29 sept. 2011

Drive / Nicolas Winding Refn

Un cascadeur tranquille et anonyme se métamorphose dès que la nuit tombe : il devient pilote de voitures pour le compte de la mafia. La combine est bien rodée jusqu’au jour où l'un des casses tourne mal et l’entraîne dans une course-poursuite infernale. Il veut se venger de ceux qui l’ont trahi…

Nicolas Winding Refn, le cinéaste danois dont la cote ne cesse de monter depuis les impressionnants Bronson et Valhalla Rising, s’est vu confier l'adaptation d’un récit policier de James Sallis.

Héros taiseux, hold-up foireux, mafieux énervés, règlement de compte sanglant, Drive présente tous les ingrédients du bon film policier, tendance vintage avec une excellente b.o pop années 80. Fern confirme avec le personnage du Driver son attachement pour les héros jusqu’au-boutiste et son attrait pour les éclairs d’ultra-violence.

Ryan Gosling amène à ce Driver solitaire et peu causant, à mi-chemin entre Franck Bullitt et le Joseph Costello du Samouraï, une profondeur inespérée grâce à son jeu intense où derrière une attitude détachée se dissimule une sensibilité et une générosité envers sa jeune voisine (Carey Mulligan) et sa famille qui pourrait lui coûter cher. De même Refn transcende une histoire classique de vengeance avec une maestria visuelle qui rend chaque séquence d’action mémorable (voir celle étonnante de l’ascenseur).

Avec ses allures de série B sophistiquée, Drive a assurément détonné dans le reste de la compétition du 64ème festival de Cannes. Il y a d'ailleurs remporté un très mérité Prix de la mise en scène.

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