26 janv. 2010

Tim Burton président du 63ème festival de Cannes

C'est le réalisateur américain Tim Burton qui succèdera à Isabelle Huppert dans le rôle de président du jury du Festival de Cannes. Sur cette nomination il a déclaré dans un communiqué : "Après avoir passé mes jeunes années à voir des triples programmes et à faire des marathons de 48 heures de films d'horreur, je me sens prêt pour Cannes".
La nouvelle édition aura lieu du 12 au 23 mai 2010.
Son prochain film Alice au pays des merveilles sera sur les écrans français le 07 avril prochain.
En voici une nouvelle bande-annonce.

25 janv. 2010

The wolfman rugira bientôt sur les écrans

La nouvelle version de The wolfman produite par les studios Universal sera sur les écrans le 10 février prochain en France.
Le film de 1941 réalisé par George Waggner avec Lon Chaney Jr reste une référence pour les amateurs de film d'horreur.
Réalisée par Joe Johnston (Jurassic park3, Hidalgo), cette version moderne est interprétée par Benicio Del Toro, Emily Blunt et Anthony Hopkins.

Voici un nouveau spot TV et le synopsis.


Lawrence Talbot est un aristocrate torturé que la disparition de son frère force à revenir au domaine familial. Contraint de se rapprocher à nouveau de son père, Talbot se lance à la recherche de son frère...et se découvre une terrible destinée.
L'enfance de Lawrence Talbot prit fin à la mort de sa mère. Ayant quitté le paisible hameau de Blackmoor, il a passé plusieurs décennies à essayer d'oublier. Mais, sous les suppliques de la fiancée de son frère, Gwen Conliffe, il revient à Blackmoor pour l'aider à retrouver l'homme qu'elle aime. Il y apprend qu'une créature brutale et assoiffée de sang s'affère à décimer les villageois et que Aberline, un inspecteur soupçonneux de Scotland Yard, est là pour mener l'enquête.
Réunissant petit à petit les pièces du puzzle sanglant, Talbot découvre une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature macabre qui rôde dans les forêts encerclant Blackmoor. Alors qu'il traque la bête infernale, cet homme hanté par le passé va découvrir une part de lui-même qu'il n'aurait jamais soupçonnée.

Avatar sur le point de détrôner Titanic

Avatar est sur le point de détrôner Titanic, le roi du box-office mondial : le film de James Cameron a remporté 1.836 milliards de $ dans le monde et devrait bientôt dépasser les 1.843 milliards de $ de Titanic.
Ce week-end Avatar a encore engrangé 36 millions de $ devenant ainsi le deuxième plus gros succès de tous les temps aux USA devant The Dark Knight (533.3M$). Titanic reste premier avec 600.8 millions de $ pour l'instant, un record qui sera certainement battu le mois prochain.

En France Avatar totalise 10 194 134 millions d'entrées.

24 janv. 2010

Jeux de Lang, un coffret mortel

Deux films majeurs de la carrière américaine de Fritz Lang, La femme au portrait (1944) et La rue rouge (1945) sont regroupés dans un superbe coffret (2DVD+Livre) édité par Wild Side intitulé Jeux de Lang.

Le synopsis de La femme au portrait
Enseignant la psychologie à l'université, le Professeur Richard Wanley rencontre Alice, une femme mystérieuse. Celle-ci est en effet le modèle d'un tableau en vitrine dont Wanley est tombé amoureux. Après une soirée arrosée, Richard et Alice vont prendre un dernier verre chez elle lorsque le compagnon d'Alice les surprend. En état de légitime défense, Richard poignarde l'homme : le couple décide alors de faire disparaître le cadavre...

Le synopsis de La rue rouge
Petit caissier sans histoires, Christopher Cross rencontre, suite à une soirée arrosée, une jeune femme du nom de Kitty dans une rue de Greenwich Village. Elle le prend pour un riche artiste, lui qui n’est qu’un peintre amateur, tandis qu’il tombe amoureux d’elle. Motivée par Johnny, son amant, Kitty décide alors de profiter de l’affection de Christopher afin de lui soutirer de l’argent. Celui-ci s’endette pour lui payer un appartement, cachant cette relation à son épouse acariâtre, Adèle. Mais Kitty demande toujours plus, et Christopher est contraint à voler dans les caisses de son patron.

