30 août 2010

Crazy heart / Scott Cooper

A 57 ans, Bad Blake, chanteur de country, vit toujours sur la route, jouant des vieux hits dans des bars de troisième zone et des salles de bowling. Ce qui lui reste de célébrité disparaît peu à peu. Le mieux qu'il puisse espérer aujourd'hui, c'est de faire la première partie de Tommy Sweet, qui fut son jeune protégé et à qui il a tout appris. De petit concert en petit concert, la route de Bad suit son cours, jusqu'au soir où il fait la rencontre de Jean, journaliste locale. Bad s'attache plus que d'habitude. Même s'il ne fait aucune promesse, et que Jean, mère divorcée, sait qu'elle n'a rien à attendre de lui, ils reviennent sans cesse dans les bras l'un de l'autre. Mais Bad, à peine capable de garder la tête hors de l'eau, est-il capable de s'occuper de qui que ce soit d'autre que lui ?


La récente sortie en vidéo de Crazy heart offre l'opportunité de découvrir ou redécouvrir ce joli petit film primé aux Oscars (Meilleur acteur et Meilleure chanson originale) et passé injustement inaperçu chez nous.

Sur le thème peu original d'un individu, en l'occurrence un musicien de country jadis célèbre, en quête de rédemption et de seconde chance, Scott Cooper parvient à trousser, pour sa première réalisation, une histoire touchante grâce, en premier lieu, à la composition magistrale de Jeff Bridges.
L'acteur de
The big Lebowski campe un musicien alcoolique rongé par les remords, les échecs d'une vie jadis euphorique désormais terne et chargé comme un lendemain de cuite. Epaissi mais toujours aussi charismatique l'acteur interprète avec fragilité, mélancolie mais aussi humour un personnage de paumé magnifique dont nous partageons le triste quotidien fait de cuites et de concerts dans des bars minables jusqu'à sa rencontre avec une jeune journaliste, elle aussi un peu cabossée par la vie. Interprété avec sensibilité par Maggie Gyllenhall qui a cependant tendance à trop minauder, ce personnage va agir comme un accélérateur de vie pour Bad Blake qui va tenter de reprendre goût à la vie. Sur son chemin le réalisateur a placé de bons seconds rôles comme une star montante de la country (Colin Farrell) ou un vieil ami (Robert Duvall) pour l'aider à traverser les ténèbres.
Le film de Scott Cooper brille également par la mise en scène des concerts qui respire l'authenticité d'autant que Bridges et Farrell interprètent vraiment les chansons de leurs personnages, la beauté des paysages traversés par Bad Blake.

Crazy heart est un très recommandable road-movie dont l'académisme apparent est transcendé par un Jeff Bridges impérial dont la puissance dramatique et l'intensité émouvante ont été justement couronnées par l'Oscar du meilleur acteur.


Test blu-ray
Images superbes avec notamment des couleurs chaudes lors des extérieurs splendides traversés par le personnage de Blake et excellent pistes sonores pour restituer au mieux les compositions ce dernier (bande-originale composée par T-Bone Burnett, Stephen Bruton et Ryan Bingham).

Bonus
Au niveau des suppléments pas grand chose à se mettre sous la dent : interviews express de Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal et Robert Duvall, quelques scènes coupées ou alternatives et la bande-annonce. La qualité du master justifie à elle seule l'achat de ce très beau film édité en blu-ray par
FPE.

Suivez Matt Damon dans la Green zone

Mardi 31 août sortira en DVD & Blu-ray, chez Studio Canal, l'excellent film de guerre de Paul Greengrass Green zone avec Matt Damon.

Au programme de l'édition HD de Green Zone :

Commentaire audio de Matt Damon et Paul Greengrass/Scènes coupées avec commentaire vidéo de Matt Damon et Paul Greengrass/Matt Damon : prêt pour l'action/À l'intérieur de la Green Zone/Le vrai Miller/Recréer Bagdad/Bande-annonce

Ma critique de Green zone est à lire ICI


27 août 2010

Ben Stiller retrouve Robert de Niro pour une bonne tranche de rigolade

Les Fockers font leur grand retour!
Six ans après Mon beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers), la suite des més(aventures) de Ben Stiller avec son beau-père interprété par Robert de Niro débarquera sur les écrans
le 22 décembre prochain. Jay Roach, réalisateur des deux premiers volets, a laissé sa place derrière la caméra à Paul Weitz (Pour un garçon, A la croisée des mondes) pour Mon beau-père et nous (Little Fockers).

