quinzaine où les films les plus humains, optimistes ou jubilatoires (Looking for Eric, The time that remains, Inglorious Basterds, Les étreintes brisées…) ne sont pas primés.

Palme d'or. Le Ruban blanc, de Michael Haneke (Autriche).
Grand Prix. Un prophète, de Jacques Audiard (France).
Prix exceptionnel. Alain Resnais, réalisateur des Herbes folles (France).
Prix d'interprétation féminine. La Française Charlotte Gainsbourg dans Antichrist, de Lars von Trier (Danemark).
Prix d'interprétation masculine. L'Autrichien Christoph Waltz dans Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino (Etats-Unis).
Prix de la mise en scène. Kinatay, de Brillante Mendoza (Philippines).
Prix du scénario. Nuits d'ivresse printanière, de Lou Ye (Chine).
Prix du jury. Ex-aequo: Fish Tank, d'Andrea Arnold (Royaume-Uni) et Thirst, ceci est mon sang…, de Park Chan-wook (Corée du Sud).

Le palmarès du 62ème festival de Cannes

Faisant suite à des rumeurs de clash au sein du groupe la présidente Isabelle Huppert et son jury ont donc décerné la Palme d’Or du 62ème Festival de Cannes au Ruban blanc de Michael Haneke. Le cinéaste autrichien qui avait offert à Isabelle Huppert son prix d’interprétation pour la Pianiste en 2001 s’empare de la récompense suprême avec ce long film en n&b de 2h30 jugé austère et qui témoigne à nouveau de la misogynie de son auteur au détriment du superbe Un prophète de Jacques Audiard qui repart avec un Grand Prix. Très apprécié des festivaliers, ce film n’avait en fait pas de grandes chances de se voir attribuer la Palme, la présidente étant française comme la précédente Palme d’Entre les murs.

Un curieux prix de la mise en scène pour Brillante Mendoza alors que d’autres le méritaient beaucoup plus Tarantino en tête et un prix du jury ex-aequo pour Fish Tank et Thirst (la sortie du film de vampire du trublion Park Chan-Wook est très attendue) viennent compléter le palmarès où figure également Alain Resnais pour un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière.

Charlotte Gainsbourg est récompensée pour son rôle audacieux dans le sulfureux Antichrist comme Christoph Waltz qui incarne un original colonel SS dans l’excellent Inglorious Basterds de Quentin Tarantino, absent de la cérémonie boudée au profit d’une soirée cannoise en tête à tête avec Paz de la Vega, l’actrice du dernier Gaspard Noé qui reste le film le plus hué d’une quinzaine où les films les plus humains, optimistes ou jubilatoires (Looking for Eric, The time that remains, Inglorious Basterds, Les étreintes brisées…) ne sont pas primés.

Palme d'Or

DAS WEISSE BAND (LE RUBAN BLANC) réalisé par Michael HANEKE

Grand Prix

UN PROPHÈTE réalisé par Jacques AUDIARD


Prix de la mise en scène


Brillante MENDOZA pour KINATAY

Prix du scénario
LOU Ye pour CHUN FENG CHEN ZUI DE YE WAN (NUITS D'IVRESSE PRINTANIÈRE)


Prix d'interprétation féminine

Charlotte GAINSBOURG dans ANTICHRIST réalisé par Lars VON TRIER


Prix d'interprétation masculine

Christoph WALTZ dans INGLOURIOUS BASTERDS réalisé par Quentin TARANTINO


Prix du Jury Ex-aequo

FISH TANK réalisé par Andrea ARNOLD

BAK-JWI (THIRST, CECI EST MON SANG...) réalisé par PARK Chan-Wook

Prix Vulcain de l'Artiste-Technicien, décerné par la C.S.T.

MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO (CARTE DES SONS DE TOKYO) réalisé par Isabel COIXET

Prix Spécial pour l'ensemble de sa carrière

LES HERBES FOLLES réalisé par Alain RESNAIS

24 mai 2009

The times that remains / Elia Suleiman

De la création de l'Etat d'Israël en 1948 à nos jours, au travers de l'histoire de Fuad, un homme membre de la résistance palestinienne, se dessine la quête d'identité de son fils. La réalité de ce bouleversement politique amène Elia Suleiman, acteur dans son propre film, à se poser une question : est-ce lui qui porte la Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s'étend au reste du monde ?