Fitz Lang réalise en 2 ans 2 films qui présentent une certaine gémellité : même casting avec des acteurs qui incarnent peu ou prou les mêmes personnages dans le registre parfaitement maîtrisé par son auteur du film noir. Soit un middle-aged man (Edward G.Robinson), un homme moyen à la vie terne qui perd pied, le contrôle de son existence paisible et sans accrocs suite à sa rencontre avec une femme fatale (Joan Bennett). De plus, dans ces deux films, la peinture joue un rôle central dans l'intrigue : loin d'être un simple accessoire du décor les tableaux constituent un remarquable outil narratif qui va faire basculer l'histoire et la vie d'Edward G.Robinson. Tout un jeu sur les apparences y est décliné avec subtilité.
Dans La femme au portrait comme dans La rue rouge, un remake de La chienne de Renoir, les passions sont exacerbées aboutissant au meurtre et à la culpabilité. Ces deux longs métrages sont ainsi représentatifs de l'oeuvre américaine de Lang centrée sur un triangle obsessionnel : l'homme, le crime, la justice.
Suspense implacable, mise en scène éblouissante, réflexion morale sur la culpabilité, ces deux joyaux de Fritz Lang sont indispensables à toute dvdthèque qui se respecte. Ils bénéficient d'un master restauré et sont accompagnés par un luxueux livret de 80p.

Suppléments DVD
Story board original
Scénario original annoté par Fritz Lang imprimable
Dossier de presse d’époque imprimable
Notes de tournage de Fritz Lang
Galerie photos
Affiches (française et américaine) imprimables

18 janv. 2010

Little New-York / James de Monaco

Sully, vidangeur de fosses septiques et futur père, est prêt à tout pour assurer l'avenir de son fils. Jasper, modeste épicier, a une qualité primordiale aux yeux de la mafia pour qui il travaille contraint et forcé : il est sourd-muet. Parmie Tarzo, chef de la mafia locale, se verrait bien éliminer la concurrence. Tous trois vivent à Staten Island, sous l'ombre écrasante de Manhattan. Leurs chemins vont se croiser, a priori pour le pire...

Pour sa première réalisation le scénariste James de Monaco (Négociateur, Assaut sur le central 13) décrit l'univers de son enfance, Staten Island, 5ème district de New-York associé à la Mafia. En effet même si c'est moins vrai aujourd'hui Staten Island était considéré comme une cité dortoir de la Mafia : Scarface, Al Capone, Lucky Luciano et d'autres truands moins célèbres y sévissaient.
Little New-York (Staten Island) s'ouvre par un simili reportage d'actualités, au ton cynique, sur l'histoire de Staten Island décrit comme un parent pauvre de N-Y abritant la plus grosse communauté de mafieux des 5 arrondissements de New-York.
A la manière de Tarantino James de Monaco découpe son récit en chapitres au titre amusant comme "L'introspectif vidangeur de fosses sceptiques et son initiation à la science et au crime". James de Monaco n'aura de cesse de parsemer ce drame policier d'humour noir.
Il décale le film de gangster par la dérision et les idées saugrenues (le mafieux se met en tête de battre le record mondial d'apnée) sans oublier de raconter une histoire sombre qui voit 3 personnages d'horizons différents en proie à une crise existentielle ou plutôt une remise en question.
Tous 3 ont en commun de rêver d'une vie meilleure : le mafieux aspire à devenir le king de Staten Island, le jeune père de famille veut offrir les meilleures chances dans la vie à son enfant, le vieil épicier espère gagner aux courses pour commencer un nouveau chapitre de son existence. Tous 3, campés par des acteurs formidables dans leur registre avec mention à Seymour Cassel, sont de milieux différents mais vont être liés par le hasard, le destin et le sang. Sur le chemin de la rédemption ou du pardon moult cadavres et éclaboussures d'hémoglobine seront convoqués allégrement dans un récit certes assez prévisible mais bien ficelé.
Dans cet exercice au début surprenant de mélange des genres, très référencé (des Coen aux Sopranos en passant par Rashomon pour la structure narrative) James de Monaco n'oublie jamais ses personnages paumés, en quête de sens, attachants, au sein d'une intrigue tricotée avec jubilation dans un décor singulier très cinématographique.

