31 mars 2010

L'affiche officielle du 63ème festival de Cannes

Avant l’annonce de la Sélection officielle le 15 avril, le Festival de Cannes dévoile l'affiche de la 63ème édition dans la lignée de la série d’héroïnes féminines de ces deux dernières années: une photo de Juliette Binoche par Brigitte Lacombe.

(Crédit : copyright © Brigitte Lacombe – graphic design Annick Durban)

29 mars 2010

A l'origine : test blu-ray

Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes.
Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées.
L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région.
Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.

A l’origine du film se trouve cette histoire incroyable d'un escroc qui s'est fait passer pour un chef de chantier et a construit une autoroute au milieu d'un champ en embarquant toute une région dans son aventure. Porté par « un désir de romanesque » le réalisateur de Quand j’étais chanteur voulait avant tout raconter « l'histoire d'un escroc, donc d'un insoumis, d'un rebelle ».

Si l’intrigue s’inscrit dans une localité durement touchée par le chômage et présente bon nombre de personnages en détresse sociale, A l’origine n’est pas un drame social mais un drame personnel, celui d’un homme qui voit dans le mensonge un moyen d’exister quel qu’en soient les conséquences.
Ce personnage va être pris dans la spirale de son mensonge : alors qu’il tente de fuir sa nouvelle vie inventée, lesté d’une jolie somme d’argent prise aux entrepreneurs du coin ,son destin va le placer sur la même route que celle d'un jeune du chantier en panne automobile. Et donc retour à la case départ. Ce projet bâti uniquement sur des motivations pécunières va devenir une obsession personnelle comme un geste altruiste (donner de l’espoir aux gens du coin en leur donnant du travail) qui conduit à une libération, si on peut dire avec ironie. Ironie que le film manie à merveille : un arnaqueur devient source d’espoir, les policiers venus l’arrêter emprunte le morceau d’autoroute qu’il a construit illégalement…

A l’origine est donc un grand film sur le mensonge élevé au rang d’art pour exister, le récit captivant d’une arnaque sur le papier à priori peu romanesque que la mise en scène nerveuse de Giannoli transcende en thriller intimiste. En effet on retrouve pas mal d’éléments du film noir (l’étranger débarque dans un lieu dont il va être aimanté, l’idée de fatum soit l’impossibilité d’échapper à son passé incarné par la menaçante présence de Gérard Depardieu…) dispersés dans cette histoire dramatique.
La caméra en mouvement se cale sur Cluzet pour capter son instabilité, sa fébrilité nerveuse et ainsi accentuer la tension dramatique.

Cette recherche de proximité avec ses personnages coexiste avec un désir d’ampleur avec ces plans larges sur l’espace ouvert de l’autoroute en construction.
En outre l’histoire d’amour avec la maire incarnée par Emmanuelle Devos apporte un contrepoint touchant à la froideur et au mutisme du personnage de Cluzet que sa condition éloigne des autres, les gens normaux.


Après avoir distillé dans Quand j’étais chanteur une douce mélancolie, Xavier Giannoli réalise avec A l’origine un drame compact et tendu sur un incroyable mensonge incarné par un François Cluzet une nouvelle fois épatant.

Test blu-ray

Technique

La précision du transfert rend justice à la photo froide vue en salles. La compression délicate et précise permet d'offrir une belle profondeur de champ et précision des détails. Le son n'est pas en reste avec des dialogues bénéficiant d'une frontalité nourrie et des ambiances d'arrière-plan très riches (ambiances de chantier) couplées au lyrisme de la magnifique musique de Cliff Martinez.

Bonus

Une déception de ne pas trouver un contenu solide (absence de making-of ou d'interviews de l'équipe) pour prolonger l'aventure du film.
L'éditeur FPE propose néanmoins un court-métrage de Xavier Giannoli, Palme d'or du Festival de Cannes 1998 à l'unanimité. L'interview joué par Mathieu Almaric raconte, d'après une histoire vraie, l'histoire cocasse d'un journaliste contraint de faire l'interview d'une star de cinéma, une diva de l'âge d'or hollywoodien, devant sa demeure par haut-parleur interposé. Parmi les autres bonus est proposé un diaporama musical de photos du tournage de A l'origine ainsi qu'un ballet filmé entre un homme et une pelleteuse (avis aux amateurs)!

