14 juin 2009

Terminator Renaissance / McG

En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...

Situé 34 ans après l'action du premier volet dirigé par James Cameron qui se fendra d'une suite d'anthologie aux scènes d'action et effets spéciaux inédits (Terminator 2 : le jugement dernier/1991: 1er film dont les effets visuels sont composés numériquement, récompensés par un Oscar pour ILM) l'action de ce Terminator Renaissance se déroule en 2018 dans un paysage post-apocalyptique où les humains tentent de survivre face à une armée belliqueuse de Terminators crées par Skynet.
McG, auteur des calamiteux Charlie's angels, livre une suite supérieure au troisième volet à l'esprit autoparodique Terminator 3 : Le soulèvement des machines (2003) en recyclant les ingrédients qui ont fait la saga (ambiance angoissante de fin du monde, affrontements musclés homme vs machine, paradoxes temporels, présence messianique) avec un talent manifeste d'actioner.
Malgré deux belles séquences d'action (un plan séquence autour d'un crash d'hélicoptère, une course-poursuite entre camion et motos Terminator) le film souffre trop d'une impression de déjà vu (la photo délavée du désert irakien des Rois du désert, le robot géant et son épuisette à humains de La guerre des mondes, le final dans l'usine de Skynet avec un hommage appuyé aux films précédents...) et de concessions hollywodiennes (histoire d'humour entre une rebelle et un cyborg) dans un récit trop ramassé pour emporter complètement l'adhésion.
Globalement l'aspect visuel déçoit en dépit d'un catalogue impressionnant de robots qui ont tendance à voler la vedette aux personnages humains bien moins caractérisés que dans les deux premiers volets. Christian Bale mono-expressif en leader messianique se fait aisément voler la vedette par le charismatique Sam Worthington en cyborg torturé par sa condition, la belle idée de cette suite qui manque d'âme.

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