Test blu-ray
Une copie de qualité pour cette édition FPE (dispo depuis le 06/01/2010) dont on regrettera l'absence de bonus pour accompagner ce sympathique premier film.

17 janv. 2010

Le palmarès de la 67ème cérémonie des Golden Globes

James Cameron est décidément le roi du monde!Son Avatar en plus de remporter un énorme succès mondial (1,6 milliards de $ dans le monde) vient d'être élu, la nuit dernière à L.A, meilleur film dramatique à la 67ème cérémonie des Golden Globes remis par les 90 membres de l'Association de la presse étrangère à Hollywood. Cameron rafle également le prix du meilleur réalisateur.
Dans la section comédie le délirant Very bad trip emporte le prix.
Chez les acteurs Jeff Bridges et Robert Downey Jr remportent des prix dans respectivement la catégorie drame et comédie. Sandra Bullock et Meryl Streep sont également récompensées.

La géniale composition de Christophe Waltz dans Inglorious Basterds lui vaut le prix du meilleur second rôle masculin.

Le formidable Là-haut des magiciens de Pixar remporte logiquement le prix du meilleur film d'animation.

Enfin petite déception pour la France : Un prophète se voit souffler le prix du meilleur film étranger par Le ruban blanc de Michael Haneke, la Palme d'or 2009 et Marion Cotillard, tout comme la comédie musicale Nine, repart bredouille
.


Le palmarès en détails



Meilleur film (drame)

Avatar de James Cameron

Meilleur film (comédie / comédie musicale)

Very bad trip de Todd Phillips

Meilleur réalisateur

James Cameron (Avatar)

Meilleur acteur (drame)

Jeff Bridges (Crazy heart)

Meilleure actrice (drame)

Sandra Bullock (The blind side)

Meilleur acteur (comédie / comédie musicale)

Robert Downey Jr (Sherlock Holmes)

Meilleure actrice (comédie / comédie musicale)

Mery Streep (Julie et Julia)

Meilleur acteur dans un second rôle

Christop Waltz (Inglorious basterds)

Meilleure actrice dans un second rôle

Mo'Nique (Precious)

Meilleur scénario

Jason Reitman & Sheldon Turner (In the air)

Meilleure chanson

The Weary Kind (Theme From Crazy Heart )

Meilleure bande originale

Michael Giacchino (Là-haut)

Meilleur film d'animation

Là-haut

Meilleur film étranger

Le ruban blanc de Michael Haneke

Cecil B. DeMille Award

Martin Scorsese pour l'ensemble de sa carrière

The midnight meat train dans les bacs

Réalisé par Ruyhei Kitamura avec la star montante Bradley Cooper (Very bad trip) The midnight meat train, d'après Clive Barker, est désormais disponible en dvd et blu-ray en France chez Metropolitan.

Les suppléments de l'édition HD cette série B sanglante sont les suivants :
Commentaire audio de Clive Barker et du réalisateur Ryuhei Kitamura
Clive Barker, l'homme derrière le mythe (15')
Autopsie d'un massacre (9')
Les outils du tueur (5')
Bandes-annonces Metropolitan (VF/VOST)

Ma critique du film est à lire ICI

13 janv. 2010

Une vie toute neuve / Ounie Lecomte

Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des Soeurs catholiques. Commence alors l'épreuve de la séparation et la longue attente d'une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptées laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d'une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu'elle aime.

62ème Festival de Cannes - Hors compétition (en salles depuis le 06/01/2010)

Premier film, Une histoire toute neuve est une histoire autobiographique. Celle d'Ounie Lecomte qui a vécu dans les années 70 en Corée l'abandon d'un père aimé dont elle a attendu longtemps le retour désespérément en vain, avant d'être adopté par une famille protestante française. L'enfance tourmentée a été souvent traitée au cinéma : L'enfance nue (1970) de Pialat ou plus récemment Nobody knows de Kore-Eda Hirokazu (2003) ont par exemple représenté avec force l'état insoutenable d'orphelin.
Le film d'Ounie Lecomte touche par sa sincérité et le traitement sobre d'un évènement qui pourrait facilement dicter un ton mélodramatique; un refus de tout sentimentalisme et pathos pour un traitement brut (pas de musique ni d'effet appuyé de mise en scène), proche du documentaire mais qui distille une vraie émotion, d'une telle situation dramatique. Elle filme à hauteur d'enfant et révèle par petites touches l'intériorité de cet enfant en proie à un déluge de sentiments après cet abandon inexpliqué et intolérable : désarroi, tristesse, colère sont exprimés avec retenue, une justesse d'interprétation à mettre au crédit en premier lieu de la jeune Kim Saeron absolument remarquable.
Avec une économie de moyens mais avec une rigoureuse progression dramatique et de bonnes options de mise en scène au service de son épatante jeune comédienne, Ounie Lecomte livre un premier film très attachant.

