1 nov. 2010

The american / Anton Corbijn

Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier. Cette ultime mission le conduit dans un pittoresque village italien niché dans de hautes collines. Mais pour Jack, chaque lieu peut se révéler un piège et chaque personne une menace. Toutefois, il prend goût aux confidences échangées autour d’un armagnac avec le prêtre du village, et se laisse entraîner dans une liaison avec une belle Italienne. Mais en baissant la garde, Jack prend peut-être des risques.
Une menace semble se rapprocher, et la mystérieuse femme qui l’a engagé n’est peut-être pas ce qu’elle prétend...

Après son magnifique portrait du chanteur torturé de Joy Division, Ian Curtis dans Control, l'ancien photographe Anton Corbijn raconte dans son deuxième film le dernier chapitre de la vie d'un tueur à gages américain en exil forcé dans un petit village d'Italie.

A la manière de Jim Jarmusch dans Ghost Dog, Corbinj dresse, avec une mise en scène lente aux cadrages millimétrés, le portrait d'un tueur en sursis. L'intrigue policière (nouveau contrat, retour d'anciens ennemis) importe moins que le cheminement de ce personnage taciturne et méthodique (une vie où il n'y a pas de place au doute et aux sentiments) vers une relative paix ou du moins apaisement qu'il peut trouver auprès de quelques personnes rencontrées dans cette région tranquille, un prêtre au passé peu catholique et une prostituée au grand coeur.

Avec ce personnage froid et secret révèlant peu à peu son humanité blessée, George Clooney, tout en intériorité, trouve avec The american, d'une beauté glaciale et envoûtante, l'un de ses meilleurs rôles.


Aucun commentaire: