28 févr. 2011

Le palmarès de la 83ème cérémonie des Oscars

Le discours d'un roi sort grand vainqueur de la 83ème cérémonie des Oscars avec les principaux prix : Meilleur film, réalisateur, acteur, scénario.
Grande favorite, Nathalie Portman a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice pour son impressionnante prestation dans Black Swan.
The fighter est présent au palmarès à travers les prix d'interprétation de second plan de Christian Bale et Melissa Leo.
Inception
obtient 4 Oscars techniques, The Social Network, lui 3 oscars dont celui de Meilleur musique préférée au score du français Alexandre Desplat récompensé récemment aux Césars.

La France repart bredouille : Toy Story 3 a été préférée sans surprises à L'illusionniste dans la catégorie Meilleur film d'animation, le film danois In a better world remportant l'Oscar du Meilleur film étranger face à Hors-la-loi.

Le palmarès complet :

Meilleur film : Le discours d'un roi de Tom Hooper

Meilleur réalisateur : Tom Hooper (Le Discours d'un roi)

Meilleur acteur : Colin Firth (A single man)

Meilleure actrice : Nathalie Portman (Black Swan)

Meilleur acteur dans un second rôle : Christian Bale (The Fighter)

Meilleure actrice dans un second rôle : Melissa Leo (The Fighter)

Meilleur scénario original : Le Discours d'un roi (David Seidler)

Meilleure adaptation : Aaron Sorkin (The Social Network)

Meilleure musique : The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)

Meilleure chanson : Toy Story 3 (« We Belong Together » ? Randy Newman)

Meilleure photographie : Inception (Wally Pfister)

Meilleurs décors : Alice aux pays des merveilles (Robert Stromberg et Karen O'Hara)

Meilleurs costumes : Alice au Pays des Merveilles (Colleen Atwood)

Meilleur montage : The Social Network (Kirk Baxter et Angus Wall)

Meilleur montage sonore : Inception (Richard King)

Meilleur son : Inception (Lora Hirschberg, Gary Rizzo et Ed Novick)

Meilleur maquillage : Wolfman (Rick Baker et Dave Elsey)

Meilleurs effets visuels : Inception (Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb)

Meilleur film d'animation : Toy Story 3 de Lee Unkrich

Meilleur film documentaire : Inside Job (Charles Ferguson)

Meilleur film étranger : In a better world (Susanne Bier, Danemark)

Meilleur court métrage : God of Love de Luke Matheny

Meilleur court métrage d'animation : The Lost Thing

Meilleur court métrage documentaire : Strangers no more (Karen Goodman)

26 févr. 2011

Le palmarès des César 2011

Lors de la cérémonie des César 2011, Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois a été élu Meilleur film.
Roman Polanski remporte, pour la troisième fois, le prix de Meilleur réalisateur pour le splendide The ghost writer récompensé dans d'autres catégories (musique, montage, photo). Pour les prix d'interprétation Sara Forestier et Eric Elmosnino sont distingués pour respectivement Le nom des gens et Gainsbourg, vie héroïque.
Le sympathique film de Michel Leclerc, Le nom des gens et le biopic inspiré de Joan Sfar sur Gainsbourg récoltent également les prix de Meilleur scénario original et de Meilleur premier film.
Enfin Quentin Tarantino a reçu un César d'honneur lors de la soirée.

Le palmarès complet :
- Meilleur film: Des Hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois
- Meilleur réalisateur: Roman Polanski (The Ghost Writer)
- Meilleure actrice: Sara Forestier (Le nom des gens)
- Meilleur acteur: Eric Elmosnino (Gainsbourg, vie héroïque)
- Meilleure actrice dans un second rôle: Anne Alvaro (Le bruit des glaçons)
- Meilleur acteur dans un second rôle: Michael Lonsdale (Des hommes et des Dieux)
-Meilleur espoir féminin: Leïla Bekhti (Tout ce qui brille)
-Meilleur espoir masculin: Edgar Ramirez (Carlos, le film)
-Meilleur premier film: Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar
-Meilleur scénario original: Le nom des gens par Baya Kasmi, Michel Leclerc
-Meilleure adaptation: The Ghost Writer (Roman Polanski, Robert Harris)
-Meilleure musique: Alexandre Desplat (The Ghost Writer)
-Meilleur film étranger: The Social Network (USA), de David Fincher
-Meilleur documentaire: Océans, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
-Meilleur film d'animation: L'illusionniste, de Sylvain Chomet
-Meilleur court-métrage: Logorama, de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain
-Meilleure photo: Caroline Champetier pour Des Hommes et des Dieux
-Meilleurs décors: Hugues Tissandier pour Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
-Meilleur son: Daniel Sobrino, Jean Goudier, Cyril Holtz pour Gainsbourg, vie héroïque
-Meilleurs costumes: Caroline de Vivaise pour La princesse de Montpensier
-Meilleur montage: Hervé de Luze pour The Ghost Writer