Le pitch
Il aura fallu 10 ans, deux enfants avec sa femme Pam et d’innombrables obstacles pour que Greg soit enfin accepté par son beau-père. Les doutes de Jack réapparaissent lorsque Greg, à court d’argent, travaille au noir pour un laboratoire... Quand l’ensemble du clan Furniker, y compris Kevin, l’ex de Pam, se retrouve pour l’anniversaire des jumeaux, Greg doit prouver à Jack qu’il est un vrai chef de famille. Mais après tous les malentendus, l'espionnage et les missions secrètes, Greg va-t-il réussir l’examen final de Jack et lui succéder à la tête du clan…ou le cercle de confiance sera t-il brisé pour toujours ?

La bande-annonce de Mon beau-père et nous est visible ICI sur le site officiel du film

26 août 2010

The expendables / Sylvester Stallone

Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n'obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l'argent, ni pour la gloire, mais parce qu'ils aident les cas désespérés. Depuis dix ans, Izzy Hands, de la CIA, est sur les traces du chef de ces hommes, Barney Ross. Parce qu'ils ne sont aux ordres de personne, il devient urgent de les empêcher d'agir. Eliminer un général sud-américain n'est pas le genre de job que Barney Ross accepte, mais lorsqu'il découvre les atrocités commises sur des enfants, il ne peut refuser. Avec son équipe d'experts, Ross débarque sur l'île paradisiaque où sévit le tyran. Lorsque l'embuscade se referme sur eux, il comprend que dans son équipe, il y a un traître. Après avoir échappé de justesse à la mort, ils reviennent aux Etats-Unis, où chaque membre de l'équipe est attendu. Il faudra que chacun atteigne les sommets de son art pour en sortir et démasquer celui qui a trahi...

Après avoir ressuscité, avec une certaine réussite, en 2007 et 2008, ses personnages fétiches et iconiques Rocky & Rambo (Rocky Balboa est avec le premier l'un des meilleurs volets de la saga, idem pour John Rambo), Sylvester Stallone a décidé de convoquer pour sa nouvelle réalisation la majeure partie des vieilles gloires du cinéma d'action des années 80 : le géant blond Dolph Lundgren vu dans Rocky IV, la nouvelle star musclé des vidéos club Jason Statham, le bondissant Jet Li, le vilain Eric Roberts, des stars du catch et de la lutte comme Steve Austin ou Randy Couture entourent Sly pour une relecture explosive, à base de corps bodybuildés voire botoxés (Sly, Schwarzy, Rourke luttent contre les outrages du temps) et d'action bourrine des 12 salopards.

Si la mise en scène des nombreuses scènes d'action
faisant la part belle aux cascades et autres effets en live est plutôt efficace, même si on a la tenace impression d'avoir déjà vu mieux ailleurs (chez James Bond, Jason Bourne pour les cascades en avion et voiture; John Woo et Johnnie To pour les fusillades), on regrettera l'absence d'auto-dérision du projet, à peine une poignée de vannes de la part de ces anciennes gloires bloquées dans les 80's. Il faut voir le sexagénaire Stallone se démener comme un beau diable pour nous faire croire en la crédibilité de son personnage de mercenaire casse-cou.
Mise à part une amusante mais trop courte scène réunissant Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis, tout cela est terriblement sérieux et prévisible, un film d'action certes divertissant mais semblable en beaucoup de points (scénario inexistant se contentant d'aligner de manière métronomique les scènes d'action, personnages stéréotypés voire inexistants pour les seconds rôles, jeu monolithique des têtes d'affiche-gros bras, manichéisme primaire...) aux produits formatés des années 80 comme Commando ou Cobra mettant en scène chacun une star hollywoodienne plus célébré pour ses muscles saillants que pour son jeu intense (les pré-cités, Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme et autre Chuck Norris). Seul Mickey Rourke, dans une belle scène d'auto-confession qui n'est pas sans rappeler celle de JCVD, parvient à insuffler un peu d'âme au film.

