29 juin 2010

Fantastic Mr. Fox / Wes Anderson

Trois fermiers doivent faire face à un renard très futé à la recherche de nourriture pour sa famille...

Tiré de Fantastique Maître Renard, un classique de la littérature de jeunesse signé Road Dahl (Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche), Fantastic Mr. Fox est le premier film d'animation de Wes Anderson.
Ecrit avec Noah Baumbach, co-auteur du script de La vie aquatique, dans la demeure anglaise où vécut Road Dahl, Fantastic Mr.Fox porte haut et fort la signature de son auteur, de sa prédilection pour les histoire de famille dysfonctionnelle à un univers visuel et un ton si particuliers.
Au delà de l'aventure exotique (La vie aquatique, A bord du Darjeeling limited) ou rocambolesque (Fantastic Mr.Fox) il est en effet question dans tous les films d'Anderson de la famille, à recomposer, réunir, comprendre. On y trouve des fils en quête de reconnaissance paternelle (La vie aquatique, Mr.Fox), des pères un peu immatures (La vie aquatique, Mr.Fox), de grands enfants à la recherche de parents fantasques qui ont pris le large très tôt (La vie aquatique, Darjeeling). Ici Mr.Fox doit lutter contre ses vieux démons, le vol en série de volatiles qui pourrait mettre en danger sa famille quand son fils Ash cherche son soutien et a du mal à s'accepter tel qu'il est.
De plus que ce soit au niveau des costumes joliment démodés, des décors élaborés avec soin, des cadrages très précis, des clins d'oeil humoristiques, Fantastic Mr.Fox s'inscrit dans un univers reconnaissable entre mille. Ainsi Mr.Fox porte les mêmes vestes en velours et tweed qu'Anderson dans la vie, les héros à pelage ont des activités surprenantes voire décalées en regard des usages habituels (le whack-bat, un sport inventé par le réalisateur qui mélange le cricket, le rounders et le base-ball ou bien la méditation pratiquée par Ash dans les moments stressants)...
Anderson s'est approprié avec brio le genre pour raconter à nouveau une histoire de famille à problèmes. Le choix d'une animation image par image ou stop motion, rôdée sur quelques séquences de La vie aquatique réalisées par Henry Selick (L'étrange noël de MrJack, Coraline), apporte un côté magique à cette aventure familiale. Anderson s'est inspiré du film Le roman de Renard du pionnier russe de l'animation en volume Ladislas Starevitch avec ces marionnettes et ces décors dont l'aspect fait main et l'animation un peu brute et irrégulière comptent beaucoup dans l'attrait pour ce long métrage qui mélange avec inspiration action et comédie, burlesque et mélancolie pour le plus grand bonheur de toute la famille.
A voir absolument en v.o pour son fantastique casting voix comprenant fidèles (Bill Murray, Jason Schwartzman, Willem Dafoe, Owen Wilson et Adrien Brody) et nouveaux venus prestigieux (George Clooney, Meryl Streep) dans l'univers si attachant de Wes Anderson.

Test Blu-ray

Une image très précise et une colorimétrie éclatante : une splendeur!

En VF et en VO les bruitages comme les chansons pop-rock sont bien répartis dans l'espace pour une immersion idéale dans l'univers de MrFox.

Bonus

2 modules passionnants mais trop succints sur le design du film (8') et le cast (6'30") constituent le gros des suppléments de cette édition HD FPE.

Dans le premier module sur le design de ce film d'animation on y apprend que le réalisateur Wes Anderson a travaillé sur le script dans la demeure de l'auteur original Road Dahl dont il a fait reproduire en miniature certains éléments, fidèle à son sens du détail. Quelques images sur les décors, au nombre de 120, et des interventions de l'équipe louant l'impression séduisante de "fait main "des marionnettes complètent ce mini-documentaire.

Le module sur le casting met l'accent sur les conditions atypiques, non conventionelles, d'enregistrement des voix américaines : les acteurs George Clooney, Meryl Streep, Bill Murray en tête étaient réunis dans une ferme pour jouer les situations.