23 févr. 2011

127 heures / Danny Boyle

Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

Après le triomphe de Slumdog Millionnaire aux Oscars 2010 avec 8 statuettes, Danny Boyle a choisi de mettre en images avec 127 heures une histoire vraie, une histoire de survie, celle de Aron Ralston, un randonneur américain qui, malgré son expérience, s'est retrouvé coincé pendant 127 heures dans un canyon dans l'Utah en 2003.

Le défi en terme de mise en scène était de taille pour le réalisateur anglais : faire ''un film d’action dans lequel le héros est immobile''. Les 20 premières minutes, très toniques, traduisent, par un montage nerveux avec split-screen, accélérés, musique rock, la vitalité et la fougue animant le personnage principal vite attachant. L'énergie de cette ouverture, tout en mouvements et lumières éblouissantes contraste idéalement avec la situation immobile et sombre du personnage piégé au fond d'une crevasse durant l'essentiel du récit.
Le drame déclenché, Boyle va se servir de différents outils narratifs et visuels comme le flashback, le flashforward et différents régimes d'images (images cinéma, images vidéo et photographies prises par Aron) pour matérialiser et rendre compte de l'attente insupportable, le remords dévorant, la douleur hallucinatoire. Les bidouillages visuels qui pouvaient agacer par moments dans le précédent Slumdog Millionnaire se trouvent ici complètement justifiés car utilisés pour matérialiser hallucinations, rêves d'un homme qui n'a que l'imagination pour s'évader. Une des thématiques du film, la prise de conscience de l'image que l'on s'est construite et que l'on renvoie aux autres, est ainsi illustrée par ces plans de différentes sources, ceux de l'opérateur du film comme ceux de la caméra amateur du personnage.
Inserts objets, gros plans visage et corps, le calvaire de Aron est détaillé dans la moindre de ses manifestations : douleur physique, désespoir profond, folie rampante. Filmant au plus près de son acteur stupéfiant, James Franco, Danny Boyle installe une tension qui va crescendo, les heures s'égrenant lentement pour notre héros menacé de déshydratation, d'hypothermie et qui voit tout espoir de secours s'envoler.
Sur une histoire qui fait littéralement du surplace, le réalisateur évite l'ennui avec des micro situations dramatiques (se protéger du froid, composer avec l'absence d'eau) et des envolées fantasmagoriques permettant de prendre de la distance avec cette prison naturelle, magnifique décor de canyon, où il s'est enfermé lui-même par, comme il l'avouera, égoïsme. Le sujet principal du film peut se résumer en effet à une remise en question, dans le dépassement de soi et la douleur, de sa propre existence.

Danny Boyle livre avec 127 heures un de ses meilleurs films, une expérience intense, les expérimentations visuelles et sonores coutumières du réalisateur étant comme jamais en adéquation avec le sujet bouleversant d'un homme face à la mort.

21 févr. 2011

Largo Winch 2 /Jérôme Salle

Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo Winch décide, à la surprise générale, de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crimes contre l'humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle birmane.

Le premier Largo Winch était une tentative plutôt réussie de ressusciter le film d'aventures à la française popularisé par Henri Verneuil et Philippe de Broca dans les années 60 et progressivement laissé en jachère...jusqu'à cette adaptation ciné des tribulations du héros de bd créé par Jean Van Hamme.

Toujours réalisé par Jérôme Salle, ce second opus est une histoire originale s'inspirant des tomes La Forteresse de Makiling et L’Heure du tigre avec une volonté d'offrir un spectacle plus explosif et trépidant que le précédent qui avait comme contrainte de présenter un univers et un personnage, contrat acquité avec des variations de rythme assez frustrantes.

Passé quelques aller-retour temporels un peu laborieux pour tracer les grandes lignes de l'intrigue, Largo Winch 2 corse le cocktail action/aventure offert dans le premier en misant davantage sur l'action pyrotechnique, le glamour et l'humour. Trois grosses séquences d'action parsèment le récit : si la poursuite en voiture et l'attaque d'un village birman sont loin d'égaler les standards hollywoodiens comme Jason Bourne, James Bond (vers lequel cette franchise française lorgne de plus en plus) ou Rambo, la bagarre en chute libre, tournée en conditions réelles, est vraiment impressionnante avec un Tomer Sisley qui a assuré ses cascades.