A l'heure où le cinéma d'action propose des héros complexes, tourmentés (Casino Royale), à la recherche de leur identité (la trilogie Jason Bourne) ou un ton amusé à la limite de la parodie (Hot Fuzz, Tonnerre sous les tropiques, L'agence tout risque), Stallone pêche avec The expendables par une absence de second degré que des dialogues d'une pauvreté assez consternante, un scénario bourré de clichés (le dictateur sud-américain à abattre, la belle autochtone à sauver...) et une interprétation assez mauvaise nivellent vers le bas, toute la différence par exemple du crépusculaire Gran Torino, le dernier film de Clint Eastwood, élégant fossoyeur de sa propre mythologie.

25 août 2010

Poetry / Lee Chang-Dong

Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème. Elle cherche la beauté dans son environnement habituel auquel elle n’a pas prêté une attention particulière jusque-là. Elle a l’impression de découvrir pour la première fois les choses qu’elle a toujours vues, et cela la stimule. Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n’est pas aussi belle qu’elle le pensait.

63ème Festival de Cannes-Compétition

L’héroïne de Poetry est vraiment à part dans le cinéma mondial actuel : une vieille dame, modeste, toujours coquette, vit seule avec son petit-fils lymphatique dont elle doit prendre en charge un geste irresponsable, s’occupe d’un vieillard hémiplégique et s’initie à la poésie, cherchant de la beauté dans son environnement habituel.

La poésie lui offre un moyen de s’éveiller à la beauté du monde (voir autrement ce qui nous entoure) comme un outil pour fixer, par l’écrit, des sensations, des souvenirs qu’elle oublie petit à petit, Alzheimer faisant progressivement son travail de sappe. Le film dit la fascination pour la beauté de la nature, illustre le « bien voir » préconisé par le professeur-poète consulté par la vieille dame, recommendation étendue de la poésie au cinéma (l’expérience filmique vécue par le spectateur).

A la fois grave et aérien, sombre et lumineux, porté par l’interprétation remarquable de Yun Junghee pour traduire avec sobriété une grande force intérieure et des sentiments variés, subtil dans son évocation du fossé entre les régions et l’érosion des valeurs familiales comme morales, Poetry est l’histoire magnifique et poignante d’une femme digne et déterminée sauver sa famille et à chercher le Beau dans un monde cruel et indifférent à autrui.

(chronique cannoise; sortie : 25/08/2010)


23 août 2010

Avatar joue les prolongations

Alors qu'Avatar va ressortir le 1er septembre dans une version longue dans des salles Digital 3D et IMAX® 3D, Fox Pathé Europa indique dans un communiqué officiel relatif aux sorties des coffrets Noël que le film évènement de James Cameron (2,7 milliards de $ de recettes mondiales) fera l'objet de nouvelles éditions DVD & BD à la fin de l'année.

Au programme de cette ressortie salles baptisée Avatar Special Edition, Camerton proposera un montage incluant «de nouvelles créatures et des scènes d’action jamais vues» soit 8 minutes de film inédites.

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Un 1er coffret Blu-ray collector comprendra 3 Blu-ray avec la version longue du film soit 16' de plus (vs 8' supplémentaires pour la ressortie salle) ainsi que de nombreuses heures de bonus exclusifs, au prix indicatif de 29,99€.

Un second coffret Blu-ray collector est annoncé, un coffret en édition limitée et numérotée pour un prix annoncé à 149,99€. Aucun détail sur le contenu de ce coffret n'a pour l'instant été communiqué.

En SD un coffret 3 disques est également prévu pour le 4ème trimestre 2010.

Enfin en 2011 Avatar devrait revenir en 3D cette fois avant la suite prévue pas avant 2014.