Enfin un amusant guide d'initiation au Whack-Bat (1'12") est proposé pour dernier supplément.

A noter que le DVD du film dans sa pochette cartonnée et un jeu de cartes postales à l'effigie des héros sont inclus dans le boitier.

28 juin 2010

L'impasse en Blu-ray

L'un des meilleurs films de Brian de Palma, L'impasse (Carlito's way), sera disponible demain mardi 29 juin en Blu-ray.

Incarné magistralement par Al Pacino et Sean Penn, L'impasse est célèbre pour son morceau de bravoure final : une poursuite haletante de 15' dans une gare où la précision du cadre, la fluidité des mouvements de caméra accompagnant les acteurs, l'efficacité du montage rappellent que Brian de Palma fut très grand.

Les suppléments de cette édition HD Universal : Scènes supprimées, "L'Impasse vue par Brian De Palma, Making of, Interview de l'équipe du fil, "L'Impasse : d'une nouvelle à un film"

27 juin 2010

Dog Pound / Kim Shapiron

Davis, 16 ans, trafic de stupéfiants.
Angel, 15 ans, vol de voiture avec violence.
Butch, 17 ans, agression sur un officier de probation.
Une même sentence : la prison pour délinquants juvéniles d'Enola Vale.
Arrivés au centre de détention, ils devront choisir leur camp, victime ou bourreau.

Après un Sheitan de triste mémoire, Kim Shapiron change radicalement de registre en plongeant dans un genre typiquement américain, le film carcéral, plus précisément un pétinencier pour mineurs où il suit le parcours chaotique de jeunes white trash.

Suivant un gros travail de recherche et d'immersion dans des pétinenciers américains pour mineurs, Shapiron opte pour une exigence documentaire proche du Cum d'Allan Clarke (casting de non-professionnels, caméra au plus près des corps et des visages) bienvenue, tout en se permettant une parenthèse fantasmagorique dans la première partie, pour capter les émotions de son trio de jeunes anti-héros dont nous serons le strict minimum sur leur passé troublé.

Conscient de la difficulté d'innover dans ce genre ultra-balisé, surtout quand il s'agit du deuxième film de sa jeune carrière, Shapiron trouve dans le jeu intense d'Adam Butcher le meilleur vecteur de tension dramatique dès que le récit fait du surplace.

L'impressionnante scène d'émeute qui clôt le film mettra tout le monde d'accord sur les qualités de filmmaker de Shapiron dont on espère qu'il choisisse à nouveau de bons sujets.

Prenez Délivrance, Hunger et Kids, agitez le tout et vous obtiendrez Dog Pound : sec, brutal, desespéré, un drame percutant sur des délinquants juvéniles signé Kim Shapiron, justement récompensé au récent festival de New-York.

24 juin 2010

Replongez dans l'enfer de Shutter Island

L'excellente adaptation éponyme du best-seller Shutter Island de Dennis Lehane par Martin Scorsese est désormais disponible en blu-ray et DVD.

Interprété magistralement par Leonardo DiCaprio, Shutter Island a totalisé 3M d'entrées en France, un des meilleurs scores dans notre pays de son génial réalisateur Martin Scorsese.

Ces éditions Paramount Home Entertainment propose pour bonus 2 modules : Les mystères de l'île et Le phare. A noter que l'édition spéciale FNAC ajoute le dossier de presse de 36 pages.

Ma critique de Shutter Island est à lire ICI

21 juin 2010

Les 7 mercenaires / John Sturges

Un petit village de paysans du nord du Mexique subit les raids incessants de bandits menés par le pilleur Calvera. Accablés par cette situation, les paysans décident d'aller chercher du soutien de l'autre côté de la frontière américaine. Ils le trouvent en la personne de Chris, baroudeur taciturne et excellent tireur. Ensemble, ils recrutent six autres hommes, tous mercenaires, chacun motivé par des raisons personnelles et un sens de l'honneur propre...

