8 mai 2013

Jurassic Park 3D / Steven Spielberg

Ne pas réveiller le chat qui dort… C’est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le « clonage » de dinosaures. C’est à partir d’une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d’espèces de dinosaures. Il s’apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c’était sans compter la cupidité et la malveillance de l’informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l’île…

Sorti en 1993, Jurassic Park réalisé par Steven Spielberg, en plus d’être un énorme succès au box-office avec près de 1 milliards de recettes mondiales, a été une étape marquante dans l’utilisation des images de synthèse pour animer des créatures, prouesse  technique récompensée par un Oscar des meilleurs effets visuels auquel s’ajoutent ceux du meilleur son et du meilleur montage sonore.
Pour célébrer les 20 ans du film, Jurassic Park ressort en salles dans une 3D relief époustouflante, une conversion très réussie, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

Pur divertissement, Jurassic Park fascine toujours autant après deux décennies, le génie de Spielberg, conteur hors pair et technicien virtuose, allié au spectaculaire travail de ILM provoquent toujours autant de jubilation devant les morceaux de bravoure où hommes et dinosaures se font face. Avec le recul, on passera outre les réserves liées à un scénario mécanique qui à défaut d’être surprenant s’avère efficace en alignant de manière métronomique les séquences d’émerveillement ou de terreur avec un type de dinosaure différent, des invraisemblances à la pelle et un jeu d’acteur inégal (Laura Dern en sur-jeu régulier, les gamins surdoués) pour se laisser emporter par la magie de l’aventure où la capacité unique de Spielberg à ré-enchanter le monde fonctionne à nouveau à merveille. Nous faire croire à l’impossible, une constante dans la démarche cinématographique de Spielberg, ou du moins dans une grosse partie de sa filmo, ici illustrée avec un indéniable savoir-faire.

Visuellement, le film passe très bien le cap des 20 ans, Spielberg et son équipe technique ayant choisi judicieusement un mélange pour les trucages entre images de synthèse pour les plans larges et effets animatroniques pour les plans plus serrés sur une partie du corps des dinosaures. La 3D relief est vraiment bluffante pour les séquences faisant intervenir le monstre phare, le T-Rex, pour une attaque nocturne au découpage de génie puis les vélociraptors lors de la traque haletante dans les cuisines vers la fin du film. Les cadrages et mouvements de caméra savants voulus par Spielberg donnent une incontestable valeur ajoutée à la 3D relief : plongées vertigineuses pour la scène culte de la voiture dans l’arbre, plans serrés terrifiants sur la gueule béante du T-Rex qui parait sortir de l’écran, succession de contre-plongée lors d’une escalade périlleuse d’une clôture…La tension dramatique se trouve ainsi décuplée par le procédé.

Après Titanic, Jurassic Park bénéficie lui aussi d’une superbe 3D relief pour sa ressortie en salles. Poussez (à nouveau) les portes de Jurassic Park, sensations fortes garanties!


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