27 oct. 2010

Le coffret évènement Alien Anthologie aujourd'hui dans les bacs

Le coffret évènement Alien Anthologie est désormais disponible à la vente en blu-ray chez FPE.
Pour rappel ce coffret 6 disques propose sur les quatre premières galettes les films en version remasterisée dans deux montages puis des bonus comme des commentaires audios, la piste isolée de la bande-originale, des scènes coupées ou prolongées et le fameux mode MU-TH-UR qui permet un visionnage interactif des données et archives de Weyland-Yutani. Enfin les deux derniers disques proposent une impressionnante cargaison de suppléments : making-of, galerie d'images de production, module sur les effets visuels, essais concernant le travail sur les créatures...
Le test de ce coffret annoncé comme incontournable sera proposé prochainement sur ce blog.

21 oct. 2010

Le cinéma d'animation à la fête

A l'occasion de la 9e fête mondiale du cinéma d'animation (du 20 au 31 octobre), voici Logorama, Oscar du court-métrage 2010.


19 oct. 2010

Biutiful / Alejandro Gonzalez Inarritu

Au coeur de "Biutiful" il y a Uxbal, un homme solitaire qui jongle entre la difficulté d'un quotidien en marge de la société et sa détermination à protéger ses enfants, qui devront aprrendre à voler de leurs propres ailes.

63ème Festival de Cannes-Compétition officielle

Faisant suite à une collaboration fructueuse avec Guillermo Arriaga (Amours chiennes, 21 grammes, Babel), Biutiful a été tourné dans la langue de son metteur en scène en Espagne autour d’un personnage en souffrance.

Avec son scénariste Armando Bo, Innaritu a opté pour une histoire linéaire centrée sur une famille bancale alors que les précédentes étaient déstructurées et chorales. C’est comme toujours un film débordant d’humanité, plein d’empathie pour des personnages cabossés par la vie, tentant de survivre à une condition précaire ou à la maladie.

S’il charge copieusement (trop ?) la barque dramatique du personnage incarné par Bardem, Inarritu parvient à éviter l’écueuil du pathos et de la sensiblerie par une mise en scène naturaliste focalisée sur le jeu tout en retenue de Bardem qui trouve là son meilleur rôle.

Moins spectaculaire que Babel déployé sur plusieurs continents, moins intense que 21 grammes, Biutiful reste, malgré quelques afféteries visuelles décevantes concernant la représentation des disparus, un drame intimiste digne et fort.


(Sortie le 20/10/2010; chronique cannoise, mise à jour : Javier Bardem a remporté un très mérité Prix d'interprétation masculine au 63ème festival de Cannes)

The social network / David Fincher

Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d'un écran à l'autre d'abord à Harvard, puis s'ouvre aux principales universités des États-Unis, de l'Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier... Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés.

Après une enquête policière (Zodiac) et une fresque romantique (L'étrange histoire de Benjamin Button), David Fincher revient une fois de plus là où on ne l'attendait pas avec un film sur la création de Facebook.

Comme pour Zodiac il réussit à nouveau, sur une durée fleuve, à passionner sans scènes spectaculaires mais à base de longues scènes dialoguées où des jeunes gens assis derrière des ordinateurs discutent algorithmes, "bouffent du code", bataillent pour la mise en route et l'extension de leur entreprise! Grâce à un très bon scénario et des répliques aux petits oignons, un montage dynamique alternant description du processus de création et séquences d'auditions où Mark Zuckerberg fait face à ces anciens camarades qu'il a abandonnés et des acteurs au top, l'histoire de Facebook défile à rythme soutenu.
La mise en scène toujours aussi inspirée de Fincher est au service d'une story telling au fort potentiel dramatique (trahisons d'amis, attaques en justice ...) qui n'est pas sans rappeler Citizen Kane notamment pour l'épilogue où son héros demeure seul à contempler son empire, monté trop haut pour être rejoint par le commun des mortels.