Ma critique de Avatar est disponible ICI

20 août 2010

The Yards - James Gray

A sa sortie de prison, Leo Handler revient chez lui avec un seul but : rester dans le droit chemin. Il trouve du travail chez son oncle Franck, patron de l'Electric Rail Corporation, qui règne sur le metro dans le Queens. Son ami de toujours, Willie, l'initie aux méthodes de la société. Leo decouvre la face cachée des florissantes opérations de son oncle. Témoin de chantage, corruption, sabotage et même meurtre, il est au centre d'une situation explosive : il détient un secret qui fait de lui la cible de la plus impitoyable famille de la ville... La sienne.


Diplômé de l'école de cinéma de l'Université de Californie du Sud James Gray a réalisé Litte Odessa, son premier long métrage, à l'âge de 24 ans. Pour ce coup d'essai-coup de maître cette splendide tragédie grecque a obtenu le Lion d'argent et la coupe Volpi du meilleur second rôle féminin pour Vanessa Redgrave au Festival de Venise 1994 ainsi que le Prix de la Critique du Festival de Deauville. Pour James Gray qui s'est beaucoup demandé sur le milieu de la mafia russe dont le personnage principal interprété magistralement par Tim Roth est issu "le film est l'histoire d'une personne qui cherche à revenir dans le droit chemin mais bien sûr sa tragédie c'est qu'il ne peut y arriver parce qu'il est allé trop loin".

Six ans plus tard Gray met en scène dans The Yards une chronique familiale où le personnage principal est en quête de rédemption pour devenir "socialement productif". On y retrouve cette extrême noirceur dans l'étude des rapports familiaux nonobstant une fin moins désespérée que celle le Little Odessa.

Dès les cinq premières minutes Gray installe un climat oppressant avec la présence du contrôleur judiciaire à la fête d'accueil du personnage de Mark Walhberg, fraichement sorti de prison. Surveillé, Léo sait que le moindre écart de conduite signifie le retour à la case prison. Mais très vite il est pris dans un engrenage fatal : un sabotage de voies ferrées perpétré par la bande de Willie, petit ami de sa cousine et nouvel employeur véreux, tourne au meurtre; Léo est accusé à tort. La fatalité impose son programme cruel; le cycle du malheur se perpétue. Trahi par son ami Willie et son oncle, Léo est redevenu un paria, contraint de fuir sa famille retrouvée notamment sa mère et sa cousine bien aimées.

Comme dans Little Odessa la famille est une structure bancale, la mère malade, le père absent. Dans ce premier film, le père était une crapule fini (inoubliable scène d'humiliation du père par le fils obligeant son violent géniteur à se dévêtir sous la menace d'une arme dans un paysage hivernal), ici c'est l'oncle, joué par James Caan, le traître. Seule la mère, avec la cousine incarnée par la troublante Charlize Theron, est source de réconfort. Gravement malade, accablée par le chagrin et l'inquiétude, la mère (émouvante Ellen Burstyn), comme dans Little Odessa, détermine le retour, au mépris du danger, du héros dans sa famille, une cellule gangrenée par l'argent (oncle/meilleur ami), la maladie (mère), la jalousie (le personnage de Phoenix apprend que les cousins auraient été ensemble à l'âge de quinze ans), le mensonge (opposition de la droiture incarnée par Walhberg à la tromperie personnifiée par Caan et Phoenix). Le thème de la trahison paternelle, des rapports familiaux complexes et violents renvoie à la tragédie grecque dont The Yards se réclame au même titre qu'au film noir. Le personnage principal, pris dans un étau, lutte pour sa survie au sein d'un milieu pourri et corrompu.

Adoptant une structure opératique (Gray est un grand fan du Parrain de Coppola) le film voit la tension monter crescendo, dans une progression dramatique anti-spectaculaire (un seul coup de feu est tiré) mais intense, explosant dans le dernier quart d'heure avec un montage parallèle unissant tous les personnage dans le malheur. The Yards n'a pas l'aspect baroque, démesuré du Parrain mais affiche une prédilection pour les murmures, un jeu retenu, une réalisation soyeuse.