50 ans après sa sortie cette relecture des 7 samouraïs version western procure toujours le même engouement : un thème inoxydable d'Elmer Bernstein, une belle histoire d'altruisme et de générosité où sens de l'honneur et sacrifice sont incarnés par un casting en or où chaque star a son moment de gloire, une mise en scène efficace de John Sturges (La grande évasion)...Les 7 mercenaires est un bonheur pour tous les amoureux du western où des rebelles sans causes se révèlent par leurs actes héroïques en faveur des opprimés et des faibles.

Test Blu-ray

Technique

Le master très propre fait merveille dans les scènes extérieures baignées de soleil où la profondeur de champ est vraiment appréciable. On notera furtivement quelques plans moins bien définis ou légèrement bruités mais quel plaisir de revoir ce classique du western dans une copie qui a fait l'objet d'une restauration très réussie.

En vo les fusillades sont plus percutantes et les dialogues plus nets qu'en vf où la bo est cependant mixée plus large.

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Bonus

Reprise dans cette édition HD FPE des suppléments de l'édition DVD Ultimate :

Commentaires audio de l’équipe du film

Interventions pleines d'anecdotes et de remarques nostalgiques du producteur du film Walter Mirisch, des acteurs James Coburn et Eli Wallach et de l'assistant de John Sturges, Bob Relya

Colts à louer : making of

Très bon documentaire sur la préproduction et le tournage avec interviews des acteurs toujours en vie au moment de la réalisation de ce supplément, Robert Vaughn, Eli Wallach, James Coburn, images d'archive avec Yul Brynner, avis de fans célèbres comme John Carpenter ou Lawrence Kasdan.

Elmer Bernstein et les Sept mercenaires

Bel hommage rendu à Elmer Beinstein par un historien de la musique, Jon Burlingame

Album souvenir : entretien avec Eli Wallach

Eli Walach, méchant inoubliable de ce western, commente des images du film retrouvées dans une mine de sel, ancien entrepôt de stockage de matériel de la MGM.

Galerie de photos

Bandes-annonces

DVD du film dans sa pochette cartonnée

16 juin 2010

Toutes les infos sur le reboot de Predator

Toutes les infos sur le reboot de la saga Predator sont accessibles ICI sur le site officiel du film, très bien conçu avec teaser, downloads, fiches personnages.
Produit par Robert Rodriguez pour la Fox, Predators est en fait une suite aux deux premiers volets dont l'excellent premier opus signé John Mc Tiernan (critique ICI).
Réalisé par Nimrod Antal (Blindés) et interprété principalement par Adrian Brody, Topher Grace, Laurence Fishburne et Danny Trejo, Predators sera sur les écrans français le 14 juillet prochain.

15 juin 2010

Les sentiers de la perdition / Sam Mendes

En 1930, deux pères : Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs. La jalousie et l'esprit de compétition les plongent dans une spirale de violence aveugle dont les premières victimes sont la femme de Sullivan et son fils cadet Peter. Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance et l'espoir de conjurer l'enfer. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.

Adaptation du roman graphique de Max Allan Collins, Les sentiers de la perdition est le second long-métrage de Sam Mendes et un nouveau récit centré sur la famille.

Situé dans le Chigago de la Grande dépression, ce film de l'auteur oscarisé d'American Beauty navigue brillamment entre le film de gangsters et le récit initiatique grâce à une mise en scène de grande classe s'appuyant sur la sublime photographie du vétéran Conrad Hall et au jeu solide d'acteurs comme Tom Hanks, convaincant dans son premier rôle sombre face à son mentor joué par Paul Newman. La photo très contrastée, proche du n&b, de Conrad L.Hall est en effet pour beaucoup dans la réussite de ce film noir implacable et à la tension dramatique jamais prise en défaut par la beauté plastique de l'objet cinématographique.