The social network est, avant d'être la passionnante saga sur Facebook, le portrait fascinant d'un nerd surdoué, misanthrope, égoïste qui a créé le plus grand réseau social au monde; l'épilogue est ausi réussi que l'ouverture avec la condition pathétique et triste à la fois d'un roi du monde isolé : d'une chambre du campus le plus prestigieux au monde à ruminer après une séparation devant son écran d'ordinateur à un vaste bureau d'affaires à frapper frénétiquement sur un clavier informatique, tout à changé, Zuckerberg est devenu le plus jeune milliardaire au monde et rien n'a changé, une infinie solitude et un contact avec ses congénères toujours difficile à établir.

18 oct. 2010

Ne le dis à personne / Guillaume Canet

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

Intrigue diabolique, rythme haletant rehaussé par la musique de M (improvisée à la vision du film), casting prestigieux, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette adaptation d’un solide polar de Harlan Coben, l'un des maîtres du genre, un brillant thriller romanesque.
La relation amoureuse entre l’inconsolable pédiatre, joué avec fragilité et détermination par François Cluzet et son amour d’enfance disparue dans d’étranges circonstances constitue le cœur de cette course-poursuite nerveuse et prenante. Ce fugitif amoureux fuit dans Paris à la recherche de la vérité : Cluzet court, chute, sue dans des scènes de poursuites nerveuses, filmées caméra à l’épaule pour traduire un état d’urgence, dont une, incroyable et invraisemblable, le conduit à traverser le périphérique pour échapper à ses poursuivants !
Autour de l’impeccable Cluzet, Canet a réuni un casting haut de gamme comprenant Berléand, Dussolier, Baye, Scott Thomas, Rochefort. Si Berléand et Dussolier arrivent à tirer leur épingle du jeu d’autres acteurs n’ont pas assez de scènes pour étoffer la psychologie de leurs personnages. Il est un peu frustrant de voir disparaître après quelques minutes de présence à l’écran certains de nos plus grands acteurs nationaux.
Malgré la candeur de quelques plans et une fin un poil longue et explicative Ne le dis à personne remplit haut la main son contrat : le spectacle est assuré avec énergie et audace. Guillaume Canet livre pour sa seconde réalisation un thriller audacieux (entre autres propositions filmer un polar sous une lumière éclatante et livrer une scène d’action digne des grosses productions hollywoodiennes) et convaincant, entre peinture des sentiments et suspense.


Ne le dis à personne est disponible dans la collection Sélection Blu-Vip de FPE avec de nombreux bonus (Making of du film, 20 scènes coupées, "J'peux pas dormir", court-métrage de Guillaume Canet, bêtisier, derniers plans des acteurs, bonus cachés) et le DVD du film

14 oct. 2010

L'insaisissable David Fincher

A l'occasion de la sortie en salle de The Social Network (critique à venir) retour sur les deux précédents films de David Fincher, les excellents L'étrange histoire de Benjamin Button (2009) et Zodiac (2007).

"Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...


L
e petit génie David Fincher revient, après le passionnant Zodiac, là où ne l’attendait pas forcément : avec cette adaptation du nouvelle de Fitzgerald il livre un grand film romanesque et tragique conforme à son souhait de réaliser une « romance hollywoodienne avec des stars ».

Dès les premières minutes du récit le talent de Fincher se déploie avec un double prologue : d’un côté une jeune femme découvre la vie de sa mère agonisante sur son lit d’hôpital via un journal, de l’autre un siècle auparavant en 1918 un artisan affecté par la mort de son fils à la guerre construit une horloge dont les anguilles vont à rebours. Ce dérèglement mécanique est la métaphore du cas Benjamin Button, un enfant né avec un corps de vieillard qui ne cessera de rajeunir jusqu’à sa mort.

Selon ce personnage à l’horloge interne déréglée le film fonctionne beaucoup sur l’idée du décalage, du contraste : un nouveau né avec un physique de vieillard, un blanc élevé par une noire, un enfant vivant avec des personnes âgées…Par extension le film de Fincher constitue une éloge de la différence comme il est une célébration de la vie car « on ne s’est jamais ce que la vie nous réserve ».