27 mars 2010

Robin Hood en ouverture du 63ème festival de Cannes

Le film d'ouverture du 63e Festival de Cannes sera Robin Hood, la nouvelle production épique du réalisateur britannique Ridley Scott avec Russell Crowe et Cate Blanchett dans les rôles principaux.
Doté
d'un budget d'environ 150 millions de dollars, Robin Hood, scénarisé par Brian Helgeland (L.A Confidential, Mystic River) raconte les débuts de la légende de Robin des Bois. Le réalisateur de Gladiator, le britannique Ridley Scott, reviendra donc pour la troisième fois de sa carrière sur la Croisette après les présentations de Les Duellistes en 1977 et Thelma et Louise en 1991.
Robin Hood sera présenté hors compétition mercredi 12 mai 2010 et sortira le même jour dans toute la France (le 14 mai aux USA).

La dernière bande-annonce de Robin Hood est visible ICI

25 mars 2010

Les Navis débarquent chez vous le 21 avril

C'est donc le le 21 Avril, date du 40ème Anniversaire de la Journée Mondiale de la Terre que sortira, chez l'éditeur FPE en France, en DVD & Blu-Ray (édition combo avec DVD) le film évènement, AVATAR de James Cameron.

L'édition combo BD-DVD commercialisée en avril ne comportera pas de bonus mais utilisera toute la capacité du disque pour un rendu optimal de l'image et du son, selon le producteur John Landau qui a donné avec Cameron une conférence de presse il y a 2 jours pour présenter le disque à nos amis américains.

Cameron a signalé que le format de l'image serait en 1.78:1 (16:9), pour lui le ratio idéal pour le film.

En novembre une édition spéciale d'Avatar paraitra en vidéo incluant des bonus comme un journal du bord du réalisateur, une fonction PIP et des versions différentes du film (la version salle, une version étendue avec 6min finalisées et une autre version avec 30/35 min non finalisées).

La version 3D domestique n'est pas prévue pour l'instant en raison du manque d'équipement des foyers en lecteurs et écrans compatibles avec cette technologie.

Selon Cameron l'expérience home cinema préservera "la richesse, l'intensité et la dynamique"du film. Pour lui l'expérience de la salle est juste un bonus.

A l'occasion de cette sortie en vidéo, dans l'esprit écologique du film, Twentieth Century Fox Home Entertainment et Earth Day Network, avec le concours de divers organisations mondiales, s'engagent à planter 1M d'arbres dans 15 pays différents d'ici la fin 2010.
Les fans du film qui achèteront la première édition se verront offrir un code qui leur permettra d'accéder au Programme Interactif Avatar : gadgets et infos exclusifs en ligne, réductions pour la version spéciale, possibilité d'adopter un des arbres (envoi d'un arbre virtuel pour situer le vrai sur la carte du monde).

Récompensé aux Golden Globes et aux Oscars, Avatar est le film qui a généré le plus gros box office au monde avec $2.6 milliards dont $1.9 milliard réalisés à l’international.

La critique du film est à lire ICI dans mon dossier spécial 3D

15 mars 2010

The Descent 1 & 2 / Neil Marshall & Jon Harris

En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles... Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une...

Porté par un charmant casting féminin, The Descent, deuxième long métrage du réalisateur britannique Neil Marshall (Dog Soldiers) épate par la subtile montée de la tension orchestrée durant 45 mn avant une seconde partie efficace à défaut d’être originale qui lorgne du côté du fantastique avec un récit de survival brutal.

En effet le film, après une présentation rapide des protagonistes axée autour du trauma de l’héroïne, prend le temps de distiller un climat oppressant durant cette descente au cœur des ténèbres : situations acrobatiques périlleuses, environnement sonore étrange, apparition furtive monstrueuse. De cette forêt brumeuse inquiétante jusqu’aux entrailles de la terre où personne ne vous entendra crier, une sensation de danger, un trouble anxiogène plane, jouant habilement avec les nerfs du spectateur grâce à une mise en scène élégante fascinée par l’obscurité et un hors champ de plus en plus inquiétant. Puis l’horreur présente son visage le plus terrifiant et le montage des tendances épileptiques : des cannibales aveugles attaquent avec rapidité et avidité nos héroïnes devant composer avec un terrain dangereux, obscur et leur propre part d’ombre; entre actes de trahison, éclairs de pure sauvagerie, la morale est mise à mal.