5 janv. 2010

Les basterds de Tarantino débarquent en vidéo

Le film de guerre inconoclaste de Quentin Tarantino, Inglorious basterds, vient de sortir en dvd et blu-ray.

Les suppléments de l'édition blu-ray, bien plus conséquente que le DVD, sont les suivants:
Scènes coupées (HD)
Scènes alternatives (HD)
Table ronde avec Quentin Tarantino, Brad Pitt et Elvis Mitchell (critique cinéma) (HD) Making of de "La fierté de la nation" (HD)
Conversation avec Rod Taylor au sujet de Victoria Bitter (HD)
Bandes-annonces (HD)
"La fierté de la nation" : le film dans le film
"Inglorious Bastards l'original"
"La caméra protégée de Tarantino"
Galerie de posters cinéma avec Elvis Mitchell
Galerie des affiches du film

Ma critique du film est à lire ICI

Agora d'Alejandro Amenabar

IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

31ème CINEMED-Avant-première

Après avoir travaillé sur le projet en amont pendant 3 ans, Alejandro Amenabar aborde un nouveau genre, le drame historique et épique, avec Agora présenté dans une version remontée après sa présentation cannoise (15’ en moins).

Gros budget de 50M de $ pour cette œuvre ambitieuse située dans l’Egypte ancienne au IVème siècle centrée sur la brillante astronaume et philosophe Hypathia sur fond de conflits religieux entre païens, juifs et chrétiens.

Amenabar a la volonté d’offrir un grand film spirituel, sur la nécessité de croire comme un divertissement épique axé sur la dénonciation des extrémismes religieux (affrontements incessants entre les communautés chrétiennes, païennes, juives) toujours d’actualité.

La première heure, passionnante, culmine avec la mise à sac de la bibliothèque d’Alexandrie. Puis après une ellipse temporelle le récit s’arc-boute autour d’un principe narratif à savoir la figure du cycle, à l’image de l’objet d’étude de l’astronaume et de ses élèves : affrontements sur le même mode opératoire de guets apens avec lapidations entre les différentes communautés de l’agora, débats longuets sur le système solaire et la course des planètes.

De plus si le personnage principal est fort, solidement campée par Rachel Weisz, la caractérisation des personnages secondaires en premier lieu les soupirants de Hypathia achoppe au niveau de leurs agissements et leurs motivations souvent obscurs.

Contrairement aux films de ses débuts Amenabar n’évite pas ici superficialité dans le traitement de ses personnages et grandiloquence maladroite dans sa mise en scène, en témoigne un triangle amoureux plutôt faible et des plans numériques sur la cité comme vue de l’espace par une intelligence supérieure.

Après un final tragique particulièrement intense force est de constater que ce nouveau film du jeune prodige espagnol Amenabar qui avait tant séduit dans les registres du fantastique avec Les Autres et le drame avec Mar Adentro est une déception malgré sa dimension politique stimulante et son héroïne originale campée solidement par Rachel Weisz.


Sortie le 06/01/2010

4 janv. 2010

Avatar et la 3D

A l’heure où Avatar vient de dépasser le milliard de dollars de recettes mondiales il convient de revenir sur le phénomène de James Cameron, présenté avant sa sortie comme une révolution technologique et par extension sur le cinéma en 3D-relief.

Pour Jeffrey Katzenberg, le patron de Dreamworks Animation (Shrek, Kung Fu Panda) la 3D-relief est « la troisième révolution du cinéma après l’arrivée du parlant et celle de la couleur ». Pour James Cameron c’est tout simplement « le futur du cinéma ».