En effet le film enregistre la fuite inexorable du temps, des souvenirs, des sentiments via l’étrange histoire de Benjamin Button qui voit ceux qu’il aime s’éteindre progressivement alors qu’il accomplit le chemin inverse pour terminer son existence à l’état de bébé, privé de mémoire et de souvenirs.

Cette histoire étrange a pour fil directeur une histoire d’amour impossible cernée par la mort, une romance déchirante de la force de celle de Titanic et Sur la route de Madison. Vers le milieu du récit Benjamin Button a rattrapé son amour de jeunesse interprétée avec beaucoup d’intensité par Cate Blanchett : ils ont le même âge, le même glamour et peuvent enfin donner libre cours à leur passion. Ces moments privilégiés volés à ce destin qui les éloignent inexorablement sont magnifiques et tragiques. L’ordre inversé amplifie la dramaturgie : chaque occasion manquée ou instant de bonheur partagé est vécu avec une émotion amplifiée.

Justement l’émotion ou plutôt une infinie mélancolie (Fincher n’a jamais été un grand sentimental) naît par petites touches, sans effets appuyés. Comme la formidable partition d’Alexandre Desplat, un de nos plus grands compositeurs actuels de musique de film, qui souligne en douceur les émotions, la mise en scène de Fincher exclut toute expression d’une sensiblerie mielleuse ou effet tire-larme. Ces plans sont très précis souvent superbes comme cette contemplation d’un coucher de soleil à l’article de la mort qu’on croirait sorti d’un tableau impressionniste.

En dosant idéalement les aller-retour entre passé et présent Fincher propose de feuilleter en 2h40 une partie de l’histoire de l’Amérique du 20ème siècle, de la grande guerre au cyclone Katrina. Une histoire que traverse les deux personnages principaux au gré de vignettes humoristiques avec de nombreux personnages secondaires extravagants (un vieillard qui raconte sans cesse comment il a été frappé par la foudre, un Pigmé en milieu urbain, une diva à la retraite), des situations cocasses liées au décalage entre l’apparence et l’âge de Benjamin Button (la découverte par un vieillard des choses de la vie) et au fil de passages mélancoliques (un abandon amoureux avec une femme énigmatique incarnée par l’excellente Tilda Switon) comme dramatiques (les nombreuses occasions manquées entre Button et son amour de jeunesse, leur inéluctable séparation après des retrouvailles inespérées).

Enfin on louera les effets de maquillage, absolument bluffants, qui permettent de vieillir et de rajeunir les comédiens comme Brad Pitt qui, à la fin du film, retrouve sa plastique de beau gosse découverte dans Thelma et Louise.

L’étrange histoire de Benjamin Button est une grande et inoubliable histoire d’amour funèbre, l’incroyable histoire d’un homme nait vieux dont le combat, contrarié par la fuite inexorable du temps et en l’occurrence d’une vie à rebours, pour garder l’objet de son affection a quelque chose finalement d’universel et de profondément touchant.


Adapté du best-seller de Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), un ancien illustrateur qui a participé à cette enquête, Zodiac voit le retour de David Fincher à un univers familier : le film de serial-killer.

Si
Seven affiche une atmosphère poisseuse et crépusculaire sublimée par une mise en scène virtuose, trop démonstrative pour certains, Zodiac est un récit très documenté à la réalisation sobre sur l’obsession de 3 hommes : un flic, un journaliste et un dessinateur, à résoudre une série de crimes qui plongea pendant plusieurs années l'Amérique, la population de San Francisco plus précisément dans la peur (Fincher, gamin de San Francisco à l'époque des faits, a-t-il fait ce film pour exorciser ses démons révélés dans une filmographie très noire ?).

Au spectaculaire, Fincher privilégie l’étude de caractère : point de descente de police musclée, de folle course-poursuite sous la pluie, mais l’acharnement qui vire à l’obsession au détriment de la santé mentale, physique et d'une vie de couple équilibrée, le découragement face au manque de preuves, le combat quotidien d’une poignée d’individus pour arrêter un tueur en série, véritable croque-mitaine insaisissable.

