15 juil. 2010

Toy Story 3 / Lee Unkrich

Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s'apprête à partir pour l'université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve... à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d'échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l'éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso.

15 ans après sa première production Toy Story, premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse, l'usine à rêves Pixar livre, une nouvelle fois avec brio, sa dernière production, Toy Story 3, troisième et dernier volet de la trilogie Toy Story.
L'équipe de créatifs entourés de John Lasseter et du réalisateur Lee Unkrich ont allié les ingrédients de la réussite des deux premiers volets, l'émotion et l'humour, à une esthétique 3D éblouissante (voir dès la séquence d'ouverture les progrès techniques faits en la matière depuis le premier Toy Story) toujours au service de la narration. La valeur ajoutée Pixar réside en une histoire forte, chargé en péripéties et situations dramatiques comme en clin d'oeils humoristiques, véhiculant des thèmes universels auxquels seront sensibles petits comme grands, comme dans ce dernier volet, l'abandon, la fuite du temps, le sens du sacrifice.
L'idée géniale de ce Toy Story 3 est d'utiliser comme décor principal une crèche envisagé par nos jouets préférés, Buzz l'éclair et Woody le cow-boy, comme une prison ou l'anti-chambre de l'enfer (référence au dernier acte du film). Ayant échoué par erreur à la crèche de Sunny side (belle ironie), nos héros vont vite découvrir un lieu inhospitalier peuplé de gamins déchainés et régi de main de fer par un ourson d'apparence débonnaire, un chef de famille tyrannique règnant sur un peuple de jouets abandonnés. Le lieu par essence ludique permet d'introduire une multitude de personnages hilarants comme un Ken très queer, un téléphone Fisher Price aux bons tuyaux, un poupon tortionnaire et d'amener le récit vers un hommage irrésistible à La Grande évasion comme à Mission impossible.
Au cours de ses aventures débridées pleines d'humour où chaque public trouvera son compte, l'émotion liée à la thématique de la séparation et de l'abandon qui court dans toute la saga est particulièrement pregnante et bien dosée dans ce dernier volet où il est question du passage à l'âge adulte et de ce qu'on laisse derrière (les jouets, par extension l'innocence, l'insouciance).
Parvenir à procurer avec des images de synthèse de telles émotions est la marque d'un très grand studio qui a prouvé avec des chefs d'oeuvre comme Wall-e ou Là-haut un savoir-faire écrasant en terme de narration solide toujours enrobée dans une esthétique époustouflante et conduite avec un plaisir jubilatoire.

A signaler pour tous les fans : les deux premiers volets vont ressortir en salle en 3D le 13 et 20 octobre prochain.

1 commentaire:

krosister a dit…

AH jespere que je pourrai le voir !!! bzzzzzzzzz