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle


Le réalisateur du superbe Intervention divine présenté en compétition en 2002 n’a pas voulu faire avec The Time That Remains une leçon d’histoire sur le conflit israléo-palestinien mais raconter l’histoire d’une famille à Nazareth sur 50 ans, l’histoire de sa famille inspirée par ses souvenirs comme du journal tenu par son père, une histoire universelle tout simplement.

Il a voulu réaliser « un film personnel et intime qui relate des faits historiques mais qui suscite des émotions intenses ».

De la présence de l’armée israélienne en 1948, le Haganah, combattue par une poignée de résistants dont son père, au retour au foyer de nos jours pour rendre visite à une mère mutique et absente, Suleiman signe une magnifique chronique familiale composée majoritairement de plans fixes où la précision du cadrage va de pair avec une variété de tons qui mêle absurde, poésie jusqu’à la profonde mélancolie qui se dégage de la dernière partie où Elia Suleiman en Buster Keaton oriental utilise admirablement le silence comme moment de partage et d’échange avec le spectateur invité par ce grand cinéaste palestinien à se replonger dans son enfance.

Inglorious Basterds / Quentin Tarantino

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma. Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle


Promis depuis longtemps le film de guerre de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds a débarqué sur la Croisette mercredi dernier et dire que l’attente était énorme pour la nouvelle réalisation de l’auteur de la Palme d’or de 1994 Pulp Fiction est un doux euphémisme.

Empruntant son titre à un film de guerre italien à petit budget du maître du cinéma bis Enzo G.Castellari, Inglorious Bastards sans en être un remake comme on a pu le lire ici ou là, le nouveau Tarantino est une œuvre dense et jubilatoire divisée en 5 chapitres se déroulant entre 1941 et 1944 en France. Parallèlement au groupe de soldats juifs américains emmené par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt), alias l’Apache, dans une mission commando pour semer la terreur parmi les lignes hitlériennes nous suivons une jeune juive française (Mélanie Laurent, très convaincante) réfugiée dans un cinéma parisien après l’assassinat de ses parents par le colonel SS Hans Landa.

La brillante séquence d’ouverture sur le mode « Once upon a time » est un long et très dialogué face à face courtois puis tendu entre un paysan français et le dérangé colonel SS Hans Landa, l’acteur Christophe Waltz va voler la vedette au soldat Pitt affublé d’un accent sudiste très exagérée et autres stars invitées (Mike Myers, Diane Kruger…). Cette introduction sous influence Sergio Leone est remarquable par l’incroyable tension qu’elle installe au fil d’une situation très dialoguée où on passe du rire à l’effroi d’un seconde à l’autre.

Sur cette lancée Tarantino va s’en donner à cœur joie comme jamais dans les situations surréalistes très verbales avec répliques claquantes, personnages insolites, clin d’oeil savoureux pour bâtir sa mythologie.

Grand film de cinéphile qui porte Leone, Aldrich bien encore Welles en étendard, Inglorious Basterds est un aussi un grand film sur le cinéma comme vecteur d’émotions fortes (le faux film de propagande à la gloire du soldat nazi joué par Daniel Brühl a été réalisée par Eli Roth qui interprète le sergent Donnie Donovitz), un temple de la cinéphilie et de l’art qui devient ici l’instrument de la vengeance du personnage de Mélanie Laurent. Selon Tarantino « c’est la puissance du cinéma qui combat les nazis, non seulement comme métaphore, mais aussi littéralement, comme réalité ».

Contrairement à ce que la bande annonce du film pouvait le laisser entrevoir le réalisateur de Kill Bill développe peu les faits d’arme sanglants des Basterds (peut-être dans un second volet dont Tarantino a déclaré avoir rédigé la moitié), les 2/3 du récit étant consacrés à la planification de la première parisienne d’un film de Goebbels organisée par Shosanna à la demande du charmeur Fredrick Zoller où les différents protagonistes (les basterds du titre, un lieutenant cinéphile anglais, une actrice allemande infiltrée pour les britanniques, le terrible colonel SS Hans Landa et les hauts dignitaires du IIIème Reich) vont se croiser pour un final explosif.

Car Tarantino qui ne fait décidément rien comme les autres réécrit dans le dernier quart d’heure l’Histoire dans un gigantesque feu de joie et une communicative jubilation d’avoir peut-être réalisé, comme le suggère Aldo l’Apache lors de son dernier scalp, son chef d’œuvre !