Etalée sur 156 minutes, cette enquête qui renvoie aux meilleurs films politiques et policiers des 70’s (Les hommes du président, L'inspecteur Harry) tient en haleine par son scénario très documenté (nombre impressionnant de faits, de personnages) et ses acteurs (Gyllenhaal en tête) très convaincants.

A noter que Zodiac est disponible chez Warner en blu-ray en version director's cut

12 oct. 2010

Le programme complet du 32ème CINEMED

Le 32ème CINEMED aura lieu à Montpellier du 22 au 30 octobre prochain.

La conférence de presse du 5 octobre a dévoilé le programme des festivités : entre la soirée d'ouverture avec le nouveau de Pierre Salvadori présenté en avant-première nationale par l'équipe du film et la soirée de clôture avec le dernier François Ozon, le festival propose une compétition avec courts, longs-métrages et documentaires, des avants-premières (Le nom des gens avec Jacques Gamblin et Sara Fortestier, Les femmes du 6ème étage avec Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlin), une sélection de longs-métrages tournés dans la région Languedoc-Roussillon et présentés par leurs réalisateurs (37°2 le matin, Merci la vie), des classiques en copie restaurée (Il était une fois dans l'Ouest, La Classe ouvrière va au paradis).

Des hommages à Carmen Maura, Marco Ferreri ainsi qu'à Ronit Elkabetz, Hiam Abbass seront rendus durant cette semaine.

Sans oublier la traditionnelle Nuit en enfer avec cette année le maître de l'angoisse et de la terreur Dario Argento qui présentera sa "trilogie des Mères" et ses réalisations de la première décennie du XXIe siècle.

Le programme complet du 32ème CINEMED est à consulter ICI sur le site officiel du festival.

La mélodie du bonheur en version remasterisée

A l'occasion des 45 ans du film musical La mélodie du bonheur de Robert Wise, l'éditeur FPE édite 2 éditions DVD & blu-ray de 3 disques chacune.

Succès public à sa sortie en salles en 1965 (3ème film de tous les temps au box-office selon l'inflation), le film remportera 5 Oscars dont celui de Meilleur Film et Meilleur réalisateur.

L'édition DVD comporte le film en version remasterisée tandis que la version blu-ray a été conçue à partir d'un nouveau master 4K créé à partir du master d'origine. A noter que les pistes sonores ont été remasterisées en 7.1.

Chaque édition inclut de nombreux bonus avec pour la version blu-ray le détail ci-après :

La création de La Mélodie du Bonheur : featurettes sur les chansons, la comédie musicale à Broadway, la famille Von Trapp, la restauration (1h25)/Visite virtuelle de Salzbourg (33mn) /Documentaires et reportages : De l'histoire au phénomène, les acteurs se souviennent (3h30) /Rodgers & Hammerstein : The Sound of American Music (1h42), The Sound of Movies (1h36) /Interviews, auditions, galerie photos...(4h30)/ Inclus le film dans sa version DVD

Sortie des différentes éditions le 13 octobre

11 oct. 2010

Amock, un court métrage horrifique made in Montpellier

Situé à Montpellier l'école ArtFx forme à l’image de synthèse 3D, l’animation 3D et les effets spéciaux numériques. Issus de la promo 2009-2010, 4 élèves, François Vico, Martin Vaissié, Sarah Matuszak et Xavier Goubin ont signé comme travail de fin d'étude un très sympathique court-métrage d'horreur, Amock.
Avec pour influences le cinéma-vérité de
REC ou Cloverfield, le film débute par un potache campus-movie avant de virer très vite au survival avec l'apparition d'un monstre. Plutôt bien joué, avec des effets spéciaux convaincants et une mise en scène caméra à l'épaule énergique, Amock est une belle réussite du court-métrage de genre français, suffisamment rare pour être souligné. Ses auteurs, contactés depuis la mise en ligne du film par des agents américains, travaillent depuis à l'exploitation en long-métrage de ce court méchamment efficace à voir plus-bas.




