14 mai 2010

Minority report / Steven Spielberg

A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la "Précrime" devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n'a alors plus qu'à lancer son escouade aux trousses du "coupable"... Mais un jour se produit l'impensable : l'ordinateur lui renvoie sa propre image. D'ici 36 heures, Anderton aura assassiné un parfait étranger. Devenu la cible de ses propres troupes, Anderton prend la fuite. Son seul espoir pour déjouer le complot : dénicher sa future victime ; sa seule arme : les visions parcellaires, énigmatiques, de la plus fragile des Pré-Cogs : Agatha.

Adapté d'une nouvelle de Philip K-Dick, Minority report fait partie des grandes réussites de la filmographie de Steven Spielberg.
Drame familial avec un père qui cherche la vérité sur l'enlèvement de son fils, réflexion éthique et morale sur la précognition (grâce aux prédictions de surdoués des meurtriers sont arrêtés avant de commettre leurs crimes), course-poursuite désespérée pour modifier son futur, Minority report est aussi riche au niveau des thèmes abordés que sur le plan visuel. Le récit aligne les scènes d'action tétanisantes et inventives (les cascades avec le jet-pack, le mano à mano opposant Cruise à Farrell dans l'usine, le scan forcé des spider) dans un univers au design très travaillé, où les effets visuels crées par ILM se fondent parfaitement dans l'image délavée et granuleuse du chef op Janusz Kaminski, sans oublier le drame et l'émotion liés au parcours du personnage joué avec conviction par Tom Cruise.
Spielberg retrouvera avec succès cette ambiance sombre et délétère où est développée une tragique histoire de famille (toujours cette thématique de la séparation ou de la perte) dans La guerre des mondes d'après un autre écrivain majeur de la SF, H-G Wells.

Test blu-ray

Technique

Minority Report a bénéficié d'un soin tout particulier pour cette première édition HD. Supervisé par Spielberg lui même, le master a été entièrement remastérisé en résolution numérique 4K (4096x2160 pixels) à partir du négatif original puis a été retravaillé plan par plan sur les couleurs et le grain de l'image avant d'être encodé en MPEG4/AVC.
La partie sonore n'est pas en reste avec une piste anglaise encodée en 5.1 DTS-HD master audio.

Bonus
Rayon bonus le disque propose pas moins de 3h de suppléments dont 1h30 d'inédits notamment le très réussi module interactif Le futur selon Steven Spielberg (35').

Enfin cette édition combo propose également le DVD du film à emporter partout.
Une édition haute définition FPE de référence qui comblera les consommateurs tant au niveau du master que des suppléments.

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