(sortie le 19 août)

L'équipe d' Inglorious Basterds

Voici quelques photos de l'équipe du nouveau film très attendu de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds qui était présenté en compétition mercredi dernier.

Dans l'ordre Eli Roth, Quentin Tarantino, Diane Kruger, Brad Pitt et Michael Fassbender après la projection presse (photos Fabien Brajon)

23 mai 2009

Looking for Eric / Ken Loach

Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle

Looking for Eric est le Ken Loach le plus optimiste, une parenthèse récréative dans une œuvre marquée par le drame social (My name is Joe, Sweet sixteen, It’s a free world).

Il carbure à l’énergie et à l’alchimie de ce duo improbable formé par le postier tourmenté et la star charismatique du football.

Ecrit par Paul Laherty, le récit déploie des ingrédients du conte, les multiples apparitions fantastiques d’un adjuvent royal en la personne d’Eric Cantona, la reconquête d’une belle et de soi, des opposants représentés par une bande de malfrats, sur un fonds de réalisme social fort comme à l’accoutumée.

Les aphorismes de Cantona comme l’esprit potache de la troupe d’amis délivrent un humour réjouissant qui tranche avec la grisaille d’un quotidien où l’amitié et la famille apportent réconfort et bonheur.

Hilarant, émouvant, ce nouveau film de Ken Loach déborde d’humanité et d’affection pour ses personnages au parcours sinueux qui apprendront la nécessité d’avoir foi en soi, en l’Autre et jouer collectif (l’anthologique opération Cantona).


(sortie le 27 mai)

21 mai 2009

Kinatay / Brillante Mendoza

Peping, un jeune étudiant en criminologie, est recruté par son ancien camarade de classe, Abyong, pour travailler en tant qu'homme à tout faire au service d'un gang local de Manille. Cette activité lui permet de gagner de l'argent facilement pour faire vivre sa jeune fiancée, étudiante elle-aussi, qu'il a décidé d'épouser. Mais pour ça, il lui faut encore plus d'argent. Abyong propose alors au jeune homme de s'engager dans une "mission spéciale", particulièrement bien rémunérée...

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle

Pour la troisième fois consécutive le philippin Brillante Mendoza a l’honneur de la compétition officielle. Inspiré de faits réels, Kinatay raconte la nuit en enfer d’une jeune recrue en criminologie.

Mendoza reprend son procédé filmique de temps réel avec bande-son saturée de bruits urbains, couleurs éclatantes dans une recherche constante de réalisme qui s’accompagne ici d’un effort de dramatisation. Après une exposition consacrée à la noce du jeune homme le récit bifurque vers l’horreur avec la mission spéciale auquelle s’engage Peping pour faire vivre sa famille : le kidnapping d’une prostituée.

Glissement intéressant vers le thriller mais vite suivi d’une séquence interminable dans une camionnette de 40 minutes où Mendoza ne coupe pas pour traduire l’angoisse de l’attente vécue par le jeune homme embarqué dans un voyage vers l’horreur. Il croit filmer la peur panique en multipliant les gros plans dans l’espace confiné de l’automobile et l’extérieur qui représente un échappatoire mais ne filme que le vide. Avec la suite, la torture de la victime à laquelle assiste impuissant le personnage principal, Mendoza cherche à provoquer des réactions extrêmes avec moults détails sanglants et violents : pas de réaction d’effroi et de sensations fortes juste un ennui mortel nait de la séquence précédente et une absence d’émotion pour le calvaire vécu par ce policier en devenir.

Vengeance / Johnnie To

Un père vient à Hong Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle

Grand fan de Jean-Pierre Melville, le maître du polar hongkongais destinait ce nouveau film à son idole de jeunesse Alain Delon. Suite à son refus les producteurs français de Vengeance se sont tournés vers notre rocker national Johnny Hallyday qui désire poursuivre avec constance sa carrière d’acteur après sa tournée d’adieux de chanteur.