Le making-of de
Amock est à voir également ICI sur le site officiel du film

The Bourne Legacy sans Matt Damon

Hollywood Elsewhere a discuté récemment avec le scénariste et réalisateur de The Bourne Legacy, Tony Gillroy (Duplicity, Michael Clayton).
Le studio Universal a retenu le titre du livre de Eric Van Lustbader basé sur la série de Robert Ludlum mais n'utilisera pas cette histoire.
Gillroy, déjà auteur des trois premiers scripts de la saga Bourne, propose une approche radicale : " Ce n'est pas un reboot , un recast ou un prequel. Personne ne va remplacer Matt Damon. Nous allons introduire un nouvel héros, un nouveau chapitre...Ce qui se passe dans les trois premiers films va être le déclencheur des évènements de ce nouveau chapitre".

Un nouvel héros qui devra faire face à une nouvelle conspiration, liée quelque part à l'histoire de Bourne, sera donc proposé au public qui a fait le succès de la saga Jason Bourne au cinéma.

6 oct. 2010

Robin des Bois de Ridley Scott en version longue

L'épique Robin Hood de Ridley Scott est désormais disponible en blu-ray et DVD chez Universal dans une version longue inédite.

Les films de Ridley Scott ont souvent l'objet d'éditions DVD et Blu-ray avec des versions longues ou autres final cut comme celles de Gladiator, American gangster, Kingdom of heaven (lire ICI la critique de l'excellent director's cut) ou Blade runner (magnifique coffret ultimate 5 DVD chez Warner).

L'édition HD comprendra, outre la version cinéma et la version longue avec 16' supplémentaires de nombreux bonus comme fonction U Control, making-of, scènes coupées, archives marketing (galerie photos, spots TV...)

Retrouvez ma critique de Robin Hood version cinéma ICI

5 oct. 2010

You will meet a tall dark stranger / Woody Allen

En dépit du bon sens, Helena, que son mari Alfie a quittée pour une call-girl du nom de Charmaine, tombe sous l'emprise d'un charlatan qui prétend lire l'avenir. De son côté, Sally, la fille d'Helena, est amoureuse de son patron, Greg, propriétaire d'une galerie d'art, tandis que Roy, un romancier qui vient de soumettre son dernier manuscrit, s'entiche de Dia, une femme mystérieuse aperçue à une fenêtre voisine. Malgré leurs efforts pour ne pas affronter la réalité, tous ces personnages vont se bruler au jeu de l'illusion.

Ce film est présenté hors compétition lors du 63ème Festival de Cannes

Après un faiblard Whatever Works, Woddy Allen revient en Angleterre pour orchestrer un chassé-croisé amoureux au casting en or (Naomi Watts, Josh Brolin, Anthony Hopkins, Freida Pinto...) à la mécanique comique bien rôdée.

Ce récit à multiples personnages dont émerge avec surprise Anthony Hopkins, drôle et touchant en retraité à la recherche d’une seconde jeunesse, est articulé autour du motif des illusions : celle qu’on vend (la voyante qui vend à Charmaine ses prédictions), qu’on achète (Alfie se « paie » une nouvelle femme plus jeune), qu’on entretient par égoïsme (persuadé d’être un grand écrivain, Roy met sa vie de couple au second plan pour se consacrer à sa vie de bohème). Pour certains les illusions seront plus efficaces que les remèdes.

Doté de situations cocasses et de répliques inspirées, rythmé par les interventions hilarantes de Gemma Jones se raccrochant à l’idée farfelue d’une vie antérieure prestigieuse au moyen-âge français, irrigué par une thématique bien exploitée tant sur le registre comique que de l’ordre du pathétique, ce nouveau millésime est fort plaisant, après les déconvenues comiques de ces dernières années.