Mélangeant habilement horreur et psychologie ce film d'angoisse fait appel à nos phobies profondes (obscurité, claustrophobie), met à jour des pulsions primitives enfouies en chaque être humain et réveillées en situation extrême, de survie, pour un voyage au bout de la nuit éprouvant dont la remarquable montée en puissance de la terreur en fait un sommet du film d’épouvante.


Rescapée de l'expédition spéléologique de " The Descent ", Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission.
Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu...

Suite directe de la version US de The Descent marquée contrairement à la version internationale exploitée en France, The Descent : part 2 marque une sévère baisse de tension par rapport au 1er volet.

Sorti en 2005, The Descent s'est imposé avec son histoire originale (6JF coincées sous terre, aux prises avec des créatures monstrueuses voire avec elles mêmes) et son ambiance anxiogène (superbe utilisation de l'obscurité et du hors-champ comne vecteur d'angoisse) comme l'un des grands film de terreur de ces dernières années.

Ne pouvant plus compter sur l'effet de surprise et l'originalité du sujet développé par Neil Marshall en 2005, cette sequel enchaine mécaniquement les péripéties horrifiques comme dans un jeu vidéo aux nombreux niveaux à passer pour atteindre la liberté où ses personnages se réduisent à des corps anonymes suppliciés et torturés sur l'autel du spectacle de la série B.

Cette suite est toute juste efficace, une poignée de séquences un peu flippantes et du gore pour sauver de l'ennui : scénario absent, décors décevants, personnages inconsistants incarnés par un nouveau groupe d'acteurs aussi charismatiques que des endives mais heureusement des come-back sont convoqués pour pimenter ce produit commercial très en deçà de l'original à voir au moins pour son final particulièrement réussi.


Test blu-ray

Technique

Masters impeccables et très bonne gestion des noirs pour ce dyptique se déroulant en grande partie dans l'obscurité.

Un son puissant et englobant pour une ambiance anxiogène à souhait.

Bonus

Deux making-of (41' pour le permier volet, 26' pour la suite) assez complets sur toute les facettes de la production sont proposés par ces éditions HD FPE.

Le disque du second volet propose en plus une dizaine de scènes coupées (11') dispensables.

A noter que le blu-ray du premier opus n'est disponible que dans le bi-pack The Descent 1 & 2 (sortie du coffret le 17/03/2010)

Mel Gibson et les Vikings

Tour récemment il a été révélé que Mel Gibson avait engagé Leonardo DiCaprio pour son prochain film épique sur les Vikings d'après un script du scénariste des Infiltrés William Monahan.
Gibson vient de révéler au LA Times qu'il rêve de ce projet depuis l'enfance et qu'il pourrait marquer la fin de sa riche carrière incluant de gros succès comme Braveheart et La Passion du Christ. "C'est le premier film auquel j'ai pensé en passant à la réalisation"dit Gibson. "Je l'ai en tête depuis l'adolescence. Sérieusement c'est le premier film que je voulais faire. Et je pense qu'il sera le dernier que je réaliserai. Je me dirige vers lui, dans un sens, depuis mon enfance et je pense qu'une fois ce dernier terminé j'arrêterai".
Au sujet de la préparation de ce nouveau film il ajoute :"Nous travaillons actuellement sur le script. Quand j'avais 16 ans, alors que je dévorais des livres sur l'histoire de la langue anglaise, j'étais fasciné par les Vikings. Et j'imaginais comment ils pouvaient parler, s'exprimer et comment rendre cela dans un film. Un bon film sur les Vikings n'a jamais été fait, du moins je n'en ai jamais vu. Je pense avoir trouvé le bon angle d'approche pour cette histoire. Le problème majeur est de rendre ces types sympathiques. Car c'étaient des monstres".