Aux côtés justement de Tomer Sisley au jeu plus affiné que dans le premier volet, nous retrouvons la sémillante Sharon Stone avec un grand numéro auto-parodique de croisement/décroisement de jambes mais surtout Nicolas Vaude et Olivier Barthélémy en comparses risque-tout.

La présence accrue de ses personnages emblématique de la série est une grande plus-value pour ce nouveau volet divertissant qui appelle forcément une suite à cette réussite française dans un genre dominé par le cinéma américain.


Des hommes et des dieux en vidéo

Le beau film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux (3,2 M entrées France), sort en DVD et blu-ray le 23 février chez Warner.

Au programme de l'édition blu-ray combo :

Le DVD du film/Le CD-audio de la bande originale du film /"Les sacrifiés de Tibéhirine" : complément d'enquête (20')/Galerie de projets d'affiches/ Galerie photos du film/ Bande-annonce

A noter que l'édition spéciale Fnac adjoint au coffret un livret de 44 pages

Vous pouvez retrouvez ICI ma critique du film.

16 févr. 2011

Les femmes du 6ème étage / Philippe Le Guay

Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois.
Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Après L'Année Juliette (1995) et Le Coût de la vie (2003), Fabrice Luchini a retrouvé le réalisateur Philippe Le Guay pour Les Femmes du 6e étage.

Comme dans les deux précédentes comédies du réalisateur (Le Coût de la vie, Du jour au lendemain), des individus questionnent leur propre rapport au bonheur, remettent en question leur existence. Dans Les Femmes du 6e étage un bourgeois un peu austère interprété par Fabrice Luchini se prend de sympathie et d’amitié pour une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles qui vit... au sixième étage de son immeuble.

Philippe Le Gay mêle habilement la chronique sociale (l'histoire de femmes venues d'ailleurs) et la fable (un homme à la vie terne découvre le monde apaisant de celles qui vivent au dessus de chez lui) dans cette histoire bien écrite où excelle Fabrice Luchini, touchant en bourgeois mélancolique troublée par une de ses employées de maison.

Les Femmes du 6e étage est une comédie très réussie interprétée également par les talentueuses Sandrine Kiberlain et Carmen Maura.


Retrouvez ICI ma rencontre avec le réalisateur Philippe Le Guay lors du 32ème CINEMED, festival couvert en octobre dernier pour Cinealliance.fr.


14 févr. 2011

L'illusionniste / Sylvain Chomet

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels – acrobates, jongleurs, ventriloques – sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des garden-parties, des cafés, puis dans le pub d’un village de la côte ouest de l’Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui va changer sa vie à jamais.

Le deuxième film du réalisateur de Les triplettes de Belleville est basé sur un scénario inachevé de Jacques Tati.

A l'heure où l'animation 3D relief est en vogue, Sylvain Chomet relève le défi de mettre en image avec L'illlusioniste une histoire simple d'amitié entre un vieux monsieur et une jeune femme, quasiment sans dialogues et en 2D avec un nombre de plans restreint (400 contre 1300 par exemple pour Les triplettes).

La technique brillante, dans la gestion des décors comme de la gestuelle du personnage principal en hommage à Jacques Tati et son personnage de Monsieur Hulot, est au service d'une histoire sensible et mélancolique que le réalisateur de Mon oncle (doublement présent à l'écran dans une scène magique où l'illusionniste se trouve face à son double dans une salle de cinéma) aurait été fier de voir, celle d'un artisan du spectacle luttant pour exercer et vivre de son art.

L'univers de Tati, empli de poésie, burlesque, tendresse, trouve en cet Illusionniste un hommage épatant : le graphisme superbe, l'animation du magicien/Tati, l'évocation nostalgique d'un art sur le déclin produisent un charme certain malgré une intrigue assez mince.

La french touch de ce film d'animation, réalisé dans les studios écossais de Chomet, a attiré les américains qui l'ont nommé dans la catégorie Meilleur film d'animation des prochains Oscars.

Test blu-ray

Technique

Sur le plan technique cette édition séduit avec un graphisme magnifique sublimé par un master impeccable et une surprenante spatialisation de la piste 5.1.

Bonus

Seul supplément de cettte sortie HD FPE un making-of ultra light de 3 minutes qui évidemment ne rend pas justice à ce joli film d'animation dont aurait aimé découvrir plus en détails la fabrication.