(critique cannoise, sortie le 06 octobre 2010)

4 oct. 2010

L'élite de Brooklyn / Antoine Fuqua

En proie à leurs propres démons, Eddie, Sal et Tango, trois flics, officient dans le 65e district, l'un des plus dangereux du nord de Brooklyn. Dans une semaine, Eddie, la cinquantaine, sera à la retraite. Déprimé et désabusé, il tente de retrouver du réconfort dans l'alcool et auprès d'une jeune prostituée, Chantel. Sal travaille à la brigade des stups et a du mal à joindre les deux bouts. Sa femme enceinte a des problèmes de santé et leur maison est trop petite. Ils attendent des jumeaux et leur famille va passer de cinq à sept personnes. Tango voudrait désespérément revenir en arrière. Depuis plusieurs années, il travaille sous couverture et se fait passer pour un trafiquant de drogue, ce qui lui a valu une année de prison, et sa femme a demandé le divorce. Ces trois flics n'auraient jamais dû se croiser, jusqu'à cette nuit où l'enfer s'est déchaîné à Brooklyn...


L'élite de Brookyn d'Antoine Fuqua propose l'histoire croisée de 3 flics, 3 portraits de personnages masculins à un tournant de leur carrière, de leur vie : un flic ordinaire aux portes de la retraite ne sait pas ce qu'il va faire de sa nouvelle vie, un flic infiltré voudrait retrouver sa vraie vie et son identité, un inspecteur se met en quatre pour offrir à sa famille nombreuse une vie meilleure.

Ce récit choral à la narration dense est la descente aux enfers de 3 flics sur le point ou ayant déjà franchi la ligne rouge qui les séparent de ceux qu'ils pourchassent, des âmes blessées et désespérées d'essayer de prouver qu'elles existent. Ainsi, dépité, ayant perdu la foi, le personnage de Hawke profère-t-il en confession, tel un personnage de Dostoïevski : «Dieu n'existe pas, alors tout est permis».
Très noir, L'élite de Brooklyn montre le quotidien difficile du policier qui se coltine la misère du monde et lutte pour ne pas se faire bouffer par son job; les flics y valent plus cher morts que vivants et sont des fonctionnaires manipulés par leurs supérieurs pour un salaire ingrat et une reconnaissance minime.

A la manière de William Friedkin avec French Connection, Fuqua plonge ses personnages et le spectateur dans un univers dangereux où l'utilisation des décors naturels (un ghetto de N-Y) et un casting composé partiellement de gens de la vie civile confèrent au film une authenticité et un poids dramatique essentiels dans ce genre de long métrage. Avec pour sujets des flics constamment sous pression le film réussit à maintenir une tension éprouvante qui culmine lors de la réunion des trois personnages principaux dans les sous-sols d'une cité chaude.
La mise en scène de Fuqua, sèche et nerveuse, traduit parfaitement cette instabilité permanente, aidée par la prestation impeccable des trois acteurs principaux. Richard Gere, tout en retenue en néo-retraité en proie au spleen, Don Cheadle, déchiré entre devoir et amitié, Ethan Hawke, fièvreux, à cran sont pris dans une spirale infernale (prétendre être un autre, réunir une importante somme d'argent à n'importe quel prix), en pleine crise existentielle (les penchants suicidaires du personnage de Gere); ils auront à assumer leurs mauvais choix et essayer d'en faire de bons.

Avec L'élite de Brooklyn Antoine Fuqua réussit son meilleur film, un polar urbain sombre et implacable à inscrire parmi les plus belles réussites récentes du genre.

Test DVD
Technique

Noirs profonds, rouges vifs pour une photographie inspirée des tableaux de Le Carravage que ce transfert restitue avec fidélité. La définition est tout à fait correcte pour une image DVD.
Claires et dynamiques, les deux pistes sonores sont particulièrement efficaces dans les scènes d'action, pour une implication maximale du spectateur dans le drame qui se joue devant lui.

