28 mars 2011

L'agence / George Nolfi

Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...

Pour sa premier long-métrage le scénariste de La Vengeance dans la peau George Nolfi a adapté une nouvelle du
maître de la s-f Philip K.Dick avec une volonté de proposer une fable romantique grand public avec Matt Damon.

Sur une toile de fond de thriller d'anticipation où les effets spéciaux se font relativement discrets le réalisateur se focalise sur une histoire d'amour contrariée par le Destin qui a la forme d'une cavalcade amoureuse dans les rues de N-Y où le couple interprété par Emily Blunt et Matt Damon lutte contre une mystérieuse organisation pour écrire leur histoire.

Une fois l’argument fantastique (l’Agence veille depuis des siècles à la bonne application du plan choisi pour chacun par le Grand Patron) et certains choix visuels comme le look rétro très Mad Men des membres de l’Agence assimilés, le parcours dramatique et les émotions traversés par le personnage de Damon devraient interpeller chacun.

L’acteur, très convaincant, une fois n’est pas coutume en héros romantique, nous embarque dans cette aventure passionnelle où il devra braver son destin et faire des choix dramatiques impliquant l’idée du libre-arbitre pour retenir son Amour (Emily Blunt dont le personnage est un peu fade passé le premier tiers).

L’agence, étrange et original croisement entre le récit amoureux à la Capra et le film d’action paranoïaque à la Minority Report ou Matrix (belle exploitation ludique des décors urbains avec multiplication de portes/passages ouvrant vers une autre réalité), séduit agréablement en laissant l’histoire romantique et les sentiments amoureux prendre le pas sur tout discours pompeux sur le déterminisme et le libre-arbitre potentiellement rehaussé par une avalanche d’effets spéciaux sous lesquels on pouvait craindre que se dilue ce genre de film hollywoodien.

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