Avatar, une prouesse technologique

De la jungle néo-zélandaise à des hangars californiens, la production d’Avatar de James Cameron a été tournée en relief et en performance capture (technique consistant à truffer les acteurs de capteurs pour enregistrer leurs gestes puis à les convertir en images de synthèse).

Dotée d’un budget faramineux de plusieurs centaines de millions de dollars, selon le NY Times 500M de dollars, la dernière production du roi du box office a en 17jours déjà remporté le double de sa mise.

Pour la première fois, avec ce type de film en 3D-relief, le spectateur oublie le cadre et est projeté dans l’aventure aux côtés des personnages. La 3D proposée par Cameron n’est plus en effet un argument marketing, comme il l’était par exemple pour un film comme Les dents de la mer 3 en 1983 ou un gimmick d’attraction foraine mais est un procédé au service de la narration, pour une expérience immersive totalement jubilatoire dans un univers enchanteur peuplés de créatures dont les mouvements et l’animation en général sont vraiment incroyables et d’humains bien plus terrifiants. Spectacle trépidant entre western et space-opéra qui est aussi un touchant manifeste écologique prônant la symbiose homme/nature, Avatar est le film qui mettra tout le monde d’accord sur les vertus de la 3D-relief. On passera sur les faiblesses du scénario (dialogues entre humains plats, récit sans surprises) et les références voyantes à des cinéastes comme Miyazaki ou Malick (les décors luxuriants et magiques du premier, le panthéisme et l’histoire du Nouveau monde du second) pour se concentrer sur cette sensation plaisante d’immersion du spectateur dans l’image, une expérience sensorielle révolutionnaire qui laisse de ce voyage sur Pandora un très agréable souvenir.


Petite histoire de la 3D : de la déferlante de l’année 1953 au boom de l’année 2009

Avant le film de James Cameron une floppée de films en 3D-relief sont sortis en 2009 des studios d’animation hollywoodiens comme Monstres contre aliens, Coraline, L’âge de glace 3 ou bien encore le formidable Là-haut. Aujourd’hui il existe deux systèmes de projection : la projection polarisée (2 projecteurs avec filtres polarisants, un écran métallisé spécial, des lumières polarisantes) et la projection alternée (un projecteur, un écran normal, des lunettes alternantes à cristaux liquides). Le système RealD qui occupe 90% des salles US est associé à la projection polarisée circulaire avec écran métallisé et lunettes passives que le consommateur peut emporter chez lui. Mais la 3D relief ne se résume pas à 2009. Bien avant Avatar, dès le début du siècle précédent des images stéréoscopiques ont été projetées à un public.

Les expériences de cinéma stéréoscopique remontent aux années 1890. Le procédé anaglyphique apparait ainsi dès 1896. Mais c’est la vue polarisante qui permit la vague 3D des films américains dans les années 50 (principe de la stéréoscopie à lumière polarisante).

The power of love (1922) est le premier long métrage américain en relief. A la même date ont lieu les premières exploitations de film en relief comme Movie’s of the future. Mars calling est le premier film de science-fiction en relief. Dans la seconde partie des années 20 le cinéma en relief rime avec expérimentations et résolutions de problèmes techniques alors que la planète cinéma est focalisé sur l’avènement du parlant et l’arrivée de la couleur.

En 1936 le court métrage Audioscopiks est le premier film en relief nommé aux Oscars.

Après guerre on assiste à un véritable boom pour la 3D. En 1952 Bwana le diable d’Arch Obler remporte 100 000 $ en 1 semaine d’exploitation. Des titres comme House of wax (L’homme au masque de cire) d’André de Toth, le premier film relief en son stéréophonique, It’s come from outer space ou Inferno remportent en 1953 de beaux succès. Tous les studios font leur entrée sur le marché de la 3D. Disney présente avec Melody son premier dessin animé en 3D.

Mais la révolution du relief n’aura duré en fait que l’été 53. En septembre une seule production importante sort sur ce format : The moonlighter de la Warner. Les productions en cours se consacrent alors à la version plate. En octobre sortent des versions 3D de films déjà sortis, en couleur avec son stéréophonique comme Embrasse-moi chérie ou Hondo, l’homme du désert avec John Wayne. En 1954 sortent les dernières productions en 3D comme Le tueur porte un masque. Le crime était presque parfait d’Hitchcock tourné pour la 3D est projeté en 2D ; il faudra attendre les années 80 pour voir le film en 3D.