Bonus
Cette édition Metropolitan propose tout d'abord un commentaire audio plutôt descriptif d'Antoine Fuqua puis un making-of divisé en plusieurs chapitres :
"Des trames de métro..." (5') : module consacré à l'auteur du script, un employé du métro new-yorkais ébahi de voir son premier scénario porté à l'écran dans un film hollywoodien avec trois grandes stars

"New-York : des flics sous tension"
(6') : interviews promo où les principaux acteurs parlent de leurs personnages, le réalisateur explique le sujet et commente le casting de son film
"Au coeur du ghetto"
(5'30) : on apprend dans ce module, images de tournage à l'appui, que le réalisateur Antoine Fuqua, lui même issu de quartiers sensibles de Pittsburgh, tenait à ce que le film soit filmé en décor naturel, en partie dans un ghetto sensible, avec des gens du coin pour une authenticité maximale
"Le souci du détail" (6') : les congratulations sont de rigueur dans ce module où les acteurs louent l'énergie et la précision d'Antoine Fuqua qui se félicite d'avoir tourner un film de studio en 41 jours à Brooklyn

"Trois flics et un dealer" (7') : Fuqua révèle qu'avec Training Day il a découvert la corruption et la pression qui affectent certains flics, des thèmes à nouveau injectés dans ce nouveau film pour lequel il a demandé au scénariste d'écrire une histoire pour chaque personnage afin de définir en détails leurs univers. Il a voulu faire de ses personnages principaux des mecs sympathiques, pros qui côtoient la violence et la lie de l'humanité tous les jours et sont confrontés à la mort et l'argent pourri de la drogue.


Enfin à visionner une bonne section de scènes coupées (31') : avec 4 scènes allongées, 1 courte scène inédite et 2 fins alternatives avec une conclusion différente pour deux personnages

3 oct. 2010

Christopher Plummer rejoint le casting de l'adaptation us de Millénium

Christopher Plummer (Révélations, L'imaginarium du Docteur Parnassus ) rejoint le casting du nouveau film de David Ficher, The Girl With the Dragon Tattoo, l'adaptation américaine du premier volet de la saga Millénium de Stieg Larsson.

Le film est tourné en Suède sous la direction de David Fincher, avec au casting Daniel Craig en Mikael Blomkvist, journaliste en disgrâce et Rooney Mara alias Lisbeth Salander, la jeune hackeuse tatouée. Christopher Plummer incarnera un riche industriel qui fait appel à ce duo d'enquêteurs pour élucider une sombre histoire familiale.

Le point de départ de la saga Millénium :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

2 oct. 2010

2 affiches du nouveau film de Fred Cavayé

Auteur d'un très bon premier long, Pour elle (critique ICI), le réalisateur Fred Cavayé s'apprête à sortir son nouveau film, A bout portant avec Gilles Lellouche et Roschdy Zem.
Ce polar dont le pitch avec l'affrontement entre un homme ordinaire et un bandit rappelle Collateral est annoncé dans les salles françaises le 1er décembre.
Cavayé promettant de l'action non stop pendant 1h30, ce film français est des plus attendus en cette fin d'année.


Le pitch
Tout va pour le mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l'oeil impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois heures pour sortir de l'hôpital dans lequel il travaille un homme sous surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de police. S'il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire vite...

Pour accompagner cette sortie prochaine voici 2 affiches de A bout portant

1 oct. 2010

La fin d'Inception racontée par Michael Caine

Dans une récente interview à la BBC, Michael Caine évoque la mystérieuse fin d'Inception, le nouveau hit de Christopher Nolan qui est d'ailleurs en train de peaufiner le premier jet de la suite de The dark knight co-écrit avec son frère.

Attention spoiler

Michael Caine : "La toupie tombe à la fin, au moment où j'apparais. Si je suis là il s'agit bien de la réalité car je ne suis jamais dans le rêve. Je suis le créateur du rêve."

De plus en août le responsable des costumes Jeffrey Kurland avait précisé que le totem tombe en fait : en effet "les habits des enfants du personnage de Cobb (Di Caprio) sont différents dans la scène finale".
Ces propos viennent corroborer la théorie de l'alliance. Cobb porte son alliance quand il rêve mais pas dans la réalité. A la fin il ne porte pas d'alliance.

Source : WorstPreviews