La photographie, chaude et constitué de clair-obscur dramatiques, est inspiré de Le Carravage et de Georges de la Tour, auteur de peintures ténébreuses où les personnages semblent émerger de l'ombre sans crier gare (voir ce plan superbe où Walhberg, traqué, émerge soudain de la nuit à la rencontre de Charlize Theron).

A l'image de Little Odessa l'interprétation est de tout premier ordre. Les bouleversants tête-à-tête mère-fils, la confrontation fiévreuse entre Walhberg et Phoénix, amis devenus rivaux, la tension progressive dans le couple passionnel Phoénix/Théron confirme le grand talent de directeur d'acteur de Gray.

Avec un grand sens de la dramaturgie et une réalisation empreinte de classicisme, James Gray bâtit avec The Yards, six ans après Little Odessa, sidérant de maîtrise pour un premier film, un drame crépusculaire intense et splendide.


The Yards est disponible depuis le 20/08/2010 en blu-ray chez Bac films dans une édition malheureusement vierge en bonus.

19 août 2010

Océans / Jacques Perrin & Jacques Cluzaud

Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons. Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées. Océans s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "

Après Le peuple migratreur, Jacques Perrin poursuit son exploration des merveilles de la nature avec le documentaire Océans.
Via des caméras numériques dernière génération, Perrin nous convie avec Oceans à une odyssée maritime époustouflante. En collaboration avec des ingénieurs et des scientifiques, l'équipe de Perrin et de de Jacques Cluzaud ont ramené de leur périple de 4 ans à travers le globe des images jamais vues grâce à des caméras spécialement conçus pour le tournage (caméra torpille dans un caisson étanche et hydrodynamique, caméra montée sur mini-hélicoptère télécommandé) pour faciliter l' immersion du spectateur dans ce milieu.
Pas moins de 90 espèces (dauphins, baleines à bosse, seiches géantes...) réparties sur 50 lieux de tournage aux quatre coins de océans évoluent majestueusement devant nos yeux grâce au meilleur de la technologie haute définition. Les images données rendent avec virtuosité la sensation de vitesse, d'énergie et de vie des fonds océaniques et les magnifiques ambiances sonores restituent tout l'activité trépidante
des profondeurs.
La voix-off traditionnelle dans ce genre de film (ici environ 7' de commentaires au total) est abandonnée pour laisser parler les images sublimes d'un monde marin riche en espèces célèbres comme moins connues et lieux magiques.
Mais ce ballet plaisant d'espèces aquatiques sait aussi se faire prière émouvante en se focalisant sur ce dangereux prédateur qu'est l'homme coupable dans certains pays de pêches intensives et barbares comme responsable du réchauffement climatique. Le message est transmis sans ton pontifiant mais avec subtilité, les images terribles de requins mutilés ou de baleines harponnées étant suffisamment signifiantes.

Océans est un documentaire de grande qualité pour tous, un ballet aquatique aux images inédites envoûtantes.

Test blu-ray
Avec une source HD (master 4K) le transfert proposé offre des images splendides quelque soit le nombre de sujets à l'écran ou les conditions de lumière. Le son a été très travaillé pour une immersion accrue (piste DTS excellente).
Un travail sur l'image et le son remarquables.


Bonus
Commentaire audio de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et François Sarano (conseiller scientifique) : anecdotes et notes d'intention sont légions dans ce commentaire audio incontournable

2 pistes interactives : - lieux des tournage - fiches d'information sur les espèces : très bon complément au documentaire

Making of
(HD - 54'55") : passionnant documentaire sur les singulières conditions de tournage
Scènes coupées (HD - DTS 5.1) : - Hippocampe feuille (1'06") - Les loutres de mer (1'30") - Les poissons voiliers (1'10") - L'épopée des saumons (2') : très bonnes scènes coupées qui auraient méritées de figurer dans la version finale

Anatomie d'une séquence
: l'armée des araignées de mer (HD - 12'51") : analyse d'une séquence assez incroyable pour son ambiance sonore retravaillée

"Chalutage" (HD - DTS 5.1 - 6'27") : plutôt dispensable car sans rapport avec le film (seuls les amateurs de chalutier y trouveront peut-être intérêt)

Interview de Jacques Perrin
(HD - 11'09") : la genèse du projet racontée avec enthousiasme par Jacques Perrin

Cette très belle édition haute définition FPE se clôt par l'habituelle
Bande-annonce (HD - DTS 5.1 - 1'55") et la Galerie de photos : diaporama en musique (HD - 5'07".
Le DVD du film avec bonus est inclus dans le boitier.

