2 juin 2009

Jusqu'en enfer / Sam Raimi

Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...

62ème Festival de Cannes-Hors compétition

Après des années passées à tisser avec application la toile de la saga Spiderman, Sam Raimi revient à l’horreur teintée d’humour de son premier film marquant Evil Dead (1982).

Drag me to hell (Jusqu'en enfer) utilise toutes les effets du film de terreur (grincements de porte et de plancher, ombres terrifiantes, sons stridents…) comme une imagerie héritée des meilleurs films d’horreur (maison à l’abandon, cimetière balayé par la pluie, sorcière édentée…) dans un esprit jubilatoire et régressif où le rire va de pair avec une frayeur constante. Train fantôme lancée à toute vitesse où son héroïne est régulièrement malmenée par toutes de sortes de manifestations du mal, Drag me to hell peut aussi se voir comme une fable morale fustigeant la cupidité d’une certaine Amérique et ses conséquences dramatiques pour les plus modestes.

Une série B virtuose très réjouissante.

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