30 août 2009

L'abominable vérité / Robert Luketic

Ambitieuse productrice de talk-show, Abby Richter se targue de pouvoir trouver instantanément une solution à n'importe quel problème. Le seul qu'elle n'a pas réussi à résoudre, c'est son célibat.
Lorsque le taux d'audience de son émission faiblit, Abby est obligée d'engager un nouvel animateur soi-disant expert en relations humaines, Mike Chadway. Dans l'émission, celui-ci traite de ce qui plaît vraiment aux hommes. Le choc est rude entre la jeune femme et ce provocateur odieux et macho. Le pire, c'est qu'il fait grimper l'audience et devient incontournable...
C'est alors qu'Abby rencontre Colin, son voisin, un chirurgien célibataire qui est tout l'opposé de Mike Chadway. Cette fois, Abby veut mettre toutes les chances de son côté. A contrecoeur, elle fait appel à Mike... Alors que Mike conseille Abby à coups de théories provocantes qu'elle finit par suivre, tous deux découvrent une autre vérité : aussi différents puissent-ils être, hommes et femmes ont en commun certains sentiments...


L'abominable vérité (The ugly truth) réalisé par Robert Luketic (La revanche d'une blonde, Sa mère ou moi!) marque le retour de Katherine Heigl à la comédie romantique un an après 27 robes où elle tenait avec charme et peps peu ou prou le même rôle celui de la célibataire romantique un peu délurée mais tellement attachante.
Vendu par son producteur Tom Rosenberg comme la version trash du duo Spencer Tracy-Katherine Hepburn, le tandem formé par Heigl et Gerard Butler (bien empâté), elle en célibattante adepte du contrôle et lui en macho rustre, amuse au début par l'injection de dialogues triviaux et de vulgarités dans les situations comiques (la scène de la culotte vibrante est de loin la meilleure séquence comique du récit) avant de lasser par le manque manifeste d'alchimie et de crédibilité amoureuses du duo dans le dernier tiers qui alignent désespérement tous les clichés de la comédie romantique. Le supplément de trashitude ne parvient pas masquer la paresse d'un récit archi-prévisible aux personnages secondaires inexistants et situations comiques peu inspirées.
Ce mix raté entre les styles de Nora Ephron et de Judd Appatow qui avait su autrement mieux exploiter le talent comique de la miss Heigl dans l'irrésistible En cloque mode d'emploi n'est encore pas, après le poussif 27 robes, digne de cette pétillante prétendante, après le règne de Julia Roberts, au titre de nouvelle reine de la romcom. Elle mérite beaucoup mieux.

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