16 août 2010

Star Wars annoncé en blu-ray

La saga culte de George Lucas, Star Wars, est enfin annoncé en blu-ray. Il faudra néanmoins patienter jusqu'en 2011 pour acquérir les deux trilogies en HD.

Voici le communiqué officiel envoyé à la presse mondiale

"San Francisco, Californie, le 16 août 2010.

Le 14 août, à l'occasion de la Star Wars Celebration V, Lucasfilm Ltd et la Fox ont annoncé la sortie mondiale de la saga Star Wars en Blu-ray pour l'automne 2011. Le coffret contiendra les 6 long-métrages de Star Wars offrant la meilleure qualité d'image et de son possible, mais aussi une multitude de bonus - dont des documentaires, des scènes de tournage d'époque, des interviews, des rétrospectives et des contenus inédits retrouvés dans les archives de Lucasfilms.

"Le blu-ray est définitivement le meilleur moyen de vivre l'expérience de Star Wars chez soi grâce à la perfection de la Haute Définition" affirmait George Lucas, créateur de la saga Star Wars, "Jamais la qualité d'image et de son des films n'a été meilleure"."

15 août 2010

Predator / John McTiernan

Parti à la recherche d'une équipe de conseillers militaires américains dans la forêt équatorienne, un commando de mercenaires dirigé par Dutch Schaefer est attaqué par un ennemi invisible et indestructible.

Dans le registre du pur film d'action, Predator fait figure de modèle du genre, la dernière demi-heure demeurant une des plus grandes séquences d'action de ces 20 dernières années.
Peu ou pas d'introduction, McTiernan place illico presto son commando de gros durs et le spectateur dans la jungle équatorienne pour une mission de sauvetage qui va forcément très mal tourner.
Le premier tiers est consacré à l'exécution de la mission de sauvetage : exécution classique avec fusillades, explosions et répliques mémorables qui sentent bon la testostérone :-T'es touché. Tu saignes -J'ai pas le temps de saigner.
La suite, les sauveteurs devenus traqués, est beaucoup plus intéressante : dans un environnement hostile, étouffant, sans repères, le petit groupe de mercenaires lourdement armés va être la cible d'un alien belliqueux particulièrement insaisissable. Le récit guerrier vire au survival sans pitié.
Comme dans Les dents de la mer, le dévoilement de la bête est progressif, un choix judicieux pour décupler la peur. McTiernan utilise parfaitement la géographie de ce terrain de jeu anxiogène pour faire monter la tension qui culmine dans un mano à mano très intense entre Scharwzy qui a lâché son cigare et fait moins le malin et le monstre.
Dépouillé de son arsenal militaire et de sa superbe, le commandant est une bête traquée qui va se servir d'armes rudimentaires et d'éléments du décor pour se défendre contre un ennemi doté lui d'une technologie avancée. Il est désormais un guerrier de l'âge de pierre luttant pour sa survie; Scharwzy devient dans cette dernière partie un héros mythologique.
La fin, particulièrement inspirée, se termine sur un grand éclat de rire et une explosion tonitruante, la réponse de la bête à la question de Scharwzy "Qui es-tu?".


Test blu-ray

Technique

Si l'image des précédentes éditions précédentes DVD & BD n'étaient pas vraiment à la hauteur du film de Mc Tiernan, le nouveau master proposé ici par la Fox permet de rédécouvrir Predator dans des conditions idéales : piqué impressionnant, contrastes solides et couleurs resplendissantes. Si on peut regretter une utilisation parfois un peu poussée de DNR sur certains gros plans au détriment du grain vu sur les autres copies, la présente copie remasterisée assure dans les séquences en basse lumière et la précision des images, un lifting très réussi et bienvenu pour ce film culte rappelons-le tourné dans des conditions difficiles avec plusieurs types de pellicules.