Sur une histoire classique de vengeance, To séduit par le traitement virtuose de l’action déployée dans trois séquences de gunfights inventives qui témoignent une nouvelle fois d’un sens de l’espace inégalé. Après la dizaine d’excellents polars qui nous sont arrivés en France sur la quarantaine de films tournés en 20 ans, To arrive encore à surprendre dans la chorégraphie des fusillades par un travail renouvelé et inspiré sur les figures de style du polar, de la caractérisation des gangsters au duel final.
De plus la perte progressive de mémoire du héros a des incidences narratives comme visuelles intéressantes.
Comme souvent chez To les fusillades sont entrecoupées de moments burlesques où les personnages révèlent leur passé, leur intériorité autour de bons plats par exemples.
Regard bleu laser, Johnny Hallyday joue la retenue et laisse passer peu d’émotions, monoexpression contrebalancée par la composition plus nuancée de ses partenaires chinois (les fidèles Anthony Wong, Simon Yam…).

S’il n’égale pas la qualité d’œuvres antérieures comme les récents Election et Exilés, Vengeance se présente pour les occidentaux , avec son « blanc » comme désigne un des tueurs notre personnage principal français, comme une bonne introduction au travail de Johnnie To, l’un des meilleurs artisans du polar made in H-K.

19 mai 2009

Un prophète / Jacques Audiard

62ème Festival de Cannes-Compétition officielle

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Après sa consécration il y a 4 ans aux Césars grâce à De battre mon cœur s’est arrêté, le nouveau Jacques Audiard débarquait sur la Croisette avec des échos flatteurs.

Un prophète est le premier coup de coeur de ce 62ème festival de Cannes. Un film de genre dense, protéiforme, à la fois film carcéral, film de gangster, récit d’apprentissage, qui asseoit définitivement Audiard comme un des grands auteurs français.

Audiard qui s’amusait à triturer les codes du film noir dans ses précédents films réussit ici un film de genre éblouissant, le meilleur film de prison français, qui n’a rien envier visuellement et dramatiquement au cinéma ou à la série TV américain qui de L’évadé d’Alcatraz à la série Oz a fourni de solide fiction en milieu carcéral.

Audiard impressionne par la maîtrise de son récit qui maintient une tension constante, anxiogène dans cet univers clos, dur où un petit délinquant analphabète va apprendre les ficelles du métier de bandit. Sans concessions la violence consusbstancielle au décor (Audiard a reconstitué la prison de la Centrale en plateau) est filmée de manière brutale et froide.

Audiard oppose le milieu vieillissant de la mafia corse représentée par l’impeccable Niels Arestup à une nouvelle génération de prisonniers musulmans dont Malik fait partie mais n’est pas le représentant, lui qui ne travaille que pour sa pomme.

A travers cette ascension faite dans la douleur intra muros apparaît un sombre tableau de l’institution pénitentiaire qui produit encore plus de la violence au lieu de la contenir, des criminels en puissance aidée par la corruption des matons où les trafics en tous genres sont légions, la prison métaphore de la société où la violence est quotidienne selon Audiard.

Pour contrebalancer cette noirceur Audiard sème des échappées oniriques fortes (apparition fréquente d’un mort pour traduire le taraudement de la conscience), prophétiques (l’intervention miraculeuse des cerfs), des moments de tendresse (avec la famille de son meilleur ami) pour ajouter de l’humanité dans cet espace aliénant où les permissions sont vécue comme des échappatoires, bouffées d’oxygène salvatrices, comme des moyens d’étendre son business et se faire une place au soleil.

Dans le rôle de Malik, Tahar Rahim, aperçu dans la série La commune impressionne dans le rôle principal face au mentor\père joué par Niels Arestup dont les scènes communes sont très fortes, intenses.

Mise en scène inspirée, précise, Un prophète est un film tranchant comme la lame d’un rasoir, percutant, un très grand film criminel qui renvoie au meilleur du cinéma américain comme Les affranchis de Scorsese.


(sortie le 29 août)

15 mai 2009

Premières images de The Road d'après McCarthy

Adaptation du chef d'oeuvre littéraire de Cormac McCarthy (No country for old men) dont vous pouvez lire ma critique ICI, The Road de John Hillcoat avec Viggo Mortensen dévoile ses premières images à visionner ICI.
Pas de sortie française annoncée pour l'instant pour ce film dont la sortie américaine a été repoussée à l'automne malgré une ambiance post-apocalyptique glaçante et délétère qui rappelle celle de l'excellent Fils de l'homme d'Alfonso Cuaron.