13 févr. 2011

Le premier jour du reste de ta vie / Rémi Bezançon

Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.

A l'occasion de sa diffusion TV ce soir, retour sur le succès surprise de l’été 2008 (1 150 000 entrées), l’émouvante saga familiale Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon.

Après le sympathique Ma vie en l’air (2005) sur les problèmes de cœur d’un trentenaire célibataire, Rémi Bezançon propose avec Le premier jour du reste de ta vie la chronique d’une famille nombreuse sur une douzaine d’années à travers cinq journées particulières et déterminantes.
Cet intéressant choix narratif associé à de judicieuses options de mise en scène dynamisent l’ensemble de ces instants de vie croqués avec humour, énergie, mélancolie. Chaque membre de la famille a ainsi, dans cette histoire chorale son segment pour exister : placé sous le regard des autres (le clan familial) et du spectateur, il est au cœur d’évènements intenses et réalistes.

Le ton est toujours juste et témoigne d’une réelle tendresse pour ces personnages très attachants proches d’une famille qu’on a pu connaître. Entre désir d’émancipation et nécessité de retrouver des moments de complicité et de partage, Le premier jour du reste de ta vie met l’accent subtilement sur l’importance des liens du sang.
Portée par des comédiens épatants, connus (Jacques Gamblin, Zabou Breitman) comme moins connus (Marc-André Grondin, Pio Marmai) mis en valeur par un scénario inspiré, rythmée par une bande-son pop-rock irrésistible (Bowie, Reed, Daho…), cette bouleversante chronique familiale est la bonne surprise française de l’été dernier, le prototype de ce que les américains appellent un feel good movie.


Le premier jour du reste de ta vie est disponible en DVD chez Studio Canal notamment dans une édition prestige qui propose outre les suppléments de l’édition simple l’excellente bande-originale sur CD avec la musique de Sinclair et de très bonnes chansons de David Bowie, The Divine Comedy ou Etienne Daho.

Les bonus communs aux 2 éditions :

*commentaires audio où chaque acteur revient sur la journée de son personnage au côté du réalisateur *making-of promo axé sur la complicité de la troupe *intéressantes interviews (40’) de l’ensemble des acteurs *intégralité des films Super 8 qui ponctuent le récit avec un parallèle touchant avec un film personnel du père du réalisateur

8 févr. 2011

Le trailer du péplum de Kevin McDonald

Le nouveau film de Kevin McDonald, le réalisateur de Le dernier roi d'Ecosse et Jeux de pouvoir, s'apprête à sortir dans les salles US le 11 février soir 2 mois avant sa sortie française prévue le 20 avril prochain.
Production Features Film distribuée par Metropolitan FilmExport, The eagle/L'Aigle de la Neuvième Légion est un péplum interprété par Jamie Bell, Channing Tatum, Donald Sutherland, Mark Strong et Tahar Rahim.
En voici le trailer et le synopsis prometteurs.

En 140 après J.-C., l’Empire romain s’étend jusqu’à l’actuelle Angleterre. Marcus Aquila, un jeune centurion, est bien décidé à restaurer l’honneur de son père, disparu mystérieusement vingt ans plus tôt avec la Neuvième Légion qu’il commandait dans le nord de l’île. On ne retrouva rien, ni des 5000 hommes, ni de leur emblème, un Aigle d’or. Après ce drame, l’empereur Hadrien ordonna la construction d’un mur pour séparer le nord, aux mains de tribus insoumises, du reste du territoire. Pour les Romains, le mur d’Hadrien devint une frontière, l’extrême limite du monde connu. Apprenant par une rumeur que l’Aigle d’or aurait été vu dans un temple tribal des terres du nord, Marcus décide de s’y rendre avec Esca, son esclave. Mais au-delà du mur d’Hadrien, dans les contrées inconnues et sauvages, difficile de savoir qui est à la merci de l’autre, et de révélations en découvertes, Marcus va devoir affronter les plus redoutables dangers pour avoir une chance de trouver la vérité...


7 févr. 2011

Wall Street : l'argent ne dort jamais / Oliver Stone

En 2001, après avoir purgé sa peine pour fraude boursière, blanchiment d'argent et racket, Gordon Gekko sort de prison. Personne n'est venu l'accueillir, ni sa fille Winnie, qui a coupé les ponts, ni ses anciens collègues qui ont continué à amasser des fortunes durant ses 8 ans d'absence. Jack Moore, un jeune trader, a fait gagner des millions de dollars au fonds d'investissement Keller Zabel dirigé par Louis Zabel, son mentor. Sa petite amie, Winnie, admire son talent et son idéalisme. Lorsque la cotation Zabel s'effondre, la banque d'investissement Churchill Schwartz en profite pour lancer une OPA hostile sur Keller Zabel. Ruiné par la chute de ce dernier, Jake assiste à une conférence donnée par Gordon Gekko...