Très bon directeur d'acteurs, Sam Mendes met au centre de ce film de gangsters une double histoire de père et de fils. Newman et Hanks d'un côté, Hanks et le jeune Tyler Hoechlin de l'autre : 2 histoires de paternité et de filiation opposées où un père et son fils de substitution se déchirent (Newman/Hanks en pleine tragédie grecque) et où un père, mutique, souvent absent et son fils, plein d'admiration pour cet homme énigmatique, apprennent à se connaitre lors de leur cavale. Visuellement le film accompagnera ce cheminement vers plus d'apaisement par une palette de couleurs allant d'un ton froid monochromatique (une maison sans vie en hiver) à la lumière estivale d'un bord de plage où se déroulera l'épilogue très réussi. Mendes laisse l'émotion affleurer par petites touches au gré d'une histoire romanesque et funèbre aux accents de tragédie classique où les ombres menacent constamment de se refermer sur ses personnages.

sentiers_perdition_cap1

Test Blu-ray

Technique
Image

Le transfert HD approuvé par le réalisateur respecte les choix artistiques de Conrad L.Hall à savoir une image avec couleurs désaturées et ambiance crépusculaire. Si on aurait évidemment préféré une remasterisation de l'image pour un rendu optimal dans les nombreuses scènes nocturnes ou sombres, l'apport HD est vraiment notable avec une belle tenue globale dans la gestion des contrastes et la profondeur de champ.

Son
Très bon rendu et dynamisme de la bande-son pour la musique et les bruits d'ambiance. La piste DD 5.1 anglaise est une nouvelle fois au-dessus pour la restitution des dialogues.

Bonus
*Commentaire audio de Sam Mendes
Commentaire instructif où le réalisateur décortique la narration en montrant l'intérêt de chaque scène.

*Introduction du réalisateur
Sam Mendes loue les bienfaits du blu-ray notamment lors de la scène de fusillade sous la pluie.
*Documentaire : "L'oeuvre de Conrad L. Hall" (HD - 27')
Bel hommage au chef op Conrad L. Hall 4 fois oscarisé notamment pour Les sentiers de la perdition par ses pairs : les directeurs de la photo Roger Deakins, Vilmos Zigmond, Philippe Rousselot y louent notamment sa prédilection pour les images surexposées tirant vers le n&b comme pour la sublime photo de ce Road to perdition.

*Module interactif : "La bibliothèque" : plongez dans le monde des Sentiers de la perdition (HD - 45')
Le contexte économique (l'Amérique de la Grande Dépression), l'univers des gangsters, l'aspect créatif (les sources d'influences du roman graphique, l'adaptation par Sam Mendes) sont abordés dans ce module très bien conçu à base de vignettes multimédia, informations écrites. Une mine d'informations historiques et cinématographiques avec cette bibliothèque interactive passionnante.


*11 scènes coupées avec le commentaire optionnel du réalisateur (22')
Parmi cette flopée de scènes coupées ou rallongées émergent quelques moments privilégiés entre père et fils, une scène amusante avec Al Capone interprété par Anthony La Plaggia.
*Making of (25')
Making-of HBO classique avec alternance d'interviews du casting, du producteur, du réalisateur, du directeur de la photo et d'images du tournage pour balayer tous les aspects de la production
.

Enfin cette édition FPE ajoute le DVD dans sa pochette cartonnée

(Sortie blu-ray le 16 juin)

Thomas Crown en blu-ray

Thomas Crown de John Mc Tiernan sort pour la première fois en Blu-ray chez Fox Pathe Europa le 16 juin.

Réalisé par le roi du cinéma d'action des années 80 John Mc Tiernan (Die hard, Predator), Thomas Crown (1999) est un remake, sympathique, de L'Affaire Thomas Crown (1968) de Norman Jewison. Pierce Brosnan, Rene Russo ont repris les rôles tenus dans l'original par Steve McQueen et Faye Dunaway, acteurs d'une fameuse séquence de baiser long d'une minute!

Le Blu-ray ne comporte aucun bonus mais est accompagné du DVD du film dans sa pochette cartonnée.

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8 juin 2010

Bright Star / Jane Campion

Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète.
Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.
John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.

Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...