La vo hd l'emporte une fois de plus sur les autres pistes avec une présence impressionnante sur toutes les voies : de la séquence tonitruante de la déforestation à la musique magistrale de Alan Silvestri c'est un régal pour votre home cinema!

Bonus

Commençons par 2 modules produits pour la sortie de cette édition HD.

Predators : Premières images est une featurette promo où Robert Rodriguez, le producteur du reboot de la saga, Predators et son réalisateur Nimrod Antal présentent quelques images de ce nouvel opus tout en disant leur volonté de proposer un film différent de l'original, insurpassable, avec de nouvelles créatures.

Predator : Evolution d'une espèce : Chasseur d'une perfection absolue : les mêmes intervenants plus le producteur du premier opus John Davis rendent hommage au film de McTiernan, cocktail original selon Rodriguez d'horreur, d'action et de science-fiction et nous parlent de la suite baptisée Predators en référence au Aliens de James Cameron dont le réalisateur de Sin City est fan.

Le reste des suppléments est une reprise de l'édition DVD

Commentaire Audio de John McTiernan : plein de détails techniques passionnants de la part du réalisateur, rare dans ce genre d'exercice

Commentaire Texte de l'historien du cinéma Eric Lichtenfeld : des infos écrites à la pelle pour les fans par Eric Lichtenfeld et des membres de l'équipe

S'il peut saigner, alors on peut le tuer! : Le Making of de Predator : un making-of bien complet (30') constitué d'entretiens réalisés en 2001 de McTiernan, des acteurs Bill Duke et Carl Weathers, d'interviews d'époque de l'équipe sur le set et d'images du tournage. Y apparait notamment le visuel du Predator originel, une version bien moins effrayante et réussie que celle concue finalement par Stan Winston

Au coeur de Predator : un ensemble de 7 courts modules d'environ 5' avec focus sur Arnold Schwarzenegger, les armes utilisés par les différents personnages du commando, les maquillages de camouflage, le décor de la jungle comme sur Kevin Peter Hall, l'acteur camouflé sous le costume du chasseur intergalactique

Effets spéciaux : une poignée de courts modules dédiés au design de la créature (test dans le décor avec un costume rouge, test de camouflage du Predator)

Courts Extraits : sur les 4 modules on retiendra l'interview de Mc Tiernan sur la préparation du film et celle de Stan Winston

Scènes inédites et Scènes coupées : 4 scènes coupées et/ou inédites dispensables nonobstant une scène amusante avec Scharwzy au prise avec des fourmis rouges alors qu'il est pris en chasse par le Predator

Cette très belle édition FPE se clôt par les bandes annonces originales, une galerie de photos et le portrait du Predator à base de fiches sur l'arsenal de la créature.

3 août 2010

La version longue de Thirst en HD

Le singulier film de vampire Thirst de Park Chan-wook (Old boy) sort aujourd'hui en DVD et blu-ray chez Wild Side.

Au programme du disque blu-ray le film dans sa version longue inédite (147 mn), le module sur les décors (7 mn), le module sur la musique (6 mn). Les amateurs de suppléments consistants devront se tourner vers l'édition spéciale FNAC qui propose en bonus 1 DVD de documents exclusifs dont 1H30 de making-of.

Mon avis sur
Thirst, Prix du jury au 62ème festival de Cannes, est à lire ICI

2 août 2010

La vidéo démo du coffret blu-ray Alien

La saga Alien sortira pour la première fois en blu-ray le 27 octobre prochain chez FPE.

Au choix un coffret collector édition limitée avec boitier oeuf et 6BD ou un coffret 6 disques sans la statuette.

60 heures de suppléments et un nouveau master approuvé par les réalisateurs sont proposés dans ces deux coffrets.



Voici la vidéo démo du coffret collector :