Nouvelles images de Robin Hood

Voici la dernière bande-annonce de Robin Hood de Ridley Scott en salles le 19 mai prochain.
Au vu des images épiques présentées on peut s'attendre à un grand film réalisé par l'homme qui semble le seul aujourd'hui capable de mener à bien ce genre de projet, le Ridley Scott de Gladiator et de Kingdom of heaven.






14 mars 2010

L'affaire Farewell / Christian Carion

Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide. Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu'il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux.
Mitterrand lui-même est alerté et décide d'informer le président Reagan : un gigantesque réseau d'espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l'Ouest ! Les deux hommes d'Etat décident d'exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : " Farewell ". Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l'une des affaires d'espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille...

Pour son réalisateur Christian Carion, L'affaire Farewell est un film "sur les points de vue", soit 2 points de vue, l'un français et l'autre russe sur cette incroyable affaire d'un homme qui contribua à faire chuter l'empire soviétique.
Le coeur de ce récit d'espionnage à l'ancienne est la relation complexe, méfiance puis confiance et amitié, entre deux hommes différents : Guillaume Canet en homme ordinaire sans histoires projeté malgré lui dans une situation extraordinaire et Emir Kusturica en militaire idéaliste amateur de culture française sont parfaits. Canet dans un nouveau rôle d'espion amateur après l'excellent Espion(s) de Nicolas Saada et Kusturica bloc de charisme pour son premier grand rôle portent ce film qui tend à perdre de son intérêt et de sa force dramatique en tentant de développer des personnages secondaires faibles dans des situations dialoguées maladroites (l'entourage du personnage de Canet) voire ridicules (un Reagan en robe de chambre interprété par un Fred Ward cabotinant à mort pour pallier son manque de charisme!).
Carion que l'on sent moins corseté par la reconstitution d'époque que pour Joyeux Noël, parvient à maintenir l'attention du spectateur grâce à une histoire passionnante superbement interprétée par un duo d'acteur au diapason. Une mise en scène plus nerveuse aurait permis à cette Affaire Farewell d'être classée dans le rayon des grands films.

Test Blu-ray
Précision des détails, des contrastes et définition sans faute : un rendu visuel qui fait honneur au support. De plus la piste DTS-HD Master Audio 5.1 (16-bit) est très agréable.

Bonus
Le commentaire audio du réalisateur séduit par la précision de son argumentation et de ses explications techniques et historiques.
Puis dans cette édition FPE, le
making of proposé (25)' s'avère être assez complet en donnant la parole aux comédiens, producteur, réalisateur sur les différents plateaux de tournage de l'Ukraine (Kiev) à la Finlande en passant par l'Elysée où Philippe Magnan en Mitterrand en a bluffé plus d'un.

Dans le passionnant documentaire Entre fictions et réalité(s) (35'), Christian Carion soucieux de "ramener l'authenticité de la grande Histoire dans le film" et différents protagonistes qui ont vécu l'affaire exposent différents points de vue sur l'Histoire où les plus grosses zones d'ombre concernent la partie russe.

13 mars 2010

Eastern plays / Kamen Kalev

Deux frères qui ne se voient plus se trouvent pris dans un attentat raciste : Georgi, qui vient de rallier un groupe néo-nazi, est l'un des agresseurs, tandis qu'Izo, qui en est le témoin, porte secours à la famille turque attaquée. Georgi, appelé à s'engager davantage dans son parti, commence à s'interroger sur son implication, et Izo se demande si la belle jeune fille turque qu'il a sauvée sera l'occasion pour lui de quitter la triste vie qu'il mène à Sofia... En se retrouvant les deux frères pourront comprendre ce qu'ils attendent vraiment de la vie.

31ème CINEMED-Compétition long-métrage

Pour ce premier long-métrage qui a remporté en octobre dernier Grand Prix du 22ème Tokyo International Film Festival, Kamen Kalev s’est inspiré de nombreux éléments de la vie de l’artiste Christov qui est décédé à la fin du tournage.

Dans ce film joliment éclairé et interprété avec justesse, Kalev dresse un pont entre Sofia et Istanbul pour parler, sur fond de tensions raciales, du mal-être existentiel d’une certaine jeunesse bulgare.