Palme d’or en 1993 pour La leçon de piano Jane Campion est de retour après le sensuel In the cut en 2003 avec Bright Star, une belle histoire d’amour entre le poète John Keats et sa jeune voisine Fanny Browne qui va inspirer au jeune homme ses plus poèmes. Il est question d’amour et de création comment l’un nourrit l’autre et inversement.

Esthétiquement superbe, ce récit romantique se déroule doucement selon les sentiments exaltés ou déçus, au rythme des saisons qui accueillent cette relation tragique. Campion accorde autant d’importance à la lumière mettant en valeur une nature accueillante qui permet la communion des être et devient source d’inspiration comme le poids des mots qui vont chavirer et troublent. L’expression du désir est comme toujours chez la réalisatrice néo-zélandaise subliment rendu, par petites touches au centre d’une relation passionnelle où le poète se dissout.

Dramatiquement plus faible qu’escompté, Bright star ne fait pas de la barrière sociale un obstacle majeur à la manière de Roméo et Juliette (Keats n’a pas le sou contrairement à la famille de Fanny in fine plutôt tolérante) et une source de tension dramatique mais fait intervenir tardivement la maladie pour séparer les deux amants.

Jane Campion ne retrouve pas le romantisme échevelé de sa Leçon de piano mais signe une histoire touchante à défaut d’être vibrante malgré la justesse de l’interprétation et une photographie sublime.


Test blu-ray

Technique

Le transfert rend justice à la superbe photographie d'origine avec une finesse argentique, des couleurs naturelles lors des scènes extérieures filmées majoritairement en plans fixes, des contrastes subtils.

Sobriété pour la bande-son avec une piste vo légèrement en retrait par rapport à la vf mais à préférer pour apprécier Keats dans le texte.

Bonus

Suppéments substantiels qui peuvent légitimer l'achat de cette édition, 3 courts métrages de la réalisatrice Jane Campion :

Peel réalisé en 1982 instaure en 8' une belle montée de tension familiale au cours d'un voyage automobile avec une mise en scène impressionniste assez remarquable qui lui a valu la Palme d'or du court métrage au Festival de Cannes/Passionless moments (1983): 10 courts tableaux sur l'absurde, l'étrangeté du quotidien/A girl's own story (1984) : portraits croisés de 3 adolescentes qui annoncent des thèmes développés dans ses longs métrages comme le désir féminin, le besoin vital d'émancipation et de liberté.

Working with Jane est un making-of constitué d'images de tournage, d'interviews des acteurs, des répétitions et des confidences de Jane Campion qui déclare après 4 ans d'absence avoir voulu faire un film avec simplicité majoritairement composé de plans fixes pour révéler l'intériorité de ses personnages.

2 scènes coupées trop courtes pour être vraiment appréciées à leur juste valeur, une bande-annonce et une galerie photos sont également proposées dans cette belle édition FPE.


7 juin 2010

Funny people / Judd Apatow

Dans le monde du stand-up, un comédien se retrouve dans un état de mort imminente...