Entre 1952 et 1955 plus d’une trentaine de films auront été distribués en 3D aux USA, beaucoup de science-fiction, de l’horreur, de la série B comme les films de Jack Arnold (L’étrange créature du lagon noir) aujourd’hui des classiques.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet abandon de la 3D : la lourdeur de l’investissement pour les exploitants couplée à des problèmes techniques récurrents lors de la projection (problème de synchro des projecteurs), la faible qualité et l’utilisation contraignante des lunettes, des films globalement de médiocre qualité, un box-office moyen nonobstant quelques hits comme L’homme au masque de cire (1M$ en 3 semaines), l’arrivée du Cinémascope. En 1954 Hollywood trouve une solution moins coûteuse que la 3D avec le Cinémascope vendu comme « The modern miracle you see without glasses ! ».

Réapparu 30 ans plus tard le procédé 3D sera appliqué à des sequels de sequels comme Vendredi 13 ou Les dents de la mer 3 sans convaincre.

Le troisième avènement de la 3D s’est produit grâce au numérique (Toy Story 2, première projo numérique aux USA en 99), sous les auspices de réalisateurs prestigieux, de la liste A, comme Robert Zemeckis qui a été le premier à utiliser la motion capture dans ses films d’animation (Le pôle express) ou James Cameron cité plus haut.

L’année 2009 aura vu une vraie explosion de la 3D avec 17 films sortis (Monstres vs aliens, Up). De genre en genre le cinéma hollywoodien est gagné par la stéréoscopie : l’animation, l’horreur (Friday 13th, Destination finale), le fantastique (Voyage au centre de la terre, Alice au pays des merveilles). D’autant plus que les recettes suivent : 20 films en relief sur les 500 sortis aux USA représentent 20% des recettes de l’année écoulée.

En 2010 25 films sont prévus en 3D comme l’Alice au pays des merveilles de Tim Burton avant Les aventures de Tintin, les secrets de la licorne de Steven Spielberg, un autre grand cinéaste séduit par ce procédé qui semble parti pour durer longtemps au vu des conséquentes recettes générées et des probantes innovations technologiques.

3 janv. 2010

Avatar, vers l'infini et l'au-delà

Il aura fallu seulement 17 jours à Avatar pour dépasser le milliard de recettes mondiales (352,1 millions aux USA, 670 dans le reste du monde).
Pour la seconde fois de sa carrière, après Titanic, James Cameron place l'un des ses films dans le club sélect des films à plus d'un milliard de recettes. Avatar s'y situe avant The Dark Knight (1 milliard tout juste) et après Pirates des Caraïbes (1,07 milliards de dollars), Le retour du roi (1,12 milliards de dollars) et Titanic (1,84 milliards). Mais le grand film de SF de Cameron devrait faire beaucoup mieux étant donné ses recettes toujours imposantes aux USA où il est toujours en tête du box-office pour son 3ème week-end et en France où il a quasiment atteint les 6M d'entrées samedi dernier.
Vu cet acteuel carton en salles les deux suites prévues à Avatar par Cameron verront bien le jour mais certainement pas avant un petit moment le réalisateur de Terminator ayant beaucoup de projets sous le coude (l'adaptation du manga Gunnm intitulé Battle Angel, un court d'animation pour le projet Heavy Metal, un remake du Voyage fantastique et The Dive, un Grand Bleu au féminin).

Mel Gibson a signé pour Mad Max 4

Bien que le réalisateur George Miller (Mad Max, Happy Feet) ait confirmé vouloir Charlize Theron et Tom Hardy (Bronson) pour un quatrième Mad Max, Bronson révèle n'avoir toujours pas eu de proposition officielle et que son audition ne concernait pas le rôle principal. Miller voudrait-il le britannique Bronson pour un autre rôle? Toujours est-il que le réalisateur souhaiterait engager un acteur australien pour interpréter Max.
De plus la compagnie de production de Mel Gibson Icon Entertainment vient d'annoncer qu'elle coproduirait ce nouveau film. Mais il parait peu probable que Gibson reprenne le rôle titre car Miller veut faire un prequel. Mais les choses peuvent encore changer....