Eastern plays est avant tout le portrait nuancé, entre spleen diffus et percée lumineuse, de deux frères paumés, en rupture avec les autres mais surtout avec eux-mêmes qui vont apprendre peu à peu à rayonner et s’ouvrir aux autres.

Après de nombreuses épreuves dramatiques, la fin ouverte donne une note d’espoir pour ces jeunes adultes sur la voie de l’acceptation de soi et du monde difficile qui les entoure.

9 mars 2010

La série The Grudge en blu-ray

Après le succès planétaire de The ring les producteurs américains n'ont pas tardé à s’intéresser à Takashi Shimizu et à son film de fantôme Ju-on.
C'est la société Ghost House de Sam Raimi qui a commandé à Shimizu le remake de son gros succès. Assez terrifiant et réussi,
The grudge donnera naissance à 2 suites moins convaincantes. Tous ces titres sont désormais disponibles en blu-ray dans des éditions riches en suppléments chez Metropolitan. Le coffret trilogie en DVD sort le 16 mars.

8 mars 2010

Paul Greengrass plonge Matt Damon dans l'enfer iraquien

Le nouveau film d'action du duo Paul Greengrass/Matt Damon qui avait des merveilles sur les deux derniers volets de la trilogie Jason Bourne, The green zone, sera sur les écrans US le 12 mars. En attendant la sortie française le 14 avril voici le synopsis et le trailer international.

Pendant l'occupation américaine de Bagdad en 2003, l'adjudant-chef Roy Miller et ses hommes ont pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien. Ballotés d'un site piégé à un autre, les militaires découvrent rapidement une importante machination qui modifie le but de leur mission. Pris en filature par des agents, Miller doit chercher des réponses qui pourront soit éradiquer un régime véreux soit intensifier une guerre dans une région instable. En peu de temps et dans cette zone explosive, il découvrira que la vérité est l'arme la plus insaisissable de toute.
<a href="http://video.msn.com/?mkt=en-GB&from=sp&vid=503152ef-8135-4724-b41a-e7a697035c6c" target="_new" title="Green Zone - Trailer">Video: Green Zone - Trailer</a>

Le palmarès de la 82ème cérémonie des Oscars

L'Oscar du meilleur film a été décerné à Démineurs (critique à venir) de Kathryn Bigelow qui a remporté également celui de meilleure réalisatrice, devenant ainsi la première femme à recevoir cette récompense en 82 ans d'Oscars. Le petit film à 11M$ rafle la mise avec 6 prix devant le mastodonte Avatar (500M$) qui remporte 3 statuettes dont celle attendue des Meilleurs effets visuels.
Concernant les acteurs Sandra Bullock et Jeff Bridges ont été couronnés pour leur prestation dans The blind side et Crazy Heart. Christoph Waltz génial dans Inglourious Basterds continue de rafler des prix.
Là-haut remporte logiquement l'Oscar du meilleur film d'animation.
Un petit film argentin sorti de nulle part Dans ses yeux est sacré Meilleur film étranger au détriment de Un prophète; la France est néammoins représenté au palmarès avec le documentaire produit par Luc Besson The Cove, la baie de la honte et Logorama meilleur court d'animation du collectif H5.

Les principales récompenses
Meilleur film : Démineurs
Meilleur réalisatrice : Kathryn Bigelow, Démineurs
Meilleur acteur : Jeff Bridges dans Crazy Heart
Meilleure actrice : Sandra Bullock dans The Blind Side
Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz dans Inglourious Basterds
Meilleure actrice dans un second rôle : Mo'Nique dans Precious
Meilleur scénario original : Démineurs
Meilleure adaptation : Precious
Meilleur film en langue étrangère : Dans ses yeux (Argentine)
Meilleur film d'animation : Là-haut
Meilleur documentaire : The Cove, la baie de la honte
Meilleure musique originale : Michael Giacchino, Là-haut
Meilleure chanson : Ryan Bingham et T-Bone Burnett, "The Weary Kind" pour Crazy Heart
Meilleur son : Démineurs
Meilleur montage sonore : Démineurs
Meilleur effets visuels : Avatar
Meilleur court métrage d’animation : Logorama

Plus d'infos sur le site officiel des Oscars 2010 ICI