Le dernier film réalisé par le nouveau roi de la comédie US Judd Apatow (40 toujours puceau, En cloque mode d'emploi, Supergrave) est son projet le plus personnel et le plus risqué financièrement : fait en famille, avec sa femme Leslie Mann et ses 2 filles, avec son pote d'enfance Adam Sandler, Funny people est une tragi-comédie d'une durée de 2H20 sur un comédien de stand-up atteinte d'une forme rare de leucémie.
George Simmons (Adam Sandler) star hollywoodienne apprend sa maladie, se cherche un assistant-larbin (Seth Rogen) qui pourrait accessoirement remplir les fonctions d'ami et tente de reconquérir son ex (Leslie Mann) mal mariée à un Australien arrogant (Eric Bana).
Apatow ancre son récit dans le monde des comiques professionnels de stand-up d'où profusion de saillies verbales politiquement incorrectes, blagues à caractère sexuel qui ont fait la réputation de ses productions. On y retrouve aussi ces grands enfants ou ados attardés sur le chemin de la maturité, cet éloge de la famille comme rempart contre la morosité et le désespoir. Mais pour la première fois court sur tout le film un ton dépressif voire désabusé avec le personnage de movie star de Sandler, égocentrique homo erectus mis soudain face à sa solitude dans son château et se révélant incapable d'aimer et d'aider les autres. Face à Sandler Seth Rogen incarne un apprenti comique, faire-valoir qui aux côtés de la star n'apprendra finalement rien.
Mais la dernière scène, après un virage surprenant vers la comédie de la reconquête amoureuse où en 45' de huis-clos dans une belle maison de Marin County George Simmons apparait à la fois pathétique et touchant dans son échec amoureux, réunit les 2 hommes autour de blagues dans un éloge typique de l'univers Apatow de l'amitié masculine.
Avec son personnage principal égoïste, en colère, contre les autres mais surtout contre lui-même, sa maladie et son incapacité à être heureux, Funny people a des relents pessimistes autour de cet humour gras et potache qui est le nerf des productions Apatow. Le réalisateur s'essaie à la gravité : certains risquent d'être sensible à la mélancolie et au spleen de son personnage principal qui apprend difficilement à faire quelque chose de bien pour quelqu'un, d'autres seront déroutés par le côté sombre et névrotique de ces Funny people et regretteront la jovialité et le burlesque des premiers opus.
Cette tonalité douce-amère, entre humour trash et drame introspectif avec la dérive existentielle de ce clown triste, ne manque pas d'intérêt malgré une petite baisse de rythme dans sa dernière partie : Apatow est, comme toujours, plein de tendresse et d'empathie pour ces anti-héros attachants,
personnages ordinaires en proie à des soucis voire des tourments névrotiques et sexuels.

Test DVD
Technique
Un DVD réservé au film avec un piqué ciselé rendant justice à la
photographie de Janusz Kaminski, le chef opérateur attitré de Steven Spielberg et pistes VO et VF Dolby Digital 5.1 où l'intégralité des informations sonores passe par la voie centrale, la scène arrière étant dévolue pour l'essentiel à la sympathique bande originale folk.

Bonus
Répartis sur un second disque, les bonus sont copieux et intéressants. Débutons par un commentaire audio avec de Judd Apatow, Adam Sandler et Seth Rogen très détendus peu avares en blagues et souvenirs de tournage.
Le making-of d'une durée de 75' est un passionnant journal de bord découpé en 4 parties qui permet de comprendre à travers des focus, constitués d'images de tournage
et d'interviews, sur la préparation (ateliers de stand-up pour les comédiens), le tournage comme le montage (3h15 dans sa première version!) l'importance de ce projet très personnel dans la carrière de Judd Apatow.
Une brouette de scènes coupées et alternatives, très réussies dans l'ensemble avec la présence
de Paul Reiser, Ray Romano et Eminem,
est également proposée.
D'autres modules hilarants comme”Yo Teach“- épisode et making of, les films de George Simmons, les blagues téléphoniques d’Adam Sandler complètent la galerie de suppléments d'une durée exceptionnelle de 3h pour une comédie.


Funny People

Un film de Judd Apatow avec Adam Sandler et Seth Rogen.
Distribution : Universal Pictures
Date de sortie DVD : 25/05/2010

3 juin 2010

De nouvelles images de Thor

Après la première photo de l'acteur Chris Hemsworth dans le costume du super-héros de Marvel, voici une image issue du concept-art du film Thor réalisé par Kenneth Branagh (Frankenstein).

Au casting de ce film prévu sur les écrans en mai 2011 nous trouverons également Natalie Portman, Anthony Hopkins, Tom Hiddleston et Ray Stevenson.

Thor est le fils d'Odin (le roi des dieux vikings) et frère de Loki, possédant le pouvoir de la foudre et étant à la fois le plus fort des hommes et des dieux ! Son orgueil et sa vanité l'ont cependant forcé à se rendre sur Terre afin d'y apprendre l'humilité. Il devient alors mortel et devra récupérer toute son aura divine disparue par le biais de différentes leçons sur la vie et l'existence en général, tout en préservant par la même occasion notre monde des ennemis qui lui veulent du mal...

Source Collider.com