29 déc. 2010

Predators / Nimrod Antal

Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d’élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables – des mercenaires, des yakuzas, des condamnés, des membres d’escadrons de la mort ; des « prédateurs » humains qui sont à présent systématiquement traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres. Voici l’affrontement sans pitié de tueurs absolus…

Après deux épisodes de piètre qualité, Aliens vs Predators et sa suite, l'annonce d'un reboot de la franchise agonisante Predator qui plus est confiée à un fan de la première heure Robert Rodriguez (au final à la production) suscitait pas mal d'espoir dans les rangs des nombreux fans du premier épisode réalisé par John McTiernan.

Confiée à Nimrod Antal (Blindés), la mise en scène de Predators, passée une première demi-heure intriguante, fait dans l'efficace sans inspiration : comme handicapé face au défi de relancer la franchise tout en payant son tribu à l'excellent travail de McTiernan sur le premier volet, le réalisateur déroule quelques scènes d'action intéressantes à défaut d'être intenses, la faute à des personnages assez antipathiques (la palme au personnage ridicule de Laurence Fishburne) et des idées peu probantes (la scènes avec les chiens).

Toute la dimension de survie en milieu hostile qui faisait le sel du premier Predator (voir le combat final entre Scharwzy héros mythologique de retour à l'âge de pierre et son puissant ennemi) n'est jamais exploitée pour faire de cet épisode autre chose qu'une chasse à l'homme musclée certes divertissante mais prévisible et parfois poussive dans son exécution.
Le début laissait augurer de belles choses en terme d'ambiance et de mise en scène (intro percutante, décors naturels superbes, situation de départ mystérieuse), les deux tiers du film déçoivent sans que l'on puisse parler d'accident artistique, les clins d'oeil au premier volet et des plans bien composés étant garants d'un plaisir de spectateur passager.

Test blu-ray

Technique
La copie de Predators est excellente avec une définition offensive et un piqué d'une grande précision qui permet d'apprécier les nombreux décors extérieurs. Colorimétrie et contrastes sont très bien gérés.
Côté son la piste VO DTS HD Master Audio 5.1 se révèle supérieure dans sa gestion des graves pour décupler les effets des fusillades et autres explosions et mettre en valeur la musique. La piste française est en deçà en terme de création d'ambiance.
Bonus
L'interactivité débute par un commentaire audio de Nimrod Antal et de Robert Rodriguez où l'autosatisfaction des deux réalisateurs est trop récurrente pour ne pas être source d'agaçement et d'ennui, les intervenants se montrant néammoins sincères et passionnés dans leur démarche artistique.
Evolution des espèces : la renaissance des Predators est un making-of sur la conception du film avec images du tournage et interviews, le tout étant trop axé sur la promo pour être intéressant nonobstant un module sur le décor bien fait.
La conception d'une scène s'attache à détailler rapidement la séquence des chiens.
Robert Rodriguez présente les "Motion Comics" avec la voix des acteurs : de petites animations sur le passé des personnages avec les voix des principaux acteurs à réserver aux fans du film.
Toujours dans l'optique de détailler les caractéristiques des personnages le disque propose un petit montage d'infos, Les élus : présentation des personnages.
Enfin dans le lot de scènes inédites et intégrales proposées seules une poignée est vraiment inédite : le personnage de Danny Trejo y apparait plus étoffé et la mysoginie d'un personnage envers celui d'Alice Braga plus accentuée.
Le DVD du film est également inclus dans cette édition FPE.

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