14 mai 2009

Les 3 premières minutes de Tetro

Le grand Francis Ford Coppola est actuellement sur la Croisette pour y présenter sa nouvelle réalisation, Tetro. Histoire de famille en n&b qui n'est pas sans évoquer son superbe Rusty James (1984), Tetro a été tourné en toute indépendance en Argentine, Italie et Espagne avec Vincent Gallo, Klaus Maria Brendauer, Maribel Verdù et le jeune Alden Ehrenreich.
Coppola a refusé la présentation de son film dans le Grand théâtre Lumière pour la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle qui correspond davantage au nouveau virage pris par sa carrière placée désormais sous le signe de la liberté et l'indépendance après des décennies passées dans le système hollywoodien.
Tetro
s'annonce comme le film le plus personnel de son auteur qui en écrit le scénario.

Vous pouvez visionner ICI les premières minutes de Tetro qui n'a pour l'instant pas de date de sortie salle.

Bernie, dix-sept ans, naïf et frais, arrive à Buenos Aires pour rechercher son frère aîné qui a disparu depuis plus de dix ans en jurant de ne plus jamais revoir sa famille. Cette famille d'Italiens immigrés s'était installée en Argentine, mais depuis le succès du père dominateur Carlo, chef d'orchestre reconnu, elle a déménagé à New York. Quand Bernie retrouve son frère Tetro, écrivain brillant et mélancolique, il n'est pas accueilli à bras ouverts.

13 mai 2009

Kingdom of heaven director's cut / Ridley Scott

Comme le cinéma est une affaire d'équipe, j'ai invité, dans un souci de nouveauté et de développement de Boulevard du cinéma, une collègue, Céline Bathias-Rascalou, bibliothécaire et ex-professeur d'histoire-géographie, à me donner son avis de passionnée de cinéma et d"historienne sur l'épique Kingdom of heaven de Ridley Scott dans sa version director's cut. Cette version bien meilleure que la version cinéma est disponible en version Blu-ray Disc avec un bonus copieux intitulé "Le chemin de la Rédemption" soit 420 minutes retraçant la création du film et aussi existe en Edition Ultimate 4 DVD malheureusement plus commercialisée.
Voici son avis sur Kingdom of heaven.

JÉRUSALEM CÉLESTE

Cinq ans après le très réussi Gladiator, Ridley Scott renouait avec le film historique dans Kingdom of Heaven. Délaissant l'Antiquité pour le Moyen Age, il brosse à partir de la chute de Jérusalem (2 octobre 1187) une grande fresque des croisades. Le Moyen Age revu et corrigé par Hollywood, on peut s'attendre au pire... Oui mais voilà, derrière la caméra, se trouve un grand habitué des paris audacieux.

D'un genre moins désuet que le péplum, le grand film chevaleresque a toujours été à la mode d'Excalibur à Braveheart. Cependant une fois de plus Ridley Scott ne choisit pas la facilité. Il opte pour la période la plus légendaire des croisades : la courte paix qui a régné entre la deuxième et la troisième croisade, à l'initiative des deux dirigeants emblématiques de l'époque, Baudouin, le roi lépreux, et le sultan Saladin. Elle a fait l'objet de tant d'adaptations romanesques qu'on n'en attend plus grand chose. Ce choix traditionnel permet toutefois de rendre compte de la complexité de la situation en terre sainte au XIIe siècle.
Ainsi, Ridley Scott met en scène sans complaisance des personnages avides de gloire toute terrestre, comme les templiers, qui s'opposent à l’attitude conciliatrice des souverains... tout en brossant le portrait d'une série de chevaliers idéaux de Balian, le héros, à Saladin, le sultan. Le procédé est classique mais il rend assez bien le naufrage au XIIe siècle de l'idée de croisade bientôt suivi par la perte du royaume latin de terre sainte.
Car au delà du parcours personnel du héros principal, Balian, c'est bien la croisade le véritable sujet du film. Notons d'ailleurs qu'il faut absolument le voir en version longue, la version sortie en salles étant loin de rendre justice à l'ampleur du sujet.

Quand l'histoire commence, Balian, le forgeron, interprété par Orlando Bloom, le Legolas du Seigneur des Anneaux, a perdu tout ce qui lui est cher : sa femme, sa foi ainsi que sa place dans le petit village où il vit. Il est véritablement un homme à reconstruire. Et cela tombe bien car arrive justement un groupe de croisés, dont le chef, Godefroi d'Ibelin (Liam Neeson), est le frère cadet du seigneur local. Sous prétexte de faire ferrer ses chevaux, il provoque un entretien avec Balian, lui confie être son père et l'invite à venir avec lui à Jérusalem, lui faisant miroiter les chances de seconde vie offerte par l'Orient. Balian refuse, mais le soir même, il tue son frère au cours d'une dispute et rejoint ventre à terre le providentiel Godefroi. Celui-ci mortellement blessé dans une escarmouche, confie son titre à son fils et l'arme chevalier avant de mourir sur les bords de la Méditerranée.
Balian fait donc seul la traversée et se retrouve à Jérusalem. La ville n'est pas à l'image de ses espérances : la voix de dieu ne s'y fait pas entendre et la cité se fait au contraire l'écho des intrigues de la cour du roi Baudouin. Entre Baudouin et son rival Gui de Lusignan (Marton Csokas), l'époux de sa soeur Sybille (Eva Green), rien ne va plus. Le premier veut ouvrir Jérusalem aux croyants de toute confession en signe de paix quand le second ne rêve que d'en découdre avec les musulmans. Bien évidemment, Balian qui a hérité du noble caractère de son père, choisit le camp du roi de Jérusalem. Malheureusement Beaudouin, frappé par la lèpre, est à l'agonie. A sa mort, la princesse Sybille réussit un temps à maintenir la paix en gouvernant au nom de son propre fils. Mais lorsque celui-ci décède à son tour, le pouvoir revient naturellement à Gui de Lusignan qui réalise ses rêves guerriers et affronte Saladin (Ghassan Massoud) lors de la désastreuse bataille d'Hattin. Après cette cuisante défaite, Saladin se présente devant Jérusalem défendue héroïquement par Balian. Au terme d'une résistance courageuse, Balian finit par arracher des conditions de reddition clémentes et Saladin peut enfin entrer dans Jérusalem. Balian, quant à lui, retourne en France avec la princesse Sybille. De retour dans son village, il rejette l'invitation d'un illustre voyageur, Richard Coeur de Lion, en route pour Jérusalem...

En mettant en images, la lutte pour Jérusalem opposant chrétiens et musulmans du XIIe siècle, Ridley Scott, plonge à nouveau dans le gigantisme, avec un tournage de six mois au Maroc où la Jérusalem médiévale a été reconstituée, et dans le sud de l'Espagne pour les intérieurs, châteaux et cathédrales.
Soin apporté aux décors et costumes, composition des images, plans d'ensemble impressionnants, visages à l'expressivité douloureuse, la mise en scène confirme la maîtrise de l'un des plus habiles cinéastes en matière de grand spectacle.
Le choix des acteurs est globalement assez convaincant. Orlando Bloom campe un Balian énergique, même s'il est loin de posséder le charisme de Russel Crowe dans Gladiator. La française Eva Green incarne une princesse Sybille toute en nuance. Jeremy Irons, Liam Neeson et Ghassan Massoud sont aussi parfaits. Au final, Kingdom of Heaven est un somptueux divertissement qui ne s'offre aucune concession, ni surenchère dans les violentes scènes de combats ni racolage dans la peinture de l'idylle entre Balian et la princesse Sybille....