63ème Festival de Cannes-Hors compétition


23 ans apres le premier opus récompensé par l'Oscar du meilleur acteur pour Michael Douglas, Oliver Stone retourne à Wall Street pour mettre en lumière les pratiques irresponsables des banques d’affaires à travers l’histoire de ce jeune trader, fiancé de la fille de Gekko, bien décidé à se venger d’une banque d’investissement qui a provoqué la mort de son mentor.

Les dix premières minutes, rythmées, prometteuses, mêlent présentation des nouveaux personnages principaux, retour de Gordon Gekko à la vie civile (avec nostalgie à la clé quand lui sont rendus ses anciens biens à sa sortie de prison), plans aériens magnifiques sur New-York. La suite est beaucoup moins glorieuse : en s’attachant à développer une histoire de famille pleine de sensiblerie au lieu de dégainer cynisme et portrait au vitriol du monde financier qui faisaient le sel du premier volet, Oliver Stone passe à côté d'un film percutant. La crise financière n’est qu’une toile de fond où évolue son trio de personnages qui cherchent in fine à se rapprocher. Le personnage de crapule d’anthologie composé par Michael Douglas, Gordon Gekko, manque singulièrement de mordant dans cette suite plombée par un excès d’emphase dont Stone s’avère souvent coupable (sentimentalisme gênant, effets de mise en scène datés).

Trop mélodramatique, boursouflée, Wall Street-l'argent ne dort jamais permet néammoins à Shia LaBeouf de convaincre en jeune trader idéaliste, loin de ces rôles précédents d’ados tête brûlée.

(chronique cannoise; sortie le 29/09/2010)

Test blu-ray

Technique

Le master, très propre, présente un piqué d'une grande précision sur les visages comme sur les plans magnifiques de New-York. Un son assez percutant avec de nombreux effets dont Oliver Stone raffole.

Bonus

Le commentaire, passionnant, d'Oliver Stone révèle un ton plus cinglant sur l'économie américaine que le long métrage, tout en détaillant avec générosité les conditions de tournage et ses intentions pour cette suite 23 ans après un Wall Street devenu un classique.

Un excellent documentaire partagé en 5 segments traite de l'impact du premier film sur notamment les traders de Wall Street qui vouent un culte au personnage de Gordon Gekko, évoque la création de l'univers visuel de cette suite (costumes, intérieurs), offre un focus sur la ville de New-York et le quartier de Wall Street en mélangeant habilement interviews de l'équipe du film, historiens, journalistes, traders.

La discussion entre le réalisateur et ses quatre comédiens principaux (15') permet en toute décontraction à chacun d'évoquer sa vision du film.

Des interviews (25') des cinq acteurs principaux complètent ce module.

15 scènes inédites et intégrales sont enfin proposées : Oliver Stone explique ses choix de montage, des intrigues secondaires en majorité coupées pour de problèmes de complexification du récit et de rythme.

Dotée de très bons suppléments cette édition HD FPE est disponible également en coffret avec le premier Wall Street dont vous pouvez retrouvez ICI le test blu-ray.

2 févr. 2011

Tamara Drewe en vidéo

L'excellente comédie de Stephen Frears, Tamara Drewe, est disponible en DVD & blu-ray chez TF1 Vidéo.

Au niveau des bonus communs aux 2 éditions :

- Les bandes-annonces - L'entretien avec Stephen Frears (16mn) - Du roman graphique au film (7mn)


Ma critique du film est à lire ICI

1 févr. 2011

Javier Bardem s'est vu offrir un rôle dans le 23ème James Bond

Le LA Times vient de confirmer l'info qui circulait sur l'offre faite par la MGM à Javier Bardem de participer au prochain James Bond. En effet le journal a discuté avec l'acteur espagnol qui s'est vu proposer d'incarner le méchant dans le 23ème James Bond réalisé par Sam Mendes.

Bardem, en fan de la franchise, a manifesté son intérêt mais attend de lire le script complet avant de se prononcer.

Daniel Craig et Judi Dench sont confirmés dans cette nouvelle aventure, d'après un scénario de Neal Purvis, Robert Wade et John Logan, qui se déroulera dans la continuité de Quantum of solace.