6 déc. 2009

Casino Royale : bienvenue dans un Bond meilleur

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

La récente diffusion TV de Casino Royale est l'occasion de revenir sur l'un des meilleurs épisodes de la saga 007.

Voici mon avis à la sortie de ce Bond (11/2006), disponible en blu-ray SPHE dans une édition prestige 2 disques vraiment royale:


007 fait peau neuve.


Attendu au tournant par des millions de fans à travers le monde, l’acteur britannique Daniel Craig (un blond aux yeux bleus : so shocking !) aperçu dernièrement dans Layer Cake et Munich s’est glissé de manière très convaincante dans le smoking de James Bond.


Réalisée par Martin Campbell, déjà auteur du meilleur Brosnan Goldeneye, cette adaptation du premier livre de Ian Flemming écrit en 1953 présente les débuts d’agent secret de Bond, récent titulaire du permis de tuer.

Le prégénérique en n&b révèle un personnage dur et violent, casse-cou buté dont Craig, viril et intense, se révèle être le meilleur interprète, après of course l’éternel Sean Connery. En effet ce 21ème Bond, salutaire retour aux sources de l’œuvre de Flemming, est un des plus violents de la série : l’humour et les gadgets ont été remisés pour laisser place à l’expression d’une violence sèche et brutale. Les multiples combats rapprochés, fusillades, torture constituent une surenchère de violence dans l’air du temps.

Retour au source et modernité (menace d’attentat, terrorisme-chaos financier). Bond combat avec ses poings dans de grandes scènes d’action mettant en avant d’ébouriffantes cascades en live (oubliées les ridicules acrobaties digitalisées de Bosnan dans Meurs un autre jour) et avec ses neurones lors d’une haletante partie de poker où se dispute un passionnant duel psychologique avec son ennemi Le Chiffre, le banquier du terrorisme international.

Un Bond minéral et torturé mais également un Bond amoureux.

Dans le rôle de Vesper Lynd la sublime Eva Green (The Dreamers, Kingdom of heaven) campe un des personnages féminins les plus intéressants de toute la saga : vulnérable et forte, trouble, loin de la potiche habituelle, elle vampirise Bond, armée d’un cocktail irrésistible d’intelligence, d’esprit et de beauté. A son contact l’épaisse carapace de notre héros se fendille et révèle de vraies émotions. Cette touchante histoire d’amour déterminera, pour les missions suivantes, le rapport de Bond aux femmes. A la fin de l’aventure chargée en courses-poursuites pédestres et automobiles aux quatre coins du globe (Madagascar, Venise, Miami) 007 est couverts d’ecchymoses et de bleus au cœur.

Bonne nouvelle : Craig a signé pour 3 films.

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