Et l'Histoire n'y perd rien tout au contraire. Car tout est vrai, ou à peu près, dans l'atmosphère sociale, les clivages politiques, l'état d'esprit des contemporains.
Le film se fait assez fidèlement l'écho des recherches historiques récentes en cherchant à rééquilibrer les responsabilités des deux camps. Du côté chrétien, les fanatiques l’emportent à cause d’une vacance du pouvoir et du côté musulman, Saladin a également ses extrémistes qu’il doit constamment rappeler à l'ordre. Ridley Scott déclare qu’il a essayé de faire un film équilibré et "politiquement correct". Peut-être un peu trop même! Il passe ainsi aisément sous silence la foi sincère qui animait la plupart des croisés et exagère sans état d'âme le rôle des templiers dans les affaires de Palestine en les présentant tous sans distinction comme des brutes fanatiques.
Tout est aussi (presque) vrai dans le récit des événements et les personnages. Même le héros Balian d'Ibelin est conforme au portrait qu'en donnent les chroniqueurs de l'époque, quoique moins âgé qu'il n'était en réalité à l'époque des faits (il avait en réalité environ cinquante-cinq ans en 1187 !...).
Les techniques de siège de l'époustouflante scène du combat pour Jérusalem sont bien celles de l'époque : tours mobiles avec pont-levis et échelles du côtés des assaillants; balistes (sorte d'arbalète géante) du côté des défenseurs.
Bien sûr un historien pointilleux s'offusquerait des nombreux anachronismes et inexactitudes du film. La scène d'adoubement de Balian par son père mourant est assez fantaisiste mais pas plus que celles habituellement vues à l'écran. Et, il faut bien le dire, la gifle qui scelle dans le film le serment du nouveau chevalier se rapproche finalement plus de la colée que l'apposition de l'épée sur l'épaule, trop souvent rencontrée au cinéma.... Les casques ronds portés par les défenseurs de Jérusalem appelés communément "chapel de fer" et que l'on aperçoit souvent en gros plans, datent en fait du XVe siècle. Enfin, Renaud de Châtillon, bien que très proche de l'ordre, n'a jamais été un templier et s'est contenté d'être le trop turbulent seigneur d'Outre-Jourdain. Par ailleurs, la scène de pendaison des templiers lors de l'entrée de Balian à Jérusalem est hautement improbable. Les chevaliers étaient plus volontiers décapités du fait de leur origine noble. Quant au fidèle Tibérias, le ministre du roi Baudouin interprété par Jeremy Irons, il s'agit en fait du comte Raymond III de Tripoli, qui a assuré la régence lors de la minorité du roi. Ridley Scott a modifié son nom pour éviter aux spectateurs la confusion entre Reynald - nom anglais de Renaud - et Raymond.
On pourrait encore en rajouter... Mais la liberté vis-à-vis de l'Histoire est inhérente au genre cinématographique du film épique. Ridley Scott lui-même avoue avoir pris des éléments historiques et les avoir arrangés entre eux comme l’envoi des médecins de Saladin pour soigner le roi lépreux, qui a eu lieu plus tôt dans la vie de Baudouin. De toute façon, le spectateur n'est pas dupe : il sait bien qu'il n'assistera pas à une reconstitution sans défaut. L'essentiel est ailleurs. On sait depuis longtemps qu'on peut violer l'Histoire du moment qu'on lui fait de beaux enfants. Objectif atteint avec Kindgom of heaven !

Céline Bathias-Rascalou

10 mai 2009

La vengeance de Johnny Hallyday devant la caméra de Johnnie To

Le maître du polar hong-kongais Johnnie To présente sa nouvelle oeuvre à Cannes, une histoire classique de vengeance avec Johnny Hallyday dont le traitement élégant et précis dans l'action virtuose fera à coup sûr sensation.

Un père vient à Hong Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.


Ecrit à l'origine pour Alain Delon dont To est un grand fan, le personnage de Costello, hommage au personnage melvillien du Samouraï, fut finalement confié à notre rocker national après que le réalisateur d'Election, présenté en compétition en 2005, ait visionné avec intérêt L'homme du train de Leconte et deux concerts de "l'idole des jeunes".

Interprété également par Sylvie Testud et deux comédiens fétiches de To, Anthony Wong et Simon Yam, Vengeance sortira, dans la foulée de sa présentation cannoise, le 20 mai partout en France.

Le trailer de Vengeance, anciennement intitulé Gunfight, est à visionner ici.

Agora d'Alejandro Amenabar

Après Mar Adentro, le cinéaste ibérique Alejandro Amenabar change de registre avec Agora, une épopée dans l'Egypte ancienne avec Rachel Weisz.

Distribué prochainement par Mars Distribution dans l'hexagone, Agora sera présenté en avant-première mondiale au prochain festival de Cannes.

IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

Le trailer d'Agora est à visionner ici

7 mai 2009

Le planning horaire des projections du 62ème festival de Cannes

Pour les amoureux du cinéma qui pourront se rendre sur la Croisette du 13 au 23 mai le programme détaillé de toutes les projections du 62ème festival de Cannes est à consulter ICI

4 mai 2009

Star Trek / J.J Abrahams

La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire. Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion.
Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.



Le génial créateur de Lost, JJ Abrahams, se retrouve pour son second long métrage, après l’efficace Mission impossible 3, aux commandes du reboot de la saga Star Trek.
Porté par des effets spéciaux impressionnants et un rythme d’enfer qui n’oublie pas la caractérisation de ses personnages principaux, ce Star Trek begins a de nombreux atouts pour satisfaire les trekkies et embarquer les profanes qui seraient rester sur l’image ringarde de héros en pyjama faisant sembler de se déléporter.

Bourré de références aux séries TV du réal de MI3 (l’ambiance étudiante de Felicity, le voyage dans le temps de Lost, Rachel Nichols de Alias…) comme fidèle à l’œuvre originale auquel il emprunte Leonard Nimoy pour un rôle conséquent, le Star Trek du capitaine Abrahams est un jubilatoire digest d’univers artistiques d’horizons différents qui redynamise le space opéra popularisé par George Lucas en 1977.
Contrairement à la nouvelle trilogie Star Wars de Lucas qui sacrifiait trop ses personnages sur l’autel du spectaculaire numérique, le film d’Abrahams prend le temps de développer son duo mythique Kirk/Spock au cours d’aventures galactiques décoiffantes ponctuées de touches humoristiques (« Qui est l’homme aux oreilles pointues ? » lancé par Kirk au sujet de Spock) dans un esprit geek assez jubilatoire.
En effet Abrahams a bien compris que pour embarquer les novices comme les dubitatifs dans l’Enterprise il fallait, outre un design du vaisseau nickel et par extension un un visuel parfait, rendre l’équipage sympathique et fun. Action énergique et camaraderie naissante sont au programme de ce long métrage inaugural qui donne un nouveau souffle à la saga.
Ce Star Trek est centré sur la rencontre et la collaboration de l’arrogant et fougueux James Tiberius Kirk, jeune homme doué qui cherche un but à sa vie et prouver qu’il mérite le sacrifice de son père et du taciturne Spock dont l’impassibilité affichée cache un déchirement entre ses origines humaines et vulcaines. Des rangs de la Starfleet academy au pont de l’Enterprise se dessine un parcours intérieur pour ces deux personnages qui devront apprendre la modération (Kirk) et maitriser leurs démons (Spock) pour travailler ensemble et exercer leurs responsabilités.
Le nouveau venu Chris Pine et l’inquiétant Zachary Quinto de la série Heroes forment cette alliance rockn’roll au cœur d’un pur divertissement qui nous transporte dans l’espace intergalactique pour des visites de planètes à relief terrestre ou de glace au fil de la mise en place du récit et de missions de sauvetage trépidantes où s’enchaînent les parachutages spectaculaires, les téléportations risquées, les combats à mains nus ou au pistolet laser et les batailles de vaisseaux spatiaux.

Accrochez-vous lors du passage en vitesse lumière !

(sortie le 06 mai 2009)

Première photo d'Iron Man 2

USA Today vient de publier la première photo officielle de Iron Man 2.
Toujours incarné par le truculent Robert Downey Jr Tony Stark devra affronter Whiplash un personnage interprété par Mickey Rourke qui associe des traits de caractère de ce méchant du comic et de Crimson Dynamo, un vilain russe. Sam Rockwell joue Justin Hammer, un businessman milliardaire et rival de l’industriel Tony Stark.
Gwyneth Paltrow et Scarlett Johansson complètent le casting chic et choc où Don Cheadle a remplacé Terrence Howard dans le rôle du lieutenant-colonel et ami Jim Rhodes.
Réalisé par Jon Favreau, cette sequel du très sympathique Iron Man de est prévue sur les écrans US le 7 mai 2010.

Brad Pitt is a basterd

Un nouveau poster pour Inglorious Basterds dont Quentin Tarantino a déclaré au New York times qu’il été le film le plus difficile à faire de sa carrière et espère qu’il sera son chef d’œuvre de cette décennie.

Starring Brad Pitt as Lt. Aldo Raine cet Inglorious Basterds dont vous pouvez visionner le trailer ICI inclut dans ses rangs Diane Kruger, Melanie Laurent, Daniel Bruhl, Eli Roth, Til Schweiger, Julie Dreyfus, Michael Fassbender, Mike Myers, Maggie Cheung ou bien encore Samuel L. Jackson.

Première projection mondiale à Cannes avant une sortie française le 19 août prochain.

1 mai 2009

Looking for Eric Cantona

Après avoir présenté l'épique Le vent se lève en compétition en 2006, Ken Loach revient sur la Croisette avec Looking for Eric produit et interprété par la star du football Eric Cantona. Distribué par Diaphana, Looking for Eric sortira dans les salles le 27 mai prochain.

Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...

Le teaser de Looking for